Mais cette définition ne se heurte pas à la question des biens qu'on garde en réserve du fait de la valeur qu'on leur attribue? Je comprends bien qu'une oeuvre d'art ou une collection de timbres puisse avoir une valeur en plus de la valeur d'échange, mais peut-on dire qu'on en "fait usage"? Regarder un tableau, ça n'est pas comme boire une bouteille de vin, on ne fait pas vraiment usage du tableau. Par ailleurs, certains conservent le vin ou les tableaux dans un but purement spéculatif, ils n'ont absolument pas l'intention d'en faire usage (auquel cas la valeur de l'objet n'est dû qu'au fait que d'autres peuvent en faire usage). Donc qu'est-ce que tu fais d'un objet dont seulement 1% de la population ait l'intérêt d'en faire usage? 0.1%? 0.00000001%?
L'autre truc bizarre, c'est que l'argent en principe sert à échanger cet argent contre un bien ou un service. Or, un Bt ne s'échange quasiment jamais contre un bien ou un service, il s'échange... contre de l'argent. Est-ce que ça n'est pas ça qui en pratique le disqualifie en tant que monnaie? Un objet qui doit être obligatoirement être échangé contre de la monnaie avant une transaction ne peut pas être lui-même une monnaie...
Quel est donc le marché qu'il cherche à conquérir comme intermédiaire ?
Je ne sais pas à quel point il cherchait spécifiquement à conquérir ce marché, mais il semble qu'il serve surtout à assurer les transactions dans le secteur criminel : trafic d'armes, trafic de drogue, blanchiment, rançons. C'est seulement dans ce secteur que le fait de ne pas être une monnaie émise par un état et passant par le système bancaire est un avantage, puisque ça rend plus difficile de traquer les flux financiers et d'imposer des restrictions dans certaines zones géographies (par exemple, tu ne peux pas bloquer les comptes Bt détenus par des milliardaires Russes).
[^] # Re: pas Ponzi
Posté par arnaudus . En réponse au journal Pourquoi le rêve du bitcoin est fini.. Évalué à 5.
Mais cette définition ne se heurte pas à la question des biens qu'on garde en réserve du fait de la valeur qu'on leur attribue? Je comprends bien qu'une oeuvre d'art ou une collection de timbres puisse avoir une valeur en plus de la valeur d'échange, mais peut-on dire qu'on en "fait usage"? Regarder un tableau, ça n'est pas comme boire une bouteille de vin, on ne fait pas vraiment usage du tableau. Par ailleurs, certains conservent le vin ou les tableaux dans un but purement spéculatif, ils n'ont absolument pas l'intention d'en faire usage (auquel cas la valeur de l'objet n'est dû qu'au fait que d'autres peuvent en faire usage). Donc qu'est-ce que tu fais d'un objet dont seulement 1% de la population ait l'intérêt d'en faire usage? 0.1%? 0.00000001%?
L'autre truc bizarre, c'est que l'argent en principe sert à échanger cet argent contre un bien ou un service. Or, un Bt ne s'échange quasiment jamais contre un bien ou un service, il s'échange... contre de l'argent. Est-ce que ça n'est pas ça qui en pratique le disqualifie en tant que monnaie? Un objet qui doit être obligatoirement être échangé contre de la monnaie avant une transaction ne peut pas être lui-même une monnaie...
Je ne sais pas à quel point il cherchait spécifiquement à conquérir ce marché, mais il semble qu'il serve surtout à assurer les transactions dans le secteur criminel : trafic d'armes, trafic de drogue, blanchiment, rançons. C'est seulement dans ce secteur que le fait de ne pas être une monnaie émise par un état et passant par le système bancaire est un avantage, puisque ça rend plus difficile de traquer les flux financiers et d'imposer des restrictions dans certaines zones géographies (par exemple, tu ne peux pas bloquer les comptes Bt détenus par des milliardaires Russes).