Donc oui, la France doit agir sur le trafic routier et pas uniquement sur le chauffage au bois.
Je ne l'ignore pas, ce que je voulais souligner, c'est que dans ce cas là, la ZFE-m ne devrait être que l'été (et donc l'absurdité de la ZFE-m l'hiver, surtout vis-à-vis du chauffage). Mais je reconnais que c'était mal formulé de ma part.
Mais l'ozone n'est pas le seul problème, c'est juste une partie du problème plus large de la pollution de l'air, tout comme les métaux lourds, les particules fines et ultrafines...
Je veux l'accès aux données des stations, en temps réel, comme c'est le cas pour des milliers de station de mesure. Je veux pouvoir contrôler moi-même l'évolution de la qualité, voir l'historique en deux clics. Et non avec des rapports obscurs, idéologisés ou politisés, dont on ne sait pas où se trouve les stations, ni comment c'est calculé, ni comment c'est consolidé.
Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, je suis en faveur de la transparence publique sur ce genre d'études et de surveillance.
Mais l'absence de transparence totale avec des données en temps réel ne signifie pas pour autant qu'il n'y a pas de mesure ni d'état des lieux de la situation. D'ailleurs si l'UE sanctionne les États membres à ce sujet et que des associations indépendantes surveillent tout cela, ce n'est pas pour rien. S'il n'y avait aucune donnée tout cela n'aurait pas lieu.
les stations officielles (les observatoires) se comptent sur les doigts de la main.
Mais est-ce nécessaire d'avoir 20 000 observatoires dans une ville ? C'est une vraie question, car évidemment maintenir et collecter et analyser ces données ont un coût, si une poignée de stations permettent d'avoir une vue d'ensemble suffisante, où est le problème ?
Ils ne surveillent pas la multitude de polluants que tu as évoqué, et je me demande si ce sont ces 4 stations qui servent de justification à la ZFE-m de Grenoble. Seul l'O3, qui est mesuré par deux stations, pourrait peut-être justifier une restriction l'été, en juillet et aout.
Vu que l'objectif est de préparer 2030 avec les normes plus fortes de l'UE qui se renforceront probablement encore pour rejoindre le niveau recommandé de l'OMS à terme, je pense au contraire que c'est justifié.
Et que faisons nous ? Ah, on interdit juste les foyers ouverts.
Comme je te l'ai fait remarqué avec ton lien de l'étude d'Airparif, les foyers ouverts représentent une belle part de la pollution aux PM2.5 que tu décris. Ce n'est donc pas un détail en fait, de la même façon que de virer quelques centaines de milliers de voitures du centre villes permet d'améliorer significativement la qualité de l'air de ces villes car ces voitures sont surreprésentées dans la dite pollution.
Mais surtout, de l'autre coté, comme je l'ai déjà dit, on va vendre le bois comme étant écologique et l'encourager, c'est neutre en carbone et renouvelable. Et on va créer des labels à la con pour noter A++ les poêles à bois et insert, mais qui cracheront quand même une pollution significative et dangereuse. Le tout, subventionné, donc payé par nos impôts, avec la prime renov que j'ai déjà évoqué.
Encore une fois, l'écart est grand entre ces foyers fermés modernes et les foyers ouverts anciens. L'étude de Airparif le montre bien, tu l'as pointé toit même !
Et il n'y a pas que la problématique de la qualité de l'air à prendre en compte, la question énergétique et du climat sont tout aussi important, supprimer l'usage raisonné et raisonnable du bois peut être contre productif à cet égard.
Un compromis est donc nécessaire.
Par contre on n'a aucune raison objective d'avoir un discours favorable à des voitures thermiques, en particulier pour conserver les vieux modèles.
Pour résumer mon soucis: il y a un gros sujet avec le chauffage, et un petit avec le transport.
25% de la pollution aux PM2.5 à Paris vient du trafic routier, ce n'est pas non plus un détail. Cf l'étude d'Airparif que tu as pointé.
Puis reste la question du contrôle. Tu vas entrer dans chaque logement pour vérifier que le chauffage à bois n'est pas utilisable ou non utilisé ? C'est délicat. Contrôler le trafic automobile est bien plus simple en comparaison. La faisabilité technique dans la règlementation c'est aussi important si tu veux des résultats réels.
Pour moi, la question du transport se règle avec les voitures neuves avec de bonnes normes, ce qui semble déjà être le cas, le travail a déjà été fait.
Mais en attendant la France se prend des amendes car les pollutions venant essentiellement du trafic automobile comme le dioxyde d'azote est trop haut. Donc le renouvellement naturel du parc automobile ne suffit pas et justifie d'aller plus loin.
[^] # Re: Peut-on améliorer quelque chose que l'on ne mesure pas ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal ZFE, merdouilles ,et firefox. Évalué à 4.
Et pourtant la France a été et sera sans doute encore sanctionnée pour non respect de la qualité de l'air du NO2 qui vient majoritairement du trafic routier : https://france.representation.ec.europa.eu/informations/qualite-de-lair-la-commission-europeenne-demande-la-france-de-se-mettre-en-conformite-larret-de-la-2024年03月18日_fr
Donc oui, la France doit agir sur le trafic routier et pas uniquement sur le chauffage au bois.
Mais l'ozone n'est pas le seul problème, c'est juste une partie du problème plus large de la pollution de l'air, tout comme les métaux lourds, les particules fines et ultrafines...
Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, je suis en faveur de la transparence publique sur ce genre d'études et de surveillance.
Mais l'absence de transparence totale avec des données en temps réel ne signifie pas pour autant qu'il n'y a pas de mesure ni d'état des lieux de la situation. D'ailleurs si l'UE sanctionne les États membres à ce sujet et que des associations indépendantes surveillent tout cela, ce n'est pas pour rien. S'il n'y avait aucune donnée tout cela n'aurait pas lieu.
Mais est-ce nécessaire d'avoir 20 000 observatoires dans une ville ? C'est une vraie question, car évidemment maintenir et collecter et analyser ces données ont un coût, si une poignée de stations permettent d'avoir une vue d'ensemble suffisante, où est le problème ?
Vu que l'objectif est de préparer 2030 avec les normes plus fortes de l'UE qui se renforceront probablement encore pour rejoindre le niveau recommandé de l'OMS à terme, je pense au contraire que c'est justifié.
Par exemple sur le dioxyde d'azote, jamais la valeur descend en dessous de 10 μg/m3 comme recommandé : https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/346555/9789240035423-fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y
Pourtant le graphe est quasiment vert sur l'une de ces stations (https://aqicn.org/station/france/rhonealpes/isere/rocade-sud-eybens/). Bref, ta conclusion me semble bien hâtive.
Comme je te l'ai fait remarqué avec ton lien de l'étude d'Airparif, les foyers ouverts représentent une belle part de la pollution aux PM2.5 que tu décris. Ce n'est donc pas un détail en fait, de la même façon que de virer quelques centaines de milliers de voitures du centre villes permet d'améliorer significativement la qualité de l'air de ces villes car ces voitures sont surreprésentées dans la dite pollution.
Encore une fois, l'écart est grand entre ces foyers fermés modernes et les foyers ouverts anciens. L'étude de Airparif le montre bien, tu l'as pointé toit même !
Et il n'y a pas que la problématique de la qualité de l'air à prendre en compte, la question énergétique et du climat sont tout aussi important, supprimer l'usage raisonné et raisonnable du bois peut être contre productif à cet égard.
Un compromis est donc nécessaire.
Par contre on n'a aucune raison objective d'avoir un discours favorable à des voitures thermiques, en particulier pour conserver les vieux modèles.
25% de la pollution aux PM2.5 à Paris vient du trafic routier, ce n'est pas non plus un détail. Cf l'étude d'Airparif que tu as pointé.
Puis reste la question du contrôle. Tu vas entrer dans chaque logement pour vérifier que le chauffage à bois n'est pas utilisable ou non utilisé ? C'est délicat. Contrôler le trafic automobile est bien plus simple en comparaison. La faisabilité technique dans la règlementation c'est aussi important si tu veux des résultats réels.
Mais en attendant la France se prend des amendes car les pollutions venant essentiellement du trafic automobile comme le dioxyde d'azote est trop haut. Donc le renouvellement naturel du parc automobile ne suffit pas et justifie d'aller plus loin.