Le code pourrait être de la PI sans être une œuvre de l'esprit. C'est l'effet patchwork qui est gênant, parce qu'une œuvre de l'esprit doit par essence être originale (la jurisprudence exclut par exemple les photos amateur, les documents techniques, etc); par contre, le code n'a pas à être original pour être protégé, alors que les algorithmes sont publics (ils ont le statut de théorèmes mathématiques). C'est totalement incohérent. Tu pourrais très bien avoir le code informatique comme un élément individuel de la PI, sans qu'il faille le faire rentrer au forceps dans les œuvres artistiques.
Ce que vous ne comprenez pas c'est que la GPL n'est pas un "hack" du copyright
Tu veux discuter pendant 3 heures de la définition de "hack"? Il me semble évident que les clauses de la GPL n'avaient absolument pas été prévues par les rédacteurs des lois sur la PI, et c'est en ça que c'est un hack. Oui, la GPL repose sur un droit d'auteur très fort, et c'est justement parce que l'auteur a énormément de droits sur son œuvre qu'il peut donner des droits volontairement. Je trouve au contraire que c'est justement un très bel "hack" législatif, et qu'il n'y en n'a pas beaucoup qui sont aussi élégants que celui-ci.
et le monde continuera de tourner même avec les fantasmes "c'était mieux avant"
Je ne crois pas que personne n'ait jamais dit que c'était mieux avant. L'idée serait plutôt d'avoir vraiment réfléchi à la PI du code informatique plutôt que de l'avoir fourré avec les films et les romans du XIXe siècle.
[^] # Re: Ben si
Posté par arnaudus . En réponse au lien Licences « Fair Source » : ni libres, ni open-source, ni privatrices. Évalué à 6.
Le code pourrait être de la PI sans être une œuvre de l'esprit. C'est l'effet patchwork qui est gênant, parce qu'une œuvre de l'esprit doit par essence être originale (la jurisprudence exclut par exemple les photos amateur, les documents techniques, etc); par contre, le code n'a pas à être original pour être protégé, alors que les algorithmes sont publics (ils ont le statut de théorèmes mathématiques). C'est totalement incohérent. Tu pourrais très bien avoir le code informatique comme un élément individuel de la PI, sans qu'il faille le faire rentrer au forceps dans les œuvres artistiques.
Tu veux discuter pendant 3 heures de la définition de "hack"? Il me semble évident que les clauses de la GPL n'avaient absolument pas été prévues par les rédacteurs des lois sur la PI, et c'est en ça que c'est un hack. Oui, la GPL repose sur un droit d'auteur très fort, et c'est justement parce que l'auteur a énormément de droits sur son œuvre qu'il peut donner des droits volontairement. Je trouve au contraire que c'est justement un très bel "hack" législatif, et qu'il n'y en n'a pas beaucoup qui sont aussi élégants que celui-ci.
Je ne crois pas que personne n'ait jamais dit que c'était mieux avant. L'idée serait plutôt d'avoir vraiment réfléchi à la PI du code informatique plutôt que de l'avoir fourré avec les films et les romans du XIXe siècle.