C'est tellement vrai que le code de la propriété intellectuelle liste le code informatique dans les œuvres de l'esprit par défaut, histoire justement de ne pas devoir prouver que le code exprime la personnalité de son auteur. Parce que justement ça n'est pas du tout évident.
Ce qui est dommage, c'est que le code de la propriété intellectuel était particulièrement limpide et élégant à sa création, et que les amendements successifs, le lobbying des sociétés de perception des droits d'auteur, la jurisprudence, et les "droits voisins" l'ont rendu incompréhensible et illogique. Si un musée vous poursuit pour avoir scanné l'image d'un tableau 2D que vous avez trouvée sur une carte postale, sans mentir, vous avez 50% de chances de gagner et 50% de chances de perdre. Si vous aspirez 500 éléments d'une base de données en ligne via l'API, personne ne peut dire si vous avez enfreint les droits du propriétaire de la base. C'est vraiment dommage que la propriété intellectuelle a été dévoyée au profit des ayant-droits, ça crée de l'instabilité juridique et des petits monopoles, au contraire des objectifs initiaux (qui étaient de faciliter la diffusion artistique en protégeant les auteurs par la loi).
Quand les sociopathes ce sont mis dans l'affaire, ils ont nécessairement orienté la politique vers ce qui maximiserait leur emprise. Ça a marché. Désormais, d'aucun pourrait prétendre vous faire signer un Cluf pour un « hello world ».
Ça marche dans les deux sens, quand même. Combien de libristes chougnent parce que chatGPT a lu leur Hello Word "protégé" par la GPL? (ce que la GPL n'interdit absolument pas, d'ailleurs). Les licences libres se fondent sur la propriété intellectuelle également; combien d'algorithmes complètement triviaux se retrouvent sous GPL (et donc hors du domaine public) ?
[^] # Re: Ben si
Posté par arnaudus . En réponse au lien Licences « Fair Source » : ni libres, ni open-source, ni privatrices. Évalué à 4.
C'est tellement vrai que le code de la propriété intellectuelle liste le code informatique dans les œuvres de l'esprit par défaut, histoire justement de ne pas devoir prouver que le code exprime la personnalité de son auteur. Parce que justement ça n'est pas du tout évident.
Ce qui est dommage, c'est que le code de la propriété intellectuel était particulièrement limpide et élégant à sa création, et que les amendements successifs, le lobbying des sociétés de perception des droits d'auteur, la jurisprudence, et les "droits voisins" l'ont rendu incompréhensible et illogique. Si un musée vous poursuit pour avoir scanné l'image d'un tableau 2D que vous avez trouvée sur une carte postale, sans mentir, vous avez 50% de chances de gagner et 50% de chances de perdre. Si vous aspirez 500 éléments d'une base de données en ligne via l'API, personne ne peut dire si vous avez enfreint les droits du propriétaire de la base. C'est vraiment dommage que la propriété intellectuelle a été dévoyée au profit des ayant-droits, ça crée de l'instabilité juridique et des petits monopoles, au contraire des objectifs initiaux (qui étaient de faciliter la diffusion artistique en protégeant les auteurs par la loi).
Ça marche dans les deux sens, quand même. Combien de libristes chougnent parce que chatGPT a lu leur Hello Word "protégé" par la GPL? (ce que la GPL n'interdit absolument pas, d'ailleurs). Les licences libres se fondent sur la propriété intellectuelle également; combien d'algorithmes complètement triviaux se retrouvent sous GPL (et donc hors du domaine public) ?