Debian a eu des chefs de projet (DPL) français, anglais... et a un certains nombre de contributeurs développeurs (DD) français — tout comme Linux a eu Alan Cox (anglais) comme mainteneur principal. Il y a un principe de délégation tant organisationnel que technique : PrimTux en est une déclinaison dans le monde de l'éducation, s'adressant à des utilisateurs par tranches d'âge.
De même, Fedora laisse la possibilité de déclinaisons : Scientific Linux jusque juin 2024, maintenant c'est AlmaLinux qui est mis en avant. Il reste Streams, Silverblue permettant les spins pour spécialiser la distribution par sujet.
Mageia a une structure d'association loi 1901, une gouvernance internationale (marketing en Australie, assurance qualité pilotée par Hollande/Pays-Bas), des contributeurs francophones.
Pour la vérification de code — notamment le volet sécurité — il serait intéressant, d'avoir une visibilité de la répartition des contributeurs, pas forcément de nouvelles normes /o\. Au besoin, un outillage automatique comme pour les systèmes de build : la transparence n'en ressortira qu'avec une analyse qualitative pour autant...
Poste de travail / serveur cloud : ça c'est une distinction d'un autre temps (le millénaire dernier ?), fausse la plupart du temps depuis le début dans le monde des distributions généralistes Linux. La déclinaison se fait au niveau de l'installateur, sélectionnant un sous-ensemble de paquets. Il reste possible d'ajouter des paquets serveurs sur un poste client, des paquets clients sur un serveur (même si ajouter KDE ou Gnome a peu de sens...), de choisir un noyau spécialisé serveur / temps réel / IoT...
Concernant l'infrastructure de déploiement :
Pour la virtualisation, Proxmox est de gouvernance allemande (géré par un Gmbh), basé sur Debian GNU/Linux.
YunoHost ajoute la distinction serveur / applications (services) proposés — francophone d'origine, basé sur Debian GNU/Linux — permettant d'instancier des services k8s et interopérable avec d'autres plateformes. Il est réutilisé par la brique Internet qui propose un composant de partage de Wifi / connexion VPN.
Les échecs passés : bah, mieux vaut regarder les réussites, non ? Mageia a apporté la continuité de Mandriva (malgré le soutien européen fourni à Mandrakesoft de longues années), Cloudwatt est représentatif de l'échec des mastodontes (Orange, Atos...) plutôt que de s'être appuyé sur des pure players (ovh, proton...) et des initiatives fédérées / déclinables (chatons.org, sud-ouest... voire galae...)
Il vaut mieux ne pas passer sous silence toutes les initiatives locales : DINUM pour l'Éducation nationale, Etalab pour données publiques (opendata), certaines communautés de commune passent d'elle-même sous Linux, les postes windows vieillissant ne leur fournissant pas suffisamment d'outils utilisables au jour le jour et pérennes à coût acceptable pour la gestion de leurs données.
Et oui, si au passage, des contributeurs se sentent motivés... autant être en mesure de leur mettre le pied à l'étrier, que ce soit au travers des institutions (et leur travers de vouloir toujours centraliser plutôt que fédérer) ou au niveau associatif opérant par délégation par tiers-lieu / mutualisant lorsque bénéfique (fablabs...).
Stéphane, je reste globalement globalement d'accord avec ta présentation à la ChatGPT, je te laisse mettre à jour tes prompts à l'aune de mon commentaire :p (autant utiliser les bonnes fonctions de synthèse d'une IA pour rajouter les manques à mon commentaire :D). Tu parles de transparence : ton avis est àmha tout autant important que sa synthèse (traduttore traditore). Notamment, les ingrédients de ton catalyseur seraient intéressants ;-)
[^] # Re: En quoi cela contribuerait-il à la souveraineté numérique européenne ?
Posté par BAud (site web personnel) . En réponse à la dépêche Une pétition pour un « EU-Linux » : un appel à la souveraineté numérique européenne. Évalué à 3. Dernière modification le 18 novembre 2024 à 10:25.
Pour souveraineté et distribution Linux :
Debian a eu des chefs de projet (DPL) français, anglais... et a un certains nombre de contributeurs développeurs (DD) français — tout comme Linux a eu Alan Cox (anglais) comme mainteneur principal. Il y a un principe de délégation tant organisationnel que technique : PrimTux en est une déclinaison dans le monde de l'éducation, s'adressant à des utilisateurs par tranches d'âge.
De même, Fedora laisse la possibilité de déclinaisons : Scientific Linux jusque juin 2024, maintenant c'est AlmaLinux qui est mis en avant. Il reste Streams, Silverblue permettant les spins pour spécialiser la distribution par sujet.
Mageia a une structure d'association loi 1901, une gouvernance internationale (marketing en Australie, assurance qualité pilotée par Hollande/Pays-Bas), des contributeurs francophones.
Pour la vérification de code — notamment le volet sécurité — il serait intéressant, d'avoir une visibilité de la répartition des contributeurs, pas forcément de nouvelles normes /o\. Au besoin, un outillage automatique comme pour les systèmes de build : la transparence n'en ressortira qu'avec une analyse qualitative pour autant...
Poste de travail / serveur cloud : ça c'est une distinction d'un autre temps (le millénaire dernier ?), fausse la plupart du temps depuis le début dans le monde des distributions généralistes Linux. La déclinaison se fait au niveau de l'installateur, sélectionnant un sous-ensemble de paquets. Il reste possible d'ajouter des paquets serveurs sur un poste client, des paquets clients sur un serveur (même si ajouter KDE ou Gnome a peu de sens...), de choisir un noyau spécialisé serveur / temps réel / IoT...
Concernant l'infrastructure de déploiement :
Pour la virtualisation, Proxmox est de gouvernance allemande (géré par un Gmbh), basé sur Debian GNU/Linux.
YunoHost ajoute la distinction serveur / applications (services) proposés — francophone d'origine, basé sur Debian GNU/Linux — permettant d'instancier des services k8s et interopérable avec d'autres plateformes. Il est réutilisé par la brique Internet qui propose un composant de partage de Wifi / connexion VPN.
Les échecs passés : bah, mieux vaut regarder les réussites, non ? Mageia a apporté la continuité de Mandriva (malgré le soutien européen fourni à Mandrakesoft de longues années), Cloudwatt est représentatif de l'échec des mastodontes (Orange, Atos...) plutôt que de s'être appuyé sur des pure players (ovh, proton...) et des initiatives fédérées / déclinables (chatons.org, sud-ouest... voire galae...)
Il vaut mieux ne pas passer sous silence toutes les initiatives locales : DINUM pour l'Éducation nationale, Etalab pour données publiques (opendata), certaines communautés de commune passent d'elle-même sous Linux, les postes windows vieillissant ne leur fournissant pas suffisamment d'outils utilisables au jour le jour et pérennes à coût acceptable pour la gestion de leurs données.
Et oui, si au passage, des contributeurs se sentent motivés... autant être en mesure de leur mettre le pied à l'étrier, que ce soit au travers des institutions (et leur travers de vouloir toujours centraliser plutôt que fédérer) ou au niveau associatif opérant par délégation par tiers-lieu / mutualisant lorsque bénéfique (fablabs...).
Stéphane, je reste globalement globalement d'accord avec ta présentation à la ChatGPT, je te laisse mettre à jour tes prompts à l'aune de mon commentaire :p (autant utiliser les bonnes fonctions de synthèse d'une IA pour rajouter les manques à mon commentaire :D). Tu parles de transparence : ton avis est àmha tout autant important que sa synthèse (traduttore traditore). Notamment, les ingrédients de ton catalyseur seraient intéressants ;-)