Ceux qui font les lois, qui sont normalement élus dans une démocratie.
on en vient à condamner l'homosexualité, les relations sexuelles entre personnes consentantes,
Et la nécrophilie, et les rapports avec les animaux, et la polygamie,
Si une personne a un comportement qui n'est pas moral de mon point de vue, mais qui ne nuit à personne, pourquoi devrais-je l'interdire ?
Parce que le partage d'un code moral est un socle de la vie en société? La morale est l'origine du droit (c'est la codification des interdits pré-existants: tu ne tueras point, tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, etc), et c'est aussi sa finalité (le droit existe justement pour qu'on ne décide pas à main levée ce qui est moral et ce qui ne l'est pas).
Définir ce qui est moral ou non, c'est une question de point de vue. Tu peux utiliser le critère que tu veux : tu peux penser que ce qui est moral c'est ce qui est écrit dans ton bouquin préféré, tu peux dire que c'est ce qui ne nuit pas à un autre être humain et/ou un animal et/ou une planète ou un truc naturel, avec des nuances infinies (par exemple RMS considère qu'avoir un rapport sexuel avec un cadavre ne nuit à personne, c'est son point de vue). Est-ce que se ballader tout nu nuit à quelqu'un? Est-ce que le voyeurisme nuit à quelqu'un? Est-ce que l'inceste consenti nuit à quelqu'un?
D'un autre côté, il y a plein de choses qui nuisent aux autres et qui sont pourtant légales (péter en public, coder en perl...). Donc tu ne peux pas t'en sortir par une pirouette du style "c'est pourtant simple".
Un exemple complexe que j'aime bien, c'est l'idée de limiter l'enrichissement. Si on a compris que l'économie n'était pas un jeu à somme nulle, il n'est pas du tout évident que l'enrichissement de quelques uns nuit aux autres (les sociétés les plus riches sont aussi souvent les plus inégalitaires, d'ailleurs). Du coup, pour moi, l'argument de la "justice sociale", c'est un argument purement moral : ça n'est "pas bien" d'avoir autant d'argent quand les autres n'en ont pas. Il faut accepter que la loi puisse être purement morale, sinon il serait impossible de faire des choix de société autres que purement utilitaristes ou scientistes.
[^] # Re: Ambivalence
Posté par arnaudus . En réponse au journal Publication du "Stallman Report" 2024. Évalué à 1.
Ceux qui font les lois, qui sont normalement élus dans une démocratie.
Et la nécrophilie, et les rapports avec les animaux, et la polygamie,
Parce que le partage d'un code moral est un socle de la vie en société? La morale est l'origine du droit (c'est la codification des interdits pré-existants: tu ne tueras point, tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, etc), et c'est aussi sa finalité (le droit existe justement pour qu'on ne décide pas à main levée ce qui est moral et ce qui ne l'est pas).
Définir ce qui est moral ou non, c'est une question de point de vue. Tu peux utiliser le critère que tu veux : tu peux penser que ce qui est moral c'est ce qui est écrit dans ton bouquin préféré, tu peux dire que c'est ce qui ne nuit pas à un autre être humain et/ou un animal et/ou une planète ou un truc naturel, avec des nuances infinies (par exemple RMS considère qu'avoir un rapport sexuel avec un cadavre ne nuit à personne, c'est son point de vue). Est-ce que se ballader tout nu nuit à quelqu'un? Est-ce que le voyeurisme nuit à quelqu'un? Est-ce que l'inceste consenti nuit à quelqu'un?
D'un autre côté, il y a plein de choses qui nuisent aux autres et qui sont pourtant légales (péter en public, coder en perl...). Donc tu ne peux pas t'en sortir par une pirouette du style "c'est pourtant simple".
Un exemple complexe que j'aime bien, c'est l'idée de limiter l'enrichissement. Si on a compris que l'économie n'était pas un jeu à somme nulle, il n'est pas du tout évident que l'enrichissement de quelques uns nuit aux autres (les sociétés les plus riches sont aussi souvent les plus inégalitaires, d'ailleurs). Du coup, pour moi, l'argument de la "justice sociale", c'est un argument purement moral : ça n'est "pas bien" d'avoir autant d'argent quand les autres n'en ont pas. Il faut accepter que la loi puisse être purement morale, sinon il serait impossible de faire des choix de société autres que purement utilitaristes ou scientistes.