• [^] # Re: liberté

    Posté par . En réponse au journal Il y a quelque chose de pourri.... Évalué à 3. Dernière modification le 20 janvier 2025 à 03:33.

    « Il ne faut pas croire que, il faut vérifier que. »

    Citation supposément de Claude François, qui dans dans son affabilité légendaire aurait sorti ça a un des ses assistants qu’il engueulait copieusement pour avoir commis quelque erreur. Je trouve la phrase très intelligente. Cela pourrait vouloir dire qu’elle en est totalement dénuée, certes, mais ça je ne peux pas en juger moi-même. À vous de vérifier vous-même en cas de doute sur sa pertinence. ;)

    Ceci étant dit tu as raison. On ne peut pas toujours ne laisser aucune place à la croyance, car on ne peut pas toujours tout savoir d’un problème donné. Sachant pour commencer que croire qu’on sait tout, c’est déjà croire, faire confiance à soi-même.

    Ne fais confiance à personne, jamais ?

    « Toujours vérifier qu’on peut faire confiance ». Par cette phrase quelque peu paradoxale ce que je veux dire c’est que pouvoir toujours, ou même le plus souvent possible, faire confiance, ne peut être que souhaitable. Ça libère soi-même de l’effort de la vérification, de la recherche, donc en effet, ne faire confiance à personne, jamais, ne jamais être en mesure de le faire, c’est, je pense, une défaite pour soi-même. L’inverse, toujours pouvoir faire confiance, étant une victoire remarquable.

    Depuis quelques années je réalise que la confiance, en soi-même en premier lieu, mais surtout la confiance en l’autre, est, j’en suis chaque jour plus convaincu, l’objet le plus précieux qu’on puisse donner et recevoir. La confiance est éminemment précieuse, par le travail qu’elle requière quand il s’agit de l’obtenir, ou de par la prise de risque qu’elle représente lorsqu’il s’agit de la donner. En même temps elle s’altère, voire disparaît, pour des raisons parfois presque insignifiante.

    Pour finir, entre d’un côté croire, sur parole et définitivement, et de l’autre côté remettre en cause jusqu’à la plus petite affirmation, il n’y a pas qu’un pas, ni même deux ou dix. On peut croire plus ou moins fort, comme croire temporairement. (削除) D’après-moi. (削除ここまで) (non, vraiment, je ne peux pas tout ce boilerplate inutile ! ^^)

    Il y un gouffre immense au creux duquel un magma de doutes et de certitudes produit une réaction psychique des unes avec les autres et tout ce qu’on peut y tomber. C’est une faille béante et vertigineuse qu’il est préférable de ne pas regarder trop longuement ou trop intensément, c’est vers l’avant que l’on doit porter le regard lorsque l’on chemine d’une rive à l’autre sur le frêle pont qu’est notre vie au dessus du gouffre. À l’arrivée c’est bien souvent des deux dont dont on aura essuyé les projections. Cette matière visqueuse et brûlante c’est le « poids de l’existence ». On ne sait même pas s’il y a des douches au bout. Vu la gueule du pont, au rabais, certainement pas aux normes universelles, je crois qu’il n’y en a pas mais j’en ai pas la certitude. Vous pourrez vérifier « tasson ».