Benoîtement, je pensais que tout travail mérite salaire.
Le salaire, c'est plutôt la réputation. Encore qu'une relecture, ça ne vaut pas grand chose : à part l'éditeur, personne n'aura la preuve que tu l'as faite (les noms des reviewers n'apparaissent pas dans l'article, c'est anonyme). Faire partie d'un comité éditorial d'un journal compte plus. C'est visible.
En fait, quand on accepte de relire un article, c'est en général parce que le sujet nous intéresse un minimum (est dans notre champ de compétences) et en plus ça donne accès à l'article plusieurs mois avant sa publication. C'est comme dans l'onglet Rédaction de LinuxFr (en plus ici on peut chatter un peu, c'est sympa).
J'ai pas fini de regarder la conf du chercheur, mais ce que j'y ai entendu jusqu'à présent est assez inquiétant: même les revues les plus prestigieuses se font avoir et, en moyenne, on en est à rythme de 16000 articles soumis par jour (en 2021)!
Oui, c'est le déluge. Il faut dire aussi qu'il y a pas mal de revues dites prédatrices qui sont apparues. Quand tu paies la revue pour qu'elle te publie, on comprend bien qu'il peut y avoir une tentation pour certaines de ne pas être trop regardantes. A l'époque actuelle, tu n'as plus besoin d'imprimer le journal. Tu mets le PDF en ligne. Créer un business un peu pipo pendant quelques années, ça ne doit pas être trop dur.
[^] # Re: Une conférence à ce sujet
Posté par vmagnin (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Quand les chercheurs trichent : l’exemple des « phrases torturées » . Évalué à 3. Dernière modification le 17 janvier 2025 à 15:43.
Le salaire, c'est plutôt la réputation. Encore qu'une relecture, ça ne vaut pas grand chose : à part l'éditeur, personne n'aura la preuve que tu l'as faite (les noms des reviewers n'apparaissent pas dans l'article, c'est anonyme). Faire partie d'un comité éditorial d'un journal compte plus. C'est visible.
En fait, quand on accepte de relire un article, c'est en général parce que le sujet nous intéresse un minimum (est dans notre champ de compétences) et en plus ça donne accès à l'article plusieurs mois avant sa publication. C'est comme dans l'onglet Rédaction de LinuxFr (en plus ici on peut chatter un peu, c'est sympa).
Oui, c'est le déluge. Il faut dire aussi qu'il y a pas mal de revues dites prédatrices qui sont apparues. Quand tu paies la revue pour qu'elle te publie, on comprend bien qu'il peut y avoir une tentation pour certaines de ne pas être trop regardantes. A l'époque actuelle, tu n'as plus besoin d'imprimer le journal. Tu mets le PDF en ligne. Créer un business un peu pipo pendant quelques années, ça ne doit pas être trop dur.