Ah, les bons souvenirs 😃
Mon premier PC était bricolé avec du matos de récupération, quelques pièces d'occase, et un peu de hasard.
Un K6-2 350 underclocké à 333, parce que la carte mère devait être genre à 250, mais qu'on pouvait faire varier avec des jumpers.
Donc CM overclockée.
Une carte SIS intégrée, sisi, dont je configurai, dans le BIOS, la quantité de RAM prise sur la RAM système et dédiée à cette carte vidéo...
On est en 1999, windows 98 squatte, assez mal, le matos étant n'importe quoi, l'OS fait n'importe quoi.
Et là paf, un pote me parle de Linux.
Ni une ni deux, je déniche le marchand de journaux, et j'essaye tout.
Suse, Mandrake, Debian, Redhat.
Toutes s'essayent déjà à la configuration automagique, et certaines y arrivent presque, et au lieu de se planter sauvagement, réussissent à afficher X, avec des images et tout.
Mais toujours des artefacts, des dechirures, des bugs graphiques.
Là dessus sort la Slackware 7.0.
contrairement à toutes les autres, rien à faire de X, tu installes en mode texte et sans souris, et quand c'est fini, tu démarres en mode texte avec tes 6 consoles.
Déjà le bonheur : je quitte Microsoft qui m'horripilait avec sa manie de vouloir toujours savoir mieux que moi ce que je veux, pour enfin une distrib qui ne prétend rien, me file les clefs et me laisse me démerder.
Les clefs sous Slackwaare, c'est un répertoire /etc/ avec des fichiers de conf bourrés de documentation.
C'est suffisant pour découvrir xf86config et enfin démarrer X.
Qui marche nickel, après quelques tâtonnements. Je n'ai pas eu la conf aisée au début, mais j'ai appris plein de trucs.
Et quelle joie, quelle claque aussi, de découvrir gnome 1, avec enlightenment 0.16, bim, je venais d'entrer dans le futur !
Et là, encore en double boot, car je suis joueur, je constate, que la musique marche mieux sous Linux, j'ai une SB live et je peux avoir plusieurs programmes qui l'utilisent en même temps. Pas une évidence à l'époque.
Je découvre aussi la version Linux d'UT, plus tard, les perfs et la stabilité sont sans appel, adieu le double boot, d'autant plus que XMMS fonctionne au poil en tâche de fond.
Au même moment, on doit être en 2001/2002, et wine grandit.
Le produit phare alors, pour wine, c'est Starcraft.
Et ça tournait au poil avec la bonne version de wine - et deux ou trois jours de prise de tête - ou même avec un windows sous VMware ou qemu, je ne sais plus.
Depuis je n'ai jamais ressenti l'envie de tester vraiment une autre distrib, j'aime trop la liberté, la totale absence de volonté de choisir quoi que ce soit à ma place. Elle me donne toujours les clés et me laisse faire ce que je veux, comme je veux.
Et ya toujours pas systemd, parce que ça n'apporte rien.
Et en fin d'install elle démarre toujours avec ses 6 consoles texte, et il faut toujours commencer à modifier la conf pour démarrer un environnement graphique.
Et ce qui est sûr, c'est que jamais je n'ai regretté quoi que ce soit du monde microsoft.
Aujourd'hui j'ai encore un vieux portable de 2006 qui tourne quotidiennement. Un serveur ARM de 2005 ou 2006 aussi, mais il ne sert presque plus et il va prendre sa retraite.
# 25 ans de Linux !
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au journal Bon anniversaire à mon Linux. Évalué à 9.
Ah, les bons souvenirs 😃
Mon premier PC était bricolé avec du matos de récupération, quelques pièces d'occase, et un peu de hasard.
Un K6-2 350 underclocké à 333, parce que la carte mère devait être genre à 250, mais qu'on pouvait faire varier avec des jumpers.
Donc CM overclockée.
Une carte SIS intégrée, sisi, dont je configurai, dans le BIOS, la quantité de RAM prise sur la RAM système et dédiée à cette carte vidéo...
On est en 1999, windows 98 squatte, assez mal, le matos étant n'importe quoi, l'OS fait n'importe quoi.
Et là paf, un pote me parle de Linux.
Ni une ni deux, je déniche le marchand de journaux, et j'essaye tout.
Suse, Mandrake, Debian, Redhat.
Toutes s'essayent déjà à la configuration automagique, et certaines y arrivent presque, et au lieu de se planter sauvagement, réussissent à afficher X, avec des images et tout.
Mais toujours des artefacts, des dechirures, des bugs graphiques.
Là dessus sort la Slackware 7.0.
contrairement à toutes les autres, rien à faire de X, tu installes en mode texte et sans souris, et quand c'est fini, tu démarres en mode texte avec tes 6 consoles.
Déjà le bonheur : je quitte Microsoft qui m'horripilait avec sa manie de vouloir toujours savoir mieux que moi ce que je veux, pour enfin une distrib qui ne prétend rien, me file les clefs et me laisse me démerder.
Les clefs sous Slackwaare, c'est un répertoire /etc/ avec des fichiers de conf bourrés de documentation.
C'est suffisant pour découvrir xf86config et enfin démarrer X.
Qui marche nickel, après quelques tâtonnements. Je n'ai pas eu la conf aisée au début, mais j'ai appris plein de trucs.
Et quelle joie, quelle claque aussi, de découvrir gnome 1, avec enlightenment 0.16, bim, je venais d'entrer dans le futur !
Et là, encore en double boot, car je suis joueur, je constate, que la musique marche mieux sous Linux, j'ai une SB live et je peux avoir plusieurs programmes qui l'utilisent en même temps. Pas une évidence à l'époque.
Je découvre aussi la version Linux d'UT, plus tard, les perfs et la stabilité sont sans appel, adieu le double boot, d'autant plus que XMMS fonctionne au poil en tâche de fond.
Au même moment, on doit être en 2001/2002, et wine grandit.
Le produit phare alors, pour wine, c'est Starcraft.
Et ça tournait au poil avec la bonne version de wine - et deux ou trois jours de prise de tête - ou même avec un windows sous VMware ou qemu, je ne sais plus.
Depuis je n'ai jamais ressenti l'envie de tester vraiment une autre distrib, j'aime trop la liberté, la totale absence de volonté de choisir quoi que ce soit à ma place. Elle me donne toujours les clés et me laisse faire ce que je veux, comme je veux.
Et ya toujours pas systemd, parce que ça n'apporte rien.
Et en fin d'install elle démarre toujours avec ses 6 consoles texte, et il faut toujours commencer à modifier la conf pour démarrer un environnement graphique.
Et ce qui est sûr, c'est que jamais je n'ai regretté quoi que ce soit du monde microsoft.
Aujourd'hui j'ai encore un vieux portable de 2006 qui tourne quotidiennement. Un serveur ARM de 2005 ou 2006 aussi, mais il ne sert presque plus et il va prendre sa retraite.