"je t'impose ma vision et rentres toi bien ça dans le crane les autres sont des c..."
C’est ça que j’ai bien du mal à comprendre pour ma part. Quand quelqu’un me dit que j’ai tort de ne pas penser ceci ou cela, tout ce qu’il m’impose c’est le fait qu’il pense cela lui-même, et qu’il m’invite à changer d’avis. Il ne m’impose à proprement parler rien du tout. Ni d’argumenter contre sa position, ni de taire la mienne, encore moins de changer d’avis.
En conséquence, quand je dis à une personne : « tu as tort, parce que ceci, et c’est mal, parce que cela » ça m’attriste qu’elle y voit du mépris ou de l’irrespect, pour les idées qu’elle a exprimées, à quelques exceptions près, et auxquelles je réponds, pas pour elle, ce qu’elle me donne l’impression d’être, encore moins pour ce qu’elle est réellement, ce qui est impossible sauf à connaître parfaitement la personne en question, chose extrêmement rare dans l’existence, et proprement impossible dans le cadre de discussions par web interposé.
Il ne faut pas croire que je sois comme ça uniquement sur la tribune, j’ai pu constater dans « la vraie vie » des réactions semblables. Alors je reconnais avoir tendance à être très affirmatif, peut-être trop, tout en ayant par ailleurs assez souvent tort, mais je ne conçois pas de débattre, de discuter, en adjoignant à toute affirmation des : « à ma connaissance », « je peux me tromper mais », « je ne suis pas sûr mais », etc... Pour moi, à part avec un⋅e interlocuteur⋅ice en position d’autorité, et même dans ce cas ça se discute, la possibilité que l’affirmation que me fait la personne avec qui j’échange soit erronée, inexacte ou que sais-je encore va-de-soi, c’est une évidence tellement absolue que je juge inutile de l’exprimer. Je reserve donc ce genre de précaution quand j’ai un fort doute sur la véracité de ce que j’affirme (voire une quasi certitude de son caractère erroné).
Je dois bien admettre, d’expérience, que c’est énervant pour un tas de personnes.
La même expérience m’enseigne aussi que de nombreuses personnes adoptent un comportement similaire sans s’en rendre compte. C’est extrêmement courant (削除) de mon expérience nécessairement lacunaire et l’analyse forcément imparfaite que j’en ai (削除ここまで), que les gens reprochent aux autres leurs propres travers. Comme s’ils pouvaient les minimiser ainsi chez eux, en maximisant leur existence chez les autres. Ou encore, comme si la difficulté de s’adresser à eux-mêmes ces reproches les faisait inconsciemment s’appliquer à les adresser aux autres, car ainsi, au moins, ils les expriment.
[^] # Re: liberté
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Il y a quelque chose de pourri.... Évalué à 3. Dernière modification le 18 janvier 2025 à 06:11.
C’est ça que j’ai bien du mal à comprendre pour ma part. Quand quelqu’un me dit que j’ai tort de ne pas penser ceci ou cela, tout ce qu’il m’impose c’est le fait qu’il pense cela lui-même, et qu’il m’invite à changer d’avis. Il ne m’impose à proprement parler rien du tout. Ni d’argumenter contre sa position, ni de taire la mienne, encore moins de changer d’avis.
En conséquence, quand je dis à une personne : « tu as tort, parce que ceci, et c’est mal, parce que cela » ça m’attriste qu’elle y voit du mépris ou de l’irrespect, pour les idées qu’elle a exprimées, à quelques exceptions près, et auxquelles je réponds, pas pour elle, ce qu’elle me donne l’impression d’être, encore moins pour ce qu’elle est réellement, ce qui est impossible sauf à connaître parfaitement la personne en question, chose extrêmement rare dans l’existence, et proprement impossible dans le cadre de discussions par web interposé.
Il ne faut pas croire que je sois comme ça uniquement sur la tribune, j’ai pu constater dans « la vraie vie » des réactions semblables. Alors je reconnais avoir tendance à être très affirmatif, peut-être trop, tout en ayant par ailleurs assez souvent tort, mais je ne conçois pas de débattre, de discuter, en adjoignant à toute affirmation des : « à ma connaissance », « je peux me tromper mais », « je ne suis pas sûr mais », etc... Pour moi, à part avec un⋅e interlocuteur⋅ice en position d’autorité, et même dans ce cas ça se discute, la possibilité que l’affirmation que me fait la personne avec qui j’échange soit erronée, inexacte ou que sais-je encore va-de-soi, c’est une évidence tellement absolue que je juge inutile de l’exprimer. Je reserve donc ce genre de précaution quand j’ai un fort doute sur la véracité de ce que j’affirme (voire une quasi certitude de son caractère erroné).
Je dois bien admettre, d’expérience, que c’est énervant pour un tas de personnes.
La même expérience m’enseigne aussi que de nombreuses personnes adoptent un comportement similaire sans s’en rendre compte. C’est extrêmement courant
(削除) de mon expérience nécessairement lacunaire et l’analyse forcément imparfaite que j’en ai (削除ここまで), que les gens reprochent aux autres leurs propres travers. Comme s’ils pouvaient les minimiser ainsi chez eux, en maximisant leur existence chez les autres. Ou encore, comme si la difficulté de s’adresser à eux-mêmes ces reproches les faisait inconsciemment s’appliquer à les adresser aux autres, car ainsi, au moins, ils les expriment.