in fine, je crois comprendre que le problème de Mozilla (Corp ou Fondation) est surtout de diversifier ses sources de revenus, avec plus ou moins de bonheur, pour limiter sa dépendance au bon vouloir de Google.
C'est une bonne direction en soi, surtout que cette source principale risque de se tarir, sauf que le moyen trouvé est totalement en contradiction avec l'image qu'ils vendent, c'est à dire le respect de la vie privée. Ça amène 3 remarques :
C'est le seul logiciel libre non lié aux GAFAM que je connais qui chercherait à se financer avec le traçage de ses utilisateurs ;
Il continue à singer de plus en plus ses concurrents, y compris dans ce qu'ils ont de plus mauvais, au lieu de chercher à se particulariser et à faire un navigateur alternatif qui viserait un type d'usagers différent ;
un moyen bien simple d'augmenter sa balance positive serait de réduire les salaires honteux des cadres de la direction, voire de licencier les parasites dans la mofo et d'investir plus dans le développement en soi (au lieu de licencier les devs).
Pour rappel, Opera avant la v.12 était gratuit, fortement innovant 1, avait réussi à créer un marché propre qui a suffi un temps à financer une équipe de devs payés (et fort capables) sans faire appel à l'espionnage de ses utilisateurs.
Et le fait d'avoir des finances plus saines (et l'absence de sangsues dans sa structure financière) permettrait peut-être de créer un appel d'air et motiver plus de participation au développement libre du code, et peut-être même d'attirer des donateurs professionnels qui auraient besoin d'un navigateur non lié aux GAFAM (on a bien le droit de rêver ;-))
Un truc qui m'a d'ailleurs longtemps énervé c'est que Firefox, au temps où il était populaire (et notamment Tristan Nitot dans ses communiqués), présentait comme des innovations propres ce qu'Opera avait apporté comme nouveautés (onglets, Ctrl-Z, reprise de DL, etc., etc.) Pas que ça soit mal de profiter des meilleures idées, mais ç'aurait été fair-play de rendre à César ce qui est à ses lézards. ↩
[^] # Re: Mozilla n'oeuvre pas pour ses utilisateurs...
Posté par sebas . En réponse au lien L'ONG européenne Noyb porte plainte contre Mozilla au sujet de PPA. Évalué à 4. Dernière modification le 26 septembre 2024 à 08:34.
C'est une bonne direction en soi, surtout que cette source principale risque de se tarir, sauf que le moyen trouvé est totalement en contradiction avec l'image qu'ils vendent, c'est à dire le respect de la vie privée. Ça amène 3 remarques :
C'est le seul logiciel libre non lié aux GAFAM que je connais qui chercherait à se financer avec le traçage de ses utilisateurs ;
Il continue à singer de plus en plus ses concurrents, y compris dans ce qu'ils ont de plus mauvais, au lieu de chercher à se particulariser et à faire un navigateur alternatif qui viserait un type d'usagers différent ;
un moyen bien simple d'augmenter sa balance positive serait de réduire les salaires honteux des cadres de la direction, voire de licencier les parasites dans la mofo et d'investir plus dans le développement en soi (au lieu de licencier les devs).
Pour rappel, Opera avant la v.12 était gratuit, fortement innovant 1 , avait réussi à créer un marché propre qui a suffi un temps à financer une équipe de devs payés (et fort capables) sans faire appel à l'espionnage de ses utilisateurs.
Et le fait d'avoir des finances plus saines (et l'absence de sangsues dans sa structure financière) permettrait peut-être de créer un appel d'air et motiver plus de participation au développement libre du code, et peut-être même d'attirer des donateurs professionnels qui auraient besoin d'un navigateur non lié aux GAFAM (on a bien le droit de rêver ;-))
Un truc qui m'a d'ailleurs longtemps énervé c'est que Firefox, au temps où il était populaire (et notamment Tristan Nitot dans ses communiqués), présentait comme des innovations propres ce qu'Opera avait apporté comme nouveautés (onglets, Ctrl-Z, reprise de DL, etc., etc.) Pas que ça soit mal de profiter des meilleures idées, mais ç'aurait été fair-play de rendre à César ce qui est à ses lézards. ↩