Pourquoi vouloir tout réglementer? Les gens contribuent pour un tas de raisons, qu'on les laisse contribuer comme ils veulent. Personne ne se fait exploiter, personne ne se fait voler le fruit de son travail. Bien sûr, certains peuvent ressentir une sorte de dilemme moral à abandonner un projet sur lequel d'autres logiciels reposent, mais c'est une pression morale qu'ils se créent tout seuls. C'est comme si tu disais qu'il fallait payer les gens qui jouent du piano en public dans les gares, ou les bénévoles qui donnent à manger aux SDF.
Dans "logiciel libre", il y a "libre", et ça n'est pas un gros mot.
Il me semble que de nombreuses entreprises ignorent cet aspect et se contentent d'exploiter le travail gratuit des communautés du logiciel libre.
Ça c'est n'importe quoi. Les entreprises font exactement ce que la licence autorise. C'est comme quand tu mets un bol de cacahuètes avec un panneau "servez-vous" et que tu te plains que les gens se servent.
Ces entreprises ont bénéficié du travail collectif avant de verrouiller leur code pour éviter toute concurrence, s'accaparant ainsi les contributions externes.
C'est que c'était autorisé par la licence, donc elles ne se sont rien accaparé du tout sans l'accord des auteurs.
Le seul élément qu'on pourrait éventuellement discuter, c'est l'utilisation "créative" des licences pour des cas que les auteurs n'avaient pas envisagés. Typiquement, pour entrainer les AI génératives. Apparemment, certains auteurs de LL ont publié leur logiciel sous une licence qui permet ça, mais ne sont pas contents parce que c'est arrivé et qu'ils ne l'avaient pas prévu. Mais bon, ça, c'est l'idée qu'il y a derrière les licences, il y a des utilisations interdites, et ce qui n'est pas interdit est autorisé. On a toujours su que les LL pouvaient être utilisés par des terroristes, par des crackers, par des pédo-criminels, par des capitalistes, par des régimes totalitaires, bref, par tout un tas de gens à qui on n'a pas tellement envie de faire cadeau d'un beau logiciel qui fonctionne bien. Mais c'est aussi la grandeur des licences libres.
On pourrait dès lors envisager un financement étatique plus important.
Tu veux vraiment tuer le logiciel libre, en fait :-)
Bon, en réalité, l'État contribue au logiciel libre. Dans beaucoup de services, il y a des équipes informatiques qui maintiennent et contribuent à des logiciels libres.
Avoir un système dans lequel les utilisateurices puissent lier un montant à une demande
Ça fait longtemps que les programmes de "bug bounty" existent. À ma connaissance, ça a toujours été assez marginal, c'est pas terrible comme système; il faudrait mettre de grosses sommes pour correspondre réellement au taux horaire d'un programmeur, ça encourage le travail en parallèle non-collaboratif, etc.
Doit-on améliorer le système?
Il y a tellement de diversité dans le logiciel libre, dans les aspirations des gens qui y contribuent, dans le fonctionnement des communautés, dans l'implication d'entreprises, dans les philosophies des licences libres, qu'il n'est même pas clair de comprendre de quel 'système' tu parles. Si tu veux donner des pourboires aux contributeurs des logiciels que tu aimes bien, ne te gène pas. Si tu veux embaucher une équipe de devs qui travaillent sur un logiciel indispensable à ton entreprise, ne te gène pas. Mais je ne pense pas que le monde du logiciel libre attende que quelqu'un se lève et parle pour lui.
# Et si on laissait les gens libres?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Travail bénévole dans le monde du logiciel libre. Évalué à 7.
Pourquoi vouloir tout réglementer? Les gens contribuent pour un tas de raisons, qu'on les laisse contribuer comme ils veulent. Personne ne se fait exploiter, personne ne se fait voler le fruit de son travail. Bien sûr, certains peuvent ressentir une sorte de dilemme moral à abandonner un projet sur lequel d'autres logiciels reposent, mais c'est une pression morale qu'ils se créent tout seuls. C'est comme si tu disais qu'il fallait payer les gens qui jouent du piano en public dans les gares, ou les bénévoles qui donnent à manger aux SDF.
Dans "logiciel libre", il y a "libre", et ça n'est pas un gros mot.
Ça c'est n'importe quoi. Les entreprises font exactement ce que la licence autorise. C'est comme quand tu mets un bol de cacahuètes avec un panneau "servez-vous" et que tu te plains que les gens se servent.
C'est que c'était autorisé par la licence, donc elles ne se sont rien accaparé du tout sans l'accord des auteurs.
Le seul élément qu'on pourrait éventuellement discuter, c'est l'utilisation "créative" des licences pour des cas que les auteurs n'avaient pas envisagés. Typiquement, pour entrainer les AI génératives. Apparemment, certains auteurs de LL ont publié leur logiciel sous une licence qui permet ça, mais ne sont pas contents parce que c'est arrivé et qu'ils ne l'avaient pas prévu. Mais bon, ça, c'est l'idée qu'il y a derrière les licences, il y a des utilisations interdites, et ce qui n'est pas interdit est autorisé. On a toujours su que les LL pouvaient être utilisés par des terroristes, par des crackers, par des pédo-criminels, par des capitalistes, par des régimes totalitaires, bref, par tout un tas de gens à qui on n'a pas tellement envie de faire cadeau d'un beau logiciel qui fonctionne bien. Mais c'est aussi la grandeur des licences libres.
Tu veux vraiment tuer le logiciel libre, en fait :-)
Bon, en réalité, l'État contribue au logiciel libre. Dans beaucoup de services, il y a des équipes informatiques qui maintiennent et contribuent à des logiciels libres.
Ça fait longtemps que les programmes de "bug bounty" existent. À ma connaissance, ça a toujours été assez marginal, c'est pas terrible comme système; il faudrait mettre de grosses sommes pour correspondre réellement au taux horaire d'un programmeur, ça encourage le travail en parallèle non-collaboratif, etc.
Il y a tellement de diversité dans le logiciel libre, dans les aspirations des gens qui y contribuent, dans le fonctionnement des communautés, dans l'implication d'entreprises, dans les philosophies des licences libres, qu'il n'est même pas clair de comprendre de quel 'système' tu parles. Si tu veux donner des pourboires aux contributeurs des logiciels que tu aimes bien, ne te gène pas. Si tu veux embaucher une équipe de devs qui travaillent sur un logiciel indispensable à ton entreprise, ne te gène pas. Mais je ne pense pas que le monde du logiciel libre attende que quelqu'un se lève et parle pour lui.