Je suppose qu'on est toutes et tous pour l'égalité femme-homme ici (dans le cas contraire, je n'ai pas plus d'argument à avancer, on n'est pas d'accord, c'est ok, fin de la discussion). Alors, que fait-on ?
On refuse tout changement, c'est comme ça que ça fonctionne, on ignore le problème, WONTFIX ?
On ne révise pas un protocole de communication bogué ? On reste sur HTTP 0.9 ad vitam eternam sans prendre en compte les besoins actuels ?
mais casser volontairement un protocole de communication c'est contre-productif
Mais ce n'est pas une vérité, c'est une opinion. C'est toi qui pense que quelque chose est cassé, et que c'est contre-productif. L'état de la langue française n'est ni gravé dans le marbre, ni unique, ni uniforme. Ça se voit très bien dans l'article que tu cites : même au même endroit au même moment, des spécialistes ne sont pas d'accord sur la pratique du langage.
Cette vision, en plus de supposer une unité inexistante, ignore les problématiques soulevées plus haut.
En gros, c'est clair que l'usage s'est fixé, mais l'interprétation basée sur la domination masculine est historiquement discutable; l'article de Wikipédia Règle_de_proximité est plutôt bien fait.
Je le trouve bien fait aussi, mais je n'en sors pas du tout la même conclusion que toi. En le lisant, j'ai vraiment l'impression que l'usage était hésitant avant, et que les grammairiens se sont mis à dire que quand même, le masculin c'est plus noble, et que finalement beaucoup on énoncé des règles sans argumentation. Avec une approche prescriptive notamment à l'école, on peut voir comment l'usage du masculin a pu s'être imposé. Pour moi, il ne s'est probablement pas fixé naturellement. Tu as une explication alternative ? Tu penses que ça a basculé naturellement ? Ça parait possible, mais plus improbable, à première vue.
Et peu importe finalement comment ça a changé. On accepte les changements d'il y a quelque temps, mais hors de question de faire un retour arrière ? Pourquoi ?
En réalité, la langue change constamment. Y compris celle de l'académie française (qui n'est pas celle effectivement pratiquée), voir le nombre de rectifications / révisions par le passé. Pourtant, il n'y a pas eu de protocole de communication cassé. Le monde francophone continue de se comprendre. C'est parce qu'on n'a pas des parsers qui plantent au moindre changement, on ne fonctionne tout simplement pas comme ça.
Bien sûr, on peut avoir des ressentis sur ce qu'on voit, mais c'est peut-être plutôt sur ça qu'il faut se pencher. Quand on a établi que la langue change constamment, il n'y a plus qu'à essayer de comprendre pourquoi on aime tel changement ou telle variante, et pourquoi on en n'aime pas une autre. Peut-être qu'on n'aime aucun changement, mais ça me paraîtrait délétère.
[^] # Re: Spécificité du LL
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au journal Il y a quelque chose de pourri.... Évalué à 5. Dernière modification le 15 janvier 2025 à 17:12.
Mais les gens ne sont pas des machines, et on se rend compte que "Il est désormais bien établi que l’utilisation du masculin générique engendre des représentations mentales déséquilibrées en faveur du masculin". Il y a des dimensions sociales et sociétales au problème, c'est tout l'enjeu.
Je suppose qu'on est toutes et tous pour l'égalité femme-homme ici (dans le cas contraire, je n'ai pas plus d'argument à avancer, on n'est pas d'accord, c'est ok, fin de la discussion). Alors, que fait-on ?
On refuse tout changement, c'est comme ça que ça fonctionne, on ignore le problème, WONTFIX ?
On ne révise pas un protocole de communication bogué ? On reste sur HTTP 0.9 ad vitam eternam sans prendre en compte les besoins actuels ?
Mais ce n'est pas une vérité, c'est une opinion. C'est toi qui pense que quelque chose est cassé, et que c'est contre-productif. L'état de la langue française n'est ni gravé dans le marbre, ni unique, ni uniforme. Ça se voit très bien dans l'article que tu cites : même au même endroit au même moment, des spécialistes ne sont pas d'accord sur la pratique du langage.
Cette vision, en plus de supposer une unité inexistante, ignore les problématiques soulevées plus haut.
Je le trouve bien fait aussi, mais je n'en sors pas du tout la même conclusion que toi. En le lisant, j'ai vraiment l'impression que l'usage était hésitant avant, et que les grammairiens se sont mis à dire que quand même, le masculin c'est plus noble, et que finalement beaucoup on énoncé des règles sans argumentation. Avec une approche prescriptive notamment à l'école, on peut voir comment l'usage du masculin a pu s'être imposé. Pour moi, il ne s'est probablement pas fixé naturellement. Tu as une explication alternative ? Tu penses que ça a basculé naturellement ? Ça parait possible, mais plus improbable, à première vue.
Et peu importe finalement comment ça a changé. On accepte les changements d'il y a quelque temps, mais hors de question de faire un retour arrière ? Pourquoi ?
En réalité, la langue change constamment. Y compris celle de l'académie française (qui n'est pas celle effectivement pratiquée), voir le nombre de rectifications / révisions par le passé. Pourtant, il n'y a pas eu de protocole de communication cassé. Le monde francophone continue de se comprendre. C'est parce qu'on n'a pas des parsers qui plantent au moindre changement, on ne fonctionne tout simplement pas comme ça.
Bien sûr, on peut avoir des ressentis sur ce qu'on voit, mais c'est peut-être plutôt sur ça qu'il faut se pencher. Quand on a établi que la langue change constamment, il n'y a plus qu'à essayer de comprendre pourquoi on aime tel changement ou telle variante, et pourquoi on en n'aime pas une autre. Peut-être qu'on n'aime aucun changement, mais ça me paraîtrait délétère.