Je plussois fortement. On est exactement dans l'exemple d'une "norme" supplémentaire inutile, pondue par des parasites qui n'ont même pas eu le courage d'utiliser leur cerveau plus de 2 minutes.
Cette certification ne sert à rien, comme le dit Guillaume, si tu veux frauder, tu fais payer en espèce et rien ne sort informatiquement, comptablement ou par écrit. Tout autre moyen de paiement laisse une trace qui est facile à vérifier, sans aucune certification du code par un audit requise. Ainsi un chèque doit être déposé sur un compte (donc trace bancaire), un paiement par carte idem, etc... Vu que les banques sont certifiées, elles, il y a déjà un journal des transactions clair, légal, infalsifiable et consultable.
Les logiciels de caisse propriétaires de Point.x qui permettaient d'effacer des opérations n'empêchaient pas les problèmes de réconciliation bancaire, c'est à dire lorsqu'un comptable devait faire correspondre toutes les transaction du compte bancaire avec une ligne de recette/dépense.
La certification ici est donc, inutile car elle ne résout pas le problème qu'elle prétend solutionner, et une charge supplémentaire, in fine, pour les commerçants (et donc pour nous tous, leurs clients). Elle est injuste car une telle certification n'est pas requise pour un commerce en ligne ou dans un pays européen autre. (Ce qui veut dire qu'un commerce qui ne facture pas ses clients via une caisse n'a pas à subir cette taxe)
On est donc pile dans la maxime de Clémenceau; "planter des fonctionnaires, il poussera des impôts". Visiblement, ils n'ont toujours rien compris après les agriculteurs, les gilets jaunes, les bonnets rouges. Il ne reste plus qu'à arrêter de produire et de vendre, tout simplement, histoire que ceux qui pondent ce genre de texte soient obligés de manger leur milliers de pages de normes, lois et autres élucubrations inbuvables et inutiles. On verra comment ils vivent mieux dans leur monde.
Si le but était de limiter la fraude en limitant la facilité de frauder, au contraire, la législation aurait dû imposer que tous les logiciels de caisses soient open sources (mais pas forcément consultables par tout un chacun) et que les builds soient reproductives, conservées et signées. Ainsi si une version contient de la triche, il suffit alors de chercher le hash du binaire chez un commerçant suspecté de fraude et ainsi, en quelques secondes, vérifier si ça vaut de coup de faire la réconciliation et le contrôle fiscal. La vie des contrôleurs fiscaux serait simplifiée, les fraudeurs prévenus en quelques semaines et les logiciels remplacés par des versions sûres. En cas de contrôle faisant apparaître une triche, le hash du binaire est capturé lors du contrôle, partagés avec les autres contrôleurs, et ainsi ne peut s'étendre plus. Idéalement, le logiciel de caisse pourrait signer/hasher les transactions avec son propre hash, ce qui validerait toute la chaîne.
La certification logicielle par cryptographie est quand même bien maîtrisée, facile à faire, quasiment gratuite et difficilement falsifiable.
[^] # Re: Est-ce vraiment un problème de liberté du logiciel
Posté par xryl669 . En réponse à la dépêche Qui veut la peau des logiciels libres de caisse ?. Évalué à 8.
Je plussois fortement. On est exactement dans l'exemple d'une "norme" supplémentaire inutile, pondue par des parasites qui n'ont même pas eu le courage d'utiliser leur cerveau plus de 2 minutes.
Cette certification ne sert à rien, comme le dit Guillaume, si tu veux frauder, tu fais payer en espèce et rien ne sort informatiquement, comptablement ou par écrit. Tout autre moyen de paiement laisse une trace qui est facile à vérifier, sans aucune certification du code par un audit requise. Ainsi un chèque doit être déposé sur un compte (donc trace bancaire), un paiement par carte idem, etc... Vu que les banques sont certifiées, elles, il y a déjà un journal des transactions clair, légal, infalsifiable et consultable.
Les logiciels de caisse propriétaires de Point.x qui permettaient d'effacer des opérations n'empêchaient pas les problèmes de réconciliation bancaire, c'est à dire lorsqu'un comptable devait faire correspondre toutes les transaction du compte bancaire avec une ligne de recette/dépense.
La certification ici est donc, inutile car elle ne résout pas le problème qu'elle prétend solutionner, et une charge supplémentaire, in fine, pour les commerçants (et donc pour nous tous, leurs clients). Elle est injuste car une telle certification n'est pas requise pour un commerce en ligne ou dans un pays européen autre. (Ce qui veut dire qu'un commerce qui ne facture pas ses clients via une caisse n'a pas à subir cette taxe)
On est donc pile dans la maxime de Clémenceau; "planter des fonctionnaires, il poussera des impôts". Visiblement, ils n'ont toujours rien compris après les agriculteurs, les gilets jaunes, les bonnets rouges. Il ne reste plus qu'à arrêter de produire et de vendre, tout simplement, histoire que ceux qui pondent ce genre de texte soient obligés de manger leur milliers de pages de normes, lois et autres élucubrations inbuvables et inutiles. On verra comment ils vivent mieux dans leur monde.
Si le but était de limiter la fraude en limitant la facilité de frauder, au contraire, la législation aurait dû imposer que tous les logiciels de caisses soient open sources (mais pas forcément consultables par tout un chacun) et que les builds soient reproductives, conservées et signées. Ainsi si une version contient de la triche, il suffit alors de chercher le hash du binaire chez un commerçant suspecté de fraude et ainsi, en quelques secondes, vérifier si ça vaut de coup de faire la réconciliation et le contrôle fiscal. La vie des contrôleurs fiscaux serait simplifiée, les fraudeurs prévenus en quelques semaines et les logiciels remplacés par des versions sûres. En cas de contrôle faisant apparaître une triche, le hash du binaire est capturé lors du contrôle, partagés avec les autres contrôleurs, et ainsi ne peut s'étendre plus. Idéalement, le logiciel de caisse pourrait signer/hasher les transactions avec son propre hash, ce qui validerait toute la chaîne.
La certification logicielle par cryptographie est quand même bien maîtrisée, facile à faire, quasiment gratuite et difficilement falsifiable.