Pour l'instant, je résiste, mais je me sens un peu seul - Beaucoup de prosélytes dans ma boite qui tentent de démontrer que c'est le futur, via messages, démos, et nouveaux outils mis à disposition très régulièrement.
Dans mon équipe, on code en C++, et nos assistants, du moins dans les retours que j'en ai eu, font encore beaucoup d'erreurs dans ce langage. Mais il serait naïf de penser que ce sera toujours le cas.
Ensuite, je passe finalement assez peu de temps à coder. Ce qui est compliqué, c'est de gérer mes utilisateurs et leurs demandes contradictoires, de parler aux fournisseurs, de chercher entre 4 ou 5 systèmes lequel a la mauvaise version de la donnée et fait foirer le process, ou encore de discuter avec l'équipe de nos priorités et de nos méthodes. Donc, si l'on supprimait complètement le temps passé à coder, les gains de productivité seraient marginaux. De plus, c'est souvent le moment le plus plaisant de ma journée : moi face au code, à résoudre tout un tas de petits casse-têtes.
Je me convainc donc que cette boucle qui consiste à affiner un bout de code à l'aide du langage naturel est dangereuse, justement parce que son non-déterminisme la rend différente des autres outils de productivité (compilateur, langage de haut niveau, IDE, auto-complétion...). Le risque, c'est de ne s'intéresser qu'au résultat, en faisant de plus en plus confiance à la machine pour l'écriture du code, et le jour où l'on découvre un bug que l’assistant ne sait pas résoudre, ou des erreurs fondamentales d'architecture, l'on doit tout d'un coup plonger dans une masse de code imbuvable sur lequel on a de toutes façons perdu la compétence, et tous les gains de temps sont re-perdus.
Mais je suis terriblement biaisé, et il est bien possible que l'IA fasse un jour mon travail, ou du moins une partie de mon travail, mieux que moi, et il faudra bien que je lui laisse.
# Le dernier dinosaure
Posté par small_duck (site web personnel) . En réponse au sondage Les IA génératives et le code. Évalué à 9.
Pour l'instant, je résiste, mais je me sens un peu seul - Beaucoup de prosélytes dans ma boite qui tentent de démontrer que c'est le futur, via messages, démos, et nouveaux outils mis à disposition très régulièrement.
Dans mon équipe, on code en C++, et nos assistants, du moins dans les retours que j'en ai eu, font encore beaucoup d'erreurs dans ce langage. Mais il serait naïf de penser que ce sera toujours le cas.
Ensuite, je passe finalement assez peu de temps à coder. Ce qui est compliqué, c'est de gérer mes utilisateurs et leurs demandes contradictoires, de parler aux fournisseurs, de chercher entre 4 ou 5 systèmes lequel a la mauvaise version de la donnée et fait foirer le process, ou encore de discuter avec l'équipe de nos priorités et de nos méthodes. Donc, si l'on supprimait complètement le temps passé à coder, les gains de productivité seraient marginaux. De plus, c'est souvent le moment le plus plaisant de ma journée : moi face au code, à résoudre tout un tas de petits casse-têtes.
Je me convainc donc que cette boucle qui consiste à affiner un bout de code à l'aide du langage naturel est dangereuse, justement parce que son non-déterminisme la rend différente des autres outils de productivité (compilateur, langage de haut niveau, IDE, auto-complétion...). Le risque, c'est de ne s'intéresser qu'au résultat, en faisant de plus en plus confiance à la machine pour l'écriture du code, et le jour où l'on découvre un bug que l’assistant ne sait pas résoudre, ou des erreurs fondamentales d'architecture, l'on doit tout d'un coup plonger dans une masse de code imbuvable sur lequel on a de toutes façons perdu la compétence, et tous les gains de temps sont re-perdus.
Mais je suis terriblement biaisé, et il est bien possible que l'IA fasse un jour mon travail, ou du moins une partie de mon travail, mieux que moi, et il faudra bien que je lui laisse.