Sans chercher à attaquer ton message ou tes idées, je pense que tu devrais t'interroger sur les raisons qui te poussent à vouloir ainsi te couper des "multinationales".
Je peux accepter l'idée que, étant donné qu'elles financent et qu'elles fournissent des développeurs à ces projets, des sociétés comme Microsoft peuvent effectivement influencer le développement de Linux. Cependant, comme beaucoup d'autres personnes l'ont dit, c'est aussi une des raisons pour laquelle le développement de Linux avance si vite, et ça n'empêche pas des personnes supposément indépendantes de contrôler que ces contributions ont du sens.
Qu'est-ce que tu cherches donc à éviter en fuyant les projets dans lesquels de grosse entreprises sont impliquées ? Qu'est-ce que tu veux ? Est-ce par anticapitalisme ? Par une sorte de militantisme décroissant ? Par minimalisme ? Tout ceci me paraît entendable, mais ça va effectivement limiter ce que tu peux faire dans la pratique ; ça va te demander des efforts supplémentaires, et peut-être à tes proches aussi. Enfin, ça va te couper d'une partie de ce que ton entourage fait et partage au quotidien.
Enfin, où tu places la limite ? Est-ce que le web, ça va (je ne pense pas qu'il existe de navigateur web indépendant utilisable aujourd'hui, IceCat n'étant que Firefox rebrandé) ? Niveau système, est-ce que tu vas te tourner vers un Linux un peu alternatif comme Void Linux ou Chimera, un BSD, ou même un système encore plus alternatif comme Plan 9 ? Je ne sais pas comment sont financés et développés ces différents systèmes, de mémoire même OpenBSD est partiellement financé par Microsoft (NetBSD je ne sais pas).
En revanche, plus tu t'intègres à une communauté niche, et plus il sera pertinent de te poser la question de contribuer toi-même. C'est un peu l'enjeu de ta démarche d'ailleurs, non ? Si tu fuis des relations capitalistes qui font de toi plus ou moins un "client", ça demande aussi un investissement plus personnel de ta part, je pense.
# Questionner tes motivations
Posté par ZankFrappa . En réponse au journal Se détacher des multinationales qui contrôlent les systèmes GNU/Linux ?. Évalué à 4.
Sans chercher à attaquer ton message ou tes idées, je pense que tu devrais t'interroger sur les raisons qui te poussent à vouloir ainsi te couper des "multinationales".
Je peux accepter l'idée que, étant donné qu'elles financent et qu'elles fournissent des développeurs à ces projets, des sociétés comme Microsoft peuvent effectivement influencer le développement de Linux. Cependant, comme beaucoup d'autres personnes l'ont dit, c'est aussi une des raisons pour laquelle le développement de Linux avance si vite, et ça n'empêche pas des personnes supposément indépendantes de contrôler que ces contributions ont du sens.
Qu'est-ce que tu cherches donc à éviter en fuyant les projets dans lesquels de grosse entreprises sont impliquées ? Qu'est-ce que tu veux ? Est-ce par anticapitalisme ? Par une sorte de militantisme décroissant ? Par minimalisme ? Tout ceci me paraît entendable, mais ça va effectivement limiter ce que tu peux faire dans la pratique ; ça va te demander des efforts supplémentaires, et peut-être à tes proches aussi. Enfin, ça va te couper d'une partie de ce que ton entourage fait et partage au quotidien.
Enfin, où tu places la limite ? Est-ce que le web, ça va (je ne pense pas qu'il existe de navigateur web indépendant utilisable aujourd'hui, IceCat n'étant que Firefox rebrandé) ? Niveau système, est-ce que tu vas te tourner vers un Linux un peu alternatif comme Void Linux ou Chimera, un BSD, ou même un système encore plus alternatif comme Plan 9 ? Je ne sais pas comment sont financés et développés ces différents systèmes, de mémoire même OpenBSD est partiellement financé par Microsoft (NetBSD je ne sais pas).
En revanche, plus tu t'intègres à une communauté niche, et plus il sera pertinent de te poser la question de contribuer toi-même. C'est un peu l'enjeu de ta démarche d'ailleurs, non ? Si tu fuis des relations capitalistes qui font de toi plus ou moins un "client", ça demande aussi un investissement plus personnel de ta part, je pense.