pourquoi supposer de la malveillance plutôt que de l'incompétence ? En outre, ça rajoute de la conception, ce qui n'est pas économiquement viable.
Si le marché des pièces détachées était amené à se développer, ça m'étonnerait que les constructeurs laissent passer cette manne financière. La "personnalisation" de la connectique, ça se fait assez couramment dans l'automobile ou en informatique (notamment par une marque avec une pomme sur le logo, je ne citerais pas de nom). Tu fais produire tes pièces détachées par le même fabriquant que les autres, sauf que tu mets ton logo dessus, tu changes l'ordre des fils dans la nappe, et paf, tu as l'exclusivité de la distribution des pièces, la garantie saute si tu achètes autre chose, etc.
Je ne suis pas convaincu du tout que les fabricants d'électroménager souhaitent que tout le monde sache qu'ils ne sont que des assembleurs, et que les pièces dans un lave-linge de marque Allemande à 500€ sont souvent les mêmes que les pièces dans une sous-marque distributeur à 200€ (pas toutes les pièces, mais beaucoup d'entre elles).
Mais en fait ils n'ont même pas besoin de personnaliser les pièces, il suffit qu'ils aient leur propre nomenclature. C'est d'ailleurs exactement ce qui est fait actuellement, la plupart du temps, chaque fabricant applique sa surcouche de nomenclature sur ses éclatés, et la pièce qui s'appelle C652624 chez Bosch c'est la même que celle qui s'appelle M37-alpha3 chez Mielle. Même le nom des pièces n'est pas standardisé (par exemple, le "joint torique de la pompe de cyclage" peut être le joint de 15mm en amont de la pompe chez un constructeur, et le joint de 45mm en sortie chez un autre, qui appellera le petit joint "joint de durite de pompe", etc.). Ceux qui prennent la responsabilité de proposer la compatibilité sont les revendeurs de pièces détachées, avec tous les inconvénients que ça comporte (les erreurs, les inversions pour les pièces qui ont le même nom mais qui correspondent à des pièces différentes, les modèles non-répertoriés, les pièces qui rentrent presque mais en fait non, etc). Il est possible que les revendeurs de pièces aient accès à plus de documentation technique, mais je ne suis même pas sûr. Par exemple, à chaque fois que j'ai acheté des touches de remplacement pour un clavier, ça a toujours été un merdier absolu (entre la taille, la couleur, la forme de la touche, le système de fixation, etc., tous les constructeurs utilisent tous les systèmes et comme les claviers changent avec la langue), c'est complètement infernal, et une fois sur deux la pièce reçue n'est pas la bonne. Il semble n'y avoir aucun moyen d'avoir une référence de pièce à partir d'informations de base (style "le A sur un DELL Latitude Machintruc").
[^] # Re: Ils se contredisent tous seuls
Posté par arnaudus . En réponse au lien Les produits tech sont pensés pour tomber en panne, oui vous pouvez être furax. Évalué à 3.
Si le marché des pièces détachées était amené à se développer, ça m'étonnerait que les constructeurs laissent passer cette manne financière. La "personnalisation" de la connectique, ça se fait assez couramment dans l'automobile ou en informatique (notamment par une marque avec une pomme sur le logo, je ne citerais pas de nom). Tu fais produire tes pièces détachées par le même fabriquant que les autres, sauf que tu mets ton logo dessus, tu changes l'ordre des fils dans la nappe, et paf, tu as l'exclusivité de la distribution des pièces, la garantie saute si tu achètes autre chose, etc.
Je ne suis pas convaincu du tout que les fabricants d'électroménager souhaitent que tout le monde sache qu'ils ne sont que des assembleurs, et que les pièces dans un lave-linge de marque Allemande à 500€ sont souvent les mêmes que les pièces dans une sous-marque distributeur à 200€ (pas toutes les pièces, mais beaucoup d'entre elles).
Mais en fait ils n'ont même pas besoin de personnaliser les pièces, il suffit qu'ils aient leur propre nomenclature. C'est d'ailleurs exactement ce qui est fait actuellement, la plupart du temps, chaque fabricant applique sa surcouche de nomenclature sur ses éclatés, et la pièce qui s'appelle C652624 chez Bosch c'est la même que celle qui s'appelle M37-alpha3 chez Mielle. Même le nom des pièces n'est pas standardisé (par exemple, le "joint torique de la pompe de cyclage" peut être le joint de 15mm en amont de la pompe chez un constructeur, et le joint de 45mm en sortie chez un autre, qui appellera le petit joint "joint de durite de pompe", etc.). Ceux qui prennent la responsabilité de proposer la compatibilité sont les revendeurs de pièces détachées, avec tous les inconvénients que ça comporte (les erreurs, les inversions pour les pièces qui ont le même nom mais qui correspondent à des pièces différentes, les modèles non-répertoriés, les pièces qui rentrent presque mais en fait non, etc). Il est possible que les revendeurs de pièces aient accès à plus de documentation technique, mais je ne suis même pas sûr. Par exemple, à chaque fois que j'ai acheté des touches de remplacement pour un clavier, ça a toujours été un merdier absolu (entre la taille, la couleur, la forme de la touche, le système de fixation, etc., tous les constructeurs utilisent tous les systèmes et comme les claviers changent avec la langue), c'est complètement infernal, et une fois sur deux la pièce reçue n'est pas la bonne. Il semble n'y avoir aucun moyen d'avoir une référence de pièce à partir d'informations de base (style "le A sur un DELL Latitude Machintruc").