Depuis la dernière réforme du lycée, il y a une spécialité NSI (Numérique et sciences informatiques) disponible. Ce n'est pas une option, c'est bien une composante majeure du bac pour ceux qui la choisissent.
En deux ans (première et terminale), de nombreux thèmes sont abordés, et la programmation en est un gros morceau. Les élèves partent souvent d'un niveau : « ils n'ont presque jamais touché un clavier avant ». Pour beaucoup, il leur faut beaucoup de temps pour trouver les parenthèses... Les élèves ont des profils très variés. Certains sont matheux (ils ont aussi la spé maths, et réussissent souvent bien, et sont souvent les plus à l'aise), d'autres ont choisi une autre spécialité moins scientifique (comme art-plastique, ou histoire/géopolitique, ... tous les profils sont possibles). Très clairement, les profils matheux sont avantagés pour réussir (mais ce n'est pas rédhibitoire pour les autres ! Il y a des réussites possibles.)
Le choix du langage s'est porté sur Python, pour tout un tas de raisons que je trouve parfaitement valables. Dans le lot, il y avait : interprété, largement utilisé et documenté.
Franchement, si le choix n'avait pas été Python, je n'aurais même pas candidaté pour enseigner NSI. Essayez d'imaginer un tout jeune batailler à comprendre un simple Hello World! en Java ; je n'ose même pas ! Avec Python, le programme permet de faire travailler efficacement les élèves, en deux ans, du début complet jusqu'à la construction de structures arborescentes variées, et le travail sur des graphes, le tout en POO. (Et je rappelle que ce n'est qu'une partie du programme, il y a aussi BDD(SQL), réseau, des projets à réaliser, ...) Volume horaire : 4h/semaine en première ; 6h par semaine en terminale.
Les poursuites d'études post BAC, avec NSI en poches, pour les plus sélectives, sont très clairement les prépas MP2I. Pas seulement, mais toujours avec les profils matheux les plus recherchés.
D'après mon expérience, un autre choix que Python aurait conduit les élèves moyens à un échec terrible sur la partie programmation, alors que là, ils peuvent faire de choses honorables.
Pour voir un peu ce sur quoi on les fait travailler, vous pouvez jeter un œil là pour les exercices : https://pratique.forge.apps.education.fr/algo/
(Très grosse base d'exercices en ligne, aide + guide si besoin, aucune installation, RGPD, autonomie, autoévaluation, aucune mesure d'audience, forge logicielle Éducation Nationale...)
# Retour de l'enseignement en France au lycée
Posté par Francky (site web personnel) . En réponse au lien Apprendre la programmation en Python n'est pas plus facile qu'en Java ou en C++. Évalué à 6.
Depuis la dernière réforme du lycée, il y a une spécialité NSI (Numérique et sciences informatiques) disponible. Ce n'est pas une option, c'est bien une composante majeure du bac pour ceux qui la choisissent.
En deux ans (première et terminale), de nombreux thèmes sont abordés, et la programmation en est un gros morceau. Les élèves partent souvent d'un niveau : « ils n'ont presque jamais touché un clavier avant ». Pour beaucoup, il leur faut beaucoup de temps pour trouver les parenthèses... Les élèves ont des profils très variés. Certains sont matheux (ils ont aussi la spé maths, et réussissent souvent bien, et sont souvent les plus à l'aise), d'autres ont choisi une autre spécialité moins scientifique (comme art-plastique, ou histoire/géopolitique, ... tous les profils sont possibles). Très clairement, les profils matheux sont avantagés pour réussir (mais ce n'est pas rédhibitoire pour les autres ! Il y a des réussites possibles.)
Le choix du langage s'est porté sur Python, pour tout un tas de raisons que je trouve parfaitement valables. Dans le lot, il y avait : interprété, largement utilisé et documenté.
Franchement, si le choix n'avait pas été Python, je n'aurais même pas candidaté pour enseigner NSI. Essayez d'imaginer un tout jeune batailler à comprendre un simple
Hello World!en Java ; je n'ose même pas ! Avec Python, le programme permet de faire travailler efficacement les élèves, en deux ans, du début complet jusqu'à la construction de structures arborescentes variées, et le travail sur des graphes, le tout en POO. (Et je rappelle que ce n'est qu'une partie du programme, il y a aussi BDD(SQL), réseau, des projets à réaliser, ...) Volume horaire : 4h/semaine en première ; 6h par semaine en terminale.Les poursuites d'études post BAC, avec NSI en poches, pour les plus sélectives, sont très clairement les prépas MP2I. Pas seulement, mais toujours avec les profils matheux les plus recherchés.
D'après mon expérience, un autre choix que Python aurait conduit les élèves moyens à un échec terrible sur la partie programmation, alors que là, ils peuvent faire de choses honorables.
Pour voir un peu ce sur quoi on les fait travailler, vous pouvez jeter un œil là pour les exercices : https://pratique.forge.apps.education.fr/algo/
(Très grosse base d'exercices en ligne, aide + guide si besoin, aucune installation, RGPD, autonomie, autoévaluation, aucune mesure d'audience, forge logicielle Éducation Nationale...)