• [^] # Re: cool

    Posté par . En réponse au journal Meta persiste à chercher du nucléaire pour ses datacenters IA.. Évalué à 7.

    Je suis bien d’accord avec toi. La question de l’énergie est tout de même centrale, car faire sans énergie fossiles c’est forcément entrer en décroissance. Même en minant tout ce qu’on veut. pour faire des centrales nucléaires et des éoliennes, ou encore d’autres barrages, on aura jamais le potentiel de nuisance que le pétrole nous a offert. Sans parler du fait que le pétrole ce n’est pas que de l’énergie, mais un formidable précurseur pour fabriquer des polymères. Sans pétrole on aura encore du plastique, on peut en faire avec énormément de ressources renouvelables, on sait faire, mais on ne pourra pas en faire les mêmes quantités.

    Aujourd’hui il faut bien voir que quand on lit « 100 % renouvelable », ou même « 0 % énergie fossile » c’est d’une idiotie ou d’une malhonnêteté absolue : je doute qu’on soit près de voir des mines fonctionner à l’électricité ou à l’huile de coude, des hauts-fourneaux et des cimenteries électriques ou fonctionnant avec de la bio-masse voire du bio-méthane, et des éoliennes avec tout ce qui va autour transportées en véhicule électrique ou en char à bœufs.

    Le fait de renoncer au pétrole, au gaz issu de fossils et au charbon (hors charbon de bois, on pourra toujours faire des barbecues pour partager quelques sauterelles avec ses amis !), et le fait d’organiser la décroissance économique, en fait c’est exactement la même chose j’ai l’impression. Il s’agit du même renoncement salutaire et quasi impossible psycho-socialement. L’un ne peut aller sans l’autre, me semble-t-il.

    Tout le monde attend d’être sûr que s’il y va il sera pas tout seul comme un con, trop peur d’être le mormon de service, la risée du village mondiale à la merci du premier connard venu. Du coup personne bouge. Ou plutôt, bouge en secret en espérant éviter la catastrophe pour sa propre « famille ». Je ne vois pas non plus comment ça pourrait se passer pas trop mal cette transition aussi floue qu’inévitable.

    La chute de la bio-diversité est aussi, et même davantage peut-être, la promesse de jours pas bien heureux. Me dire que je suis d’une des quelques générations qui auront pu constater la disparition d’une quantité phénoménale de forme de vie, en particulier les insectes, alors que bien plus d’un millier de générations précédentes n’auront pas pu voir ça, ça incite à réfléchir (ou en dissuade... selon comment on voit les choses).