• [^] # Re: Peut-on améliorer quelque chose que l'on ne mesure pas ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal ZFE, merdouilles ,et firefox. Évalué à 3.

    Cela ne concerne que la mobilité: uniquement le transport est concerné. Le reste peut continuer à émettre autant qu'il voudra. Bizarre ? Pour mieux respirer, vraiment ?

    Tu oublies quelques éléments qui justifient qu'on tape sur le transport en particulier :

    • C'était en tout cas jusqu'à il y a peu le premier secteur émetteur de particules fines, et les baisses constatées à ce sujet depuis 30 ans suivent l'évolution de ce secteur aussi ;
    • L'automobile et les camions sont connus (avec les carte grise), ont des normes européennes bien établies depuis longtemps (quasiment tous les modèles depuis 25 ans ont été testés à ce sujet avant la vente) donc c'est plus facile à évaluer ;
    • Ils sont sur la voie publique ;
    • Le transport provient aussi de l'extérieur, le trafic de transit ou ceux qui viennent de plus loin pour travailler / voyager / aller à un événement en ville impactent la pollution de cette ville.

    Le soucis de la problématique du chauffage ou de l'agriculture (en campagne) c'est le manque d'info. Il n'y a pas de cadastre national des mode de chauffage, les normes concernant les chaudières sont plus disparates et le tout se passe en terrain privé difficilement contrôlable à l'échelle.

    Surtout qu'avant de changer de mode de chauffage, idéalement il faut aussi isoler les maisons pour réduire leur besoin, ce qui prend du temps et coûte aussi.

    Inciter les gens à prendre un autre moyen de transport ou à changer leur véhicule est en vérité bien plus simple pour tout le monde.

    J'aimerai bien savoir quel est le niveau actuel de pollution et quel est celui qu'il faut atteindre. Qui mesure et comment ? Bizarre encore, je ne trouve rien là dessus dans la communication "officielle" des ZFE-m. Il faut "réduire", mais encore ?! jusqu'à combien ?

    Tu as les normes de la qualité de l'air au niveau européen et des recommandations de l'OMS à ce sujet : https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/air-quality/ et tu as juste des rapports gouvernementaux à ce sujet : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/media/7749/download?inline

    C'est globalement ça qu'il faut suivre, à terme l'UE s'alignera sur l'OMS même si ça prendra du temps. Et aucune grande ville française ne semble être dans les clous par rapport à cela.

    Qu'est-ce que l'on voit ? Que les hauts niveaux de pollution, couleurs orange ou rouge, sont quand il fait froid, l'hiver, ah !

    Ces hauts niveau de pollution ne semblent pas alignées sur les recommandations de l'OMS d'une part, de plus ils se concentrent sur les particules fines entre 2.5 et 10 micromètres. Cela exclu la problématique de la pollution à l'ozone qui a lieu essentiellement l'été et dont les moteurs diesels sont les principaux contributeurs (d'où le fait que le diesel est moins apprécié par les ZFE en France comme à l'étranger) ou même d'autres polluants atmosphériques.

    Bref, tu regardes le principal indicateur qui blâme plutôt le chauffage que la voiture et notamment parce que les voitures ont aussi fait de gros progrès en 25 ans. Mais il ne faut pas oublier les autres dont l'ozone.

    Le chauffage au bois à foyer ouvert (et uniquement à foyer ouvert) a été interdit en 2018 (page 26) en ile de France. Mais la situation a faiblement changé.

    Le soucis c'est que s'ils sont interdits, difficiles de s'assurer de sa pleine application alors qu'il n'y a pas un cadastre de ces foyers ouverts, ni possibilité de contrôler tous les logements pour s'assurer qu'ils ne sont pas utilisés. Donc forcément, cela ne donne pas des résultats excellents.

    . Le bois émet des particules fines et d'autres polluants qui affectent la qualité de l'air local: c'est une pollution. Mais il y a un encouragement à se diriger vers ce type de chauffage.

    Au passage, je ne suis pas anti chauffage au bois, qui a sûrement du sens hors des villes, dans un milieu peu dense. Mon propos concerne la mise en place de ZFE-m, pour, soi-disant améliorer la qualité de l'air, quand à coté, il y a d'autres sources de pollution énormément plus polluante.

    Notons que le chauffage au fioul et au gaz émettent aussi des particules fines, et participent de fait à la pollution de l'air en hiver. Cela ne concerne pas que le chauffage au bois. Le chauffage au bois brûlé dans un dispositif adapté type poêle bien entretenu + maison isolé (donc faible besoin) est probablement une bonne approche pour les logements n'ayant pas forcément de meilleures alternatives en terme de disponibilité et de coût. Même en ville.

    On est donc loin d'une bonne qualité d'air, mais au moins, on aura forcé les pauvres à changer de voitures grâce au ZFE-m.

    Je pense que cette conclusion est bien hâtive.