Le choix du parti, le choix de ses prises de position c'est le job
C'est un peu ce que j'ai dit "Bien sur, ils font le choix de s'engager dans un parti X ou Y".
Ça c'est encore plus du foutage de gueule. L'un empêche pas l'autre. Si tu ne tiens pas pour responsable le vote des élus alors le vote des électeurs ne veut plus rien dire
Sauf que l'un masque très largement l'autre.
On tient bien plus souvent les élus responsables que les électeurs, alors que ça devrait être l'inverse. Mais comme les électeurs sont un groupe amorphe, changeant et assez invisible (dans le sens ou par construction, on ne sait qui vote quoi), il y a pas grand chose à faire en terme de responsabilité.
Donc il faut bien quelque chose pour incarner les idées, d’où le fait d'avoir des partis, des élus, des cadres, etc.
Mais se focaliser sur certains humains comme porteur des idées, ça masque à la fois le contexte (passé et présent), mais aussi les autres humains. Tout ce qui n'est pas "incarné" par une personnalité a tendance à être invisible.
Par exemple, et que je sache, personne ne défends le retour de la peine de mort dans son programme politique en France en 2024 (même si je n'ai pas raclé le fond du bidet pour voir si y a pas quelque chose chez Nicolas Dupont-Aignan, Floriant Phillipot ou François Asselineau).
Il y a bien eu des tentatives par la droite de temps en temps depuis 1981, mais c'est pas vraiment un grand sujet de débat. Même MLP a fait rapidement demi tour, et elle a fait le ménage dans le programme du FN en 2012 (alors que si il y a bien une chose qui caractérise l’extrême droite, c'est d'être en roue libre en général).
Mais on ne parle pas du sujet, sauf quand on peut le rattacher à une personnalité politique. Et c'est un souci, parce que si on en parle pas, alors ça passe sous le radar.
Et il y a quand même une part anormalement haute des français qui semblent pour la peine de mort. Et quand je dit anormalement haute, je parle de 45 à 50% (et ça me choque, parce que c'est quand même le degré 0 de respect des droits humains).
Et tout le monde s'en fout, parce qu'on se focalise uniquement sur un souci quand c'est relayé par les médias. Et c'est relayé par les médias quasiment uniquement quand une personnalité parle d'un sujet, ou quand une tragédie suffisamment exceptionnelle arrive et choque le monde (ou quand on arrive à faire le buzz, comme c'est le cas ici).
Moi, je trouve ça triste qu'on participe à co-construire ce système qui finalement donne le pouvoir à une poignée (en faisant porter bien plus la responsabilité sur certains) et implique des "chocs" pour la plupart des changements (le droit d'avorter dans la constitution française est un bon exemple selon moi, vu que c'est passé suite au choc de l’arrêt Dobbs).
Alors bien sur, c'est pas nos 2 commentaires qui vont changer le monde, et je ne propose rien de mieux que l'état actuelle de la société. Et de toute façon, je pense que la responsabilité individuel ne peut pas aller plus loin que le pouvoir individuel (qui est quand même vachement limité pour la majorité d'entre nous), mais on est pas obligé non plus de ne pas s'interroger sur l'allocation des responsabilités dans notre monde.
[^] # Re: oui et non
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 4.
C'est un peu ce que j'ai dit "Bien sur, ils font le choix de s'engager dans un parti X ou Y".
Sauf que l'un masque très largement l'autre.
On tient bien plus souvent les élus responsables que les électeurs, alors que ça devrait être l'inverse. Mais comme les électeurs sont un groupe amorphe, changeant et assez invisible (dans le sens ou par construction, on ne sait qui vote quoi), il y a pas grand chose à faire en terme de responsabilité.
Donc il faut bien quelque chose pour incarner les idées, d’où le fait d'avoir des partis, des élus, des cadres, etc.
Mais se focaliser sur certains humains comme porteur des idées, ça masque à la fois le contexte (passé et présent), mais aussi les autres humains. Tout ce qui n'est pas "incarné" par une personnalité a tendance à être invisible.
Par exemple, et que je sache, personne ne défends le retour de la peine de mort dans son programme politique en France en 2024 (même si je n'ai pas raclé le fond du bidet pour voir si y a pas quelque chose chez Nicolas Dupont-Aignan, Floriant Phillipot ou François Asselineau).
Il y a bien eu des tentatives par la droite de temps en temps depuis 1981, mais c'est pas vraiment un grand sujet de débat. Même MLP a fait rapidement demi tour, et elle a fait le ménage dans le programme du FN en 2012 (alors que si il y a bien une chose qui caractérise l’extrême droite, c'est d'être en roue libre en général).
Mais on ne parle pas du sujet, sauf quand on peut le rattacher à une personnalité politique. Et c'est un souci, parce que si on en parle pas, alors ça passe sous le radar.
Et il y a quand même une part anormalement haute des français qui semblent pour la peine de mort. Et quand je dit anormalement haute, je parle de 45 à 50% (et ça me choque, parce que c'est quand même le degré 0 de respect des droits humains).
Et tout le monde s'en fout, parce qu'on se focalise uniquement sur un souci quand c'est relayé par les médias. Et c'est relayé par les médias quasiment uniquement quand une personnalité parle d'un sujet, ou quand une tragédie suffisamment exceptionnelle arrive et choque le monde (ou quand on arrive à faire le buzz, comme c'est le cas ici).
Moi, je trouve ça triste qu'on participe à co-construire ce système qui finalement donne le pouvoir à une poignée (en faisant porter bien plus la responsabilité sur certains) et implique des "chocs" pour la plupart des changements (le droit d'avorter dans la constitution française est un bon exemple selon moi, vu que c'est passé suite au choc de l’arrêt Dobbs).
Alors bien sur, c'est pas nos 2 commentaires qui vont changer le monde, et je ne propose rien de mieux que l'état actuelle de la société. Et de toute façon, je pense que la responsabilité individuel ne peut pas aller plus loin que le pouvoir individuel (qui est quand même vachement limité pour la majorité d'entre nous), mais on est pas obligé non plus de ne pas s'interroger sur l'allocation des responsabilités dans notre monde.