Bah en fait, c'est même pas faux. Moi ça ne me gène pas qu'il faille des lois et des procédures pour limiter la liberté d'expression quand elle est nuisible à la société. Habituellement, on admet que la préservation de la liberté d'expression exige que ces limites soient gérées par la justice, a posteriori. Par exemple, la diffamation : on peut publier que X mange des gentils petits cochons d'Inde, mais si X porte l'affaire en justice, il peut demander réparation.
Mais le monde change et certaines déclarations sont nuisibles dès leur publication, il n'y a pas moyen de "réparer", en tout cas pas avec de l'argent. C'est d'ailleurs étrange que la justice considère qu'on puisse réparer un délit de presse avec de l'argent. Ça peut être la divulgation de photos de gens à poil, la diffusion de "fake news" dans l'objectif de modifier le résultat d'une élection, d'appels à la haine ou à la commission d'actes illégaux, ou d'infos bidon pour gêner la protection de la population (par exemple la protection sanitaire au cours d'une épidémie). Est-ce qu'on parle de censure? Probablement, et pourquoi on ne pourrait pas décider que la censure est parfois nécessaire?
Globalement, on peut sanctionner après coup pour les délits de presse qui causent un préjudice financier, mais quand le préjudice n'est pas financier, il faut des moyens d'empêcher la publication, soit par une décision administrative rapide, soit en sanctionnant les intermédiaires. Tiens, si j'étais chef de quelque chose, je pense que je convoquerais un Grenelle de la censure, et puis après je prendrai les décisions que je veux bien de toutes manières parce que ça ne sert à rien d'être chef si on n'a pas le dernier mot.
[^] # Re: Congress shall make no law [...] abridging the freedom of speech
Posté par arnaudus . En réponse au lien La performativité selon la tech : quand faire c’est se dédire.. Évalué à 2.
Bah en fait, c'est même pas faux. Moi ça ne me gène pas qu'il faille des lois et des procédures pour limiter la liberté d'expression quand elle est nuisible à la société. Habituellement, on admet que la préservation de la liberté d'expression exige que ces limites soient gérées par la justice, a posteriori. Par exemple, la diffamation : on peut publier que X mange des gentils petits cochons d'Inde, mais si X porte l'affaire en justice, il peut demander réparation.
Mais le monde change et certaines déclarations sont nuisibles dès leur publication, il n'y a pas moyen de "réparer", en tout cas pas avec de l'argent. C'est d'ailleurs étrange que la justice considère qu'on puisse réparer un délit de presse avec de l'argent. Ça peut être la divulgation de photos de gens à poil, la diffusion de "fake news" dans l'objectif de modifier le résultat d'une élection, d'appels à la haine ou à la commission d'actes illégaux, ou d'infos bidon pour gêner la protection de la population (par exemple la protection sanitaire au cours d'une épidémie). Est-ce qu'on parle de censure? Probablement, et pourquoi on ne pourrait pas décider que la censure est parfois nécessaire?
Globalement, on peut sanctionner après coup pour les délits de presse qui causent un préjudice financier, mais quand le préjudice n'est pas financier, il faut des moyens d'empêcher la publication, soit par une décision administrative rapide, soit en sanctionnant les intermédiaires. Tiens, si j'étais chef de quelque chose, je pense que je convoquerais un Grenelle de la censure, et puis après je prendrai les décisions que je veux bien de toutes manières parce que ça ne sert à rien d'être chef si on n'a pas le dernier mot.