Parmi les anglicismes récents il en est un qui m'horripile particulièrement. Alors d'une part comme le printemps des grammar nazis semble poindre ; et d'autre part comme la seconde fiche le souligne c'est un problème d'identités, de domination, et de résistance ; alors je me permet...
Quand ce mollah est apparu, ma petite recherche m'avait permis de mieux le comprendre : dans un dictionnaire d'anglais, il apparaissait comme un synonyme de social, et comme les élites du nouveau monde sont toujours soucieuses d'indiquer leur appartenance par la longueur moyenne de leurs mots... Mais faut-il vraiment les imiter ? Parlera-t-on bientôt en français d'Azerbaïdjastanaisiens ? C'est certain, ça en impose plus qu'Azéri. Quant à copier des marqueurs de l'élitisme, pourquoi ne pas s'inspirer plutôt de la perfide Albion, où plutôt que l'inflation syllabique c'est la perfection de l'élocution qui distingue ?
Tout ça me détourne de l'essentiel. Merci pour ces résumés. Dès que les epubs de ces livres passent dans le domaine public, je les mets sur ma liste de livre à consulter. Le dernier surtout au titre de monument dérisoire et involontaire à un sexisme passéiste. Bon pour le premier, il faudra peut-être faire une exception à la règle des 70 ans après la mort de l'auteur. Il paraît que le sujet serait vraiment d'actualité ; et la fiche donne vraiment envie ; longue vie à l'auteur.
# Le Pouvoir des langues
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Quelques notes de lecture. Évalué à 5.
Parmi les anglicismes récents il en est un qui m'horripile particulièrement. Alors d'une part comme le printemps des grammar nazis semble poindre ; et d'autre part comme la seconde fiche le souligne c'est un problème d'identités, de domination, et de résistance ; alors je me permet...
Quand ce mollah est apparu, ma petite recherche m'avait permis de mieux le comprendre : dans un dictionnaire d'anglais, il apparaissait comme un synonyme de social, et comme les élites du nouveau monde sont toujours soucieuses d'indiquer leur appartenance par la longueur moyenne de leurs mots... Mais faut-il vraiment les imiter ? Parlera-t-on bientôt en français d'Azerbaïdjastanaisiens ? C'est certain, ça en impose plus qu'Azéri. Quant à copier des marqueurs de l'élitisme, pourquoi ne pas s'inspirer plutôt de la perfide Albion, où plutôt que l'inflation syllabique c'est la perfection de l'élocution qui distingue ?
Tout ça me détourne de l'essentiel. Merci pour ces résumés. Dès que les epubs de ces livres passent dans le domaine public, je les mets sur ma liste de livre à consulter. Le dernier surtout au titre de monument dérisoire et involontaire à un sexisme passéiste. Bon pour le premier, il faudra peut-être faire une exception à la règle des 70 ans après la mort de l'auteur. Il paraît que le sujet serait vraiment d'actualité ; et la fiche donne vraiment envie ; longue vie à l'auteur.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace