Dans L’infini et nous, l’astrophysicienne italienne Margherita Hack, parle, évidemment, de Galilée et de ses lunettes astronomiques :
Au cours de l’été 1609, Galilée apprit par des voyageurs que des opticiens hollandais avaient inventé un instrument formé d’un tube avec deux verres courbes aux deux extrémités, qui permettaient de voir de près des choses très lointaines. Un physicien expérimental comme lui n’eut aucun mal à s’en fabriquer un et, comme il l’écrivit dans le Sidereus Nuncius, « en me basant sur la doctrine de la réfraction, je fus en mesure d’arriver à mon but ». Après quelques essais, il en conçut un qui agrandissait huit fois les objets, puis un autre soixante fois et enfin, « n’économisant ni ma fatigue ni mon argent, j’arrivai au point de construire un instrument si excellent que les objets que l’on voyait apparaissaient presque mille fois plus grands et plus de trente fois plus proches que si on les regardait de façon naturelle. Il serait tout à fait superflu d’énumérer tous les avantages procurés par cet instrument dans l’observation sur terre et sur mer. Mais négligeant les questions relatives à la Terre, je me consacrai au spectacle des cieux. Et je regardai la Lune de très près, comme si elle était distante de deux rayons terrestres... »
Elle en tire, logiquement, la conclusion :
Le talent de Galilée ne fut pas d’inventer la lunette, mais d’avoir compris les grands avantages qu’on pouvait en tirer, surtout dans l’observation du ciel. Dans le sous-titre du Sidereus Nuncius, il résume ses découvertes les plus importantes : « Annonce astronomique qui contient et clarifie les observations récentes, au moyen d’une lunette, sur la face de la Lune, dans la Voie lactée et les étoiles nébuleuses, très souvent fixes, ainsi que sur quatre planètes appelées astres médicéens et jamais vus jusque-là. »
C’est un livre, rafraichissant par moments, dont je conseille la lecture, même si, comme moi, vous ne vous intéressez pas trop aux étoiles.
L’Infini et Nous. Dieu, la vie et l'Univers vus par une scientifique athée, [« Il mio infinito »], trad. de Geneviève Cattan, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, 219 p. (ISBN 978-2-221-12955-5). Le livre existe en version EPUB et peut être emprunté sous ce format dans les bibliothèques de Paris (ailleurs, je ne sais pas).
# Galilée et les lunettes astronomiques
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche L’exploration et le calcul de l’espace : l’horlogère, l’astronome et l’astrophysicienne. Évalué à 4.
Dans L’infini et nous, l’astrophysicienne italienne Margherita Hack, parle, évidemment, de Galilée et de ses lunettes astronomiques :
Elle en tire, logiquement, la conclusion :
C’est un livre, rafraichissant par moments, dont je conseille la lecture, même si, comme moi, vous ne vous intéressez pas trop aux étoiles.
L’Infini et Nous. Dieu, la vie et l'Univers vus par une scientifique athée, [« Il mio infinito »], trad. de Geneviève Cattan, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, 219 p. (ISBN 978-2-221-12955-5). Le livre existe en version EPUB et peut être emprunté sous ce format dans les bibliothèques de Paris (ailleurs, je ne sais pas).
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