• # Question de principe? question de survie

    Posté par . En réponse au sondage Les IA génératives et le code. Évalué à 1.

    Ma position par rapport aux "IA" (qui devraient être rebaptisées Réseau de Neurone couplé à une Base de Données alimentée par Esclave Numérique et Pillage de Ressource minières et aquatique).

    En résumé: c'est une voie sans issue et dont le bénéfice est marginal.

    En plus développé: j'ai quitté le milieu de la recherche universitaire en ingénierie pour travailler dans une administration censée mettre en place la "transition écologique".
    Au final on nous présente l'utilisation du robot maison à la fois comme pratique et éthique, donc inéluctable.
    Mais pour quelles tâches? Pour ma part, les seules qui présentent un petit intérêt à mes yeux. Et pour un gain de cervelle et de temps qui ne m'a pas l'air si intéressant. Que va-t-on faire de ce temps "gagné"? Apprendre à écrire de meilleurs prompts pour les "IA"?
    Donc professionnellement je ne vois pas l'intérêt, mais l'employeur croit sans doute qu'on va pouvoir faire plus avec moins d'humains à payer.

    Et puis, alors que la priorité absolue de notre temps devrait être de produire moins de CO2, on nous encourage à devenir dépendant à un gros émetteur de GES. La même semaine, je lis ça:

    "Pour la deuxième année consécutive, l'Arcep publie des chiffres sur les centres de données tricolores. Tous les indicateurs sont à la hausse entre 2022 et 2023 : émissions de gaz à effet de serre (+11%, soit 137.000 tonnes équivalent CO2), consommation électrique (+8%, soit 2,4 TWh) et consommation d'eau (+19%, soit 681.000 m3).

    L'Arcep explique cette augmentation par la multiplication des centres de données, concentrés à 70% en Île-de-France, et l'intensification de leur utilisation pour héberger notamment des services d'IA. "

    Puis ça:
    India and Pakistan already sweltering in ‘new normal’ heatwave conditions
    Temperatures south Asians dread each year arrive early as experts talk of ever shorter transition to summer-like heat
    The summer conditions south Asian countries dread each year have arrived alarmingly early, and it’s only April.(...)
    South Asia, home to 1.9 billion people, is particularly vulnerable. Many live in areas highly exposed to extreme heat and lack access to basic cooling, healthcare or water.
    (...)
    David Faranda, a senior climate scientist with the French National Centre for Scientific Research and co-author of the report, said: "The only sustainable solution is to stop burning fossil fuels and reduce emissions. Without drastically reducing emissions and building climate resilience through better insulation, use of green energy, and other moves, the implications are alarming."

    L'Inde et le Pakistan étouffent déjà dans les "nouvelles normales" vagues de chaleur.
    Le climat estival arrivent chaque année plus tôt dans les pays du sud de l'Asie, avec leur terribles conséquences, et on n'est qu'en avril.
    L'Asie du sud, où vivent 1,9 milliards de personnes, est particulièrement vulnérable. Beaucoup d'habitants vivent dans des zones très exposées aux chaleurs extrêmes et n'ont pas d'accès à un moyen de se rafraîchir, aux services de santé, ou à de l'eau.
    David Faranda, un chercheur émérite du CNRS et co-auteur du rapport, a dit que "la seule solution durable est d'arrêter de consommer des énergies fossiles et de réduire les émissions. Sans réduction des émission, construction de bâtiment isolés, utilisation d'énergie "vert" et d'autres changements, les conséquences sont dramatiques.

    L'Europe se réchauffe plus vite que le reste du monde, d'après une étude de Météo France.

    En attendant de trouver une IA négentropique, on devrait peut-être se poser la question des priorités...