Concernant mon analyse du second tour des législatives :
même si les 217 désistements se sont faits dans le cadre du front républicain, cela ne présage pas effectivement de la volonté des électeurs, mais place les électeurs en situation classique du vote pour le moins pire (le fameux "peste ou choléra"de Zenitram), et de fait tend à ce que les électeurs dont le candidat a été éliminé ou s'est désisté agissent ainsi ou s'abstiennent/votent blanc.
le choix de l'abstention/vote blanc a été assez faible, puisqu'avec 63% de suffrages exprimés (-4% par rapport au T1, surtout dus à la hausse du vote blanc), la participation n'avait pas été aussi élevée depuis 27 ans ( pour bien insister là-dessus, au T2 de 2022, il n'y avait que 43% de suffrages exprimés, et en 2017 38%).
le bilan est que par rapport aux 260 circonscriptions où l'extrême-droite était en tête, elle n'a finalement gagné que 88 députés au second tour, avec des remontées spectaculaires, par exemple :
Elisabeth Borne (en retard de 7%) a presque multiplié par 2 ses électeurs
Olivier Marleix (en retard de 12%) a plus que multiplié par 2 ses électeurs
François Ruffin (en retard de 6%) a multiplié par 1,5 ses électeurs
sur les dix triangulaires ou le RN était en tête, sans de désistements, le RN en a remporté 9.
Bref, il me semble y avoir assez de faisceaux d'indices concordant pour dire que le refus du RN, avec le front républicain (via la responsabilité des candidats se désistant et des électeurs) a été exprimé assez clairement.
Pour le reste, j'ai déjà exprimé ici le problème du front républicain, à savoir qu'il n'engage pas les élus en ayant béneficié : à ce titre, si je déplore que le NFP se soit trop arc-bouté sur son programme, je déplore aussi qu'ensemble ai exigé la mise à l ́ecart de LFI.
[^] # Re: Oui, droit à l'oubli, droit à changer d'avis : démocrate et lté d'exp.
Posté par hugotrip . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 6.
Concernant mon analyse du second tour des législatives :
même si les 217 désistements se sont faits dans le cadre du front républicain, cela ne présage pas effectivement de la volonté des électeurs, mais place les électeurs en situation classique du vote pour le moins pire (le fameux "peste ou choléra"de Zenitram), et de fait tend à ce que les électeurs dont le candidat a été éliminé ou s'est désisté agissent ainsi ou s'abstiennent/votent blanc.
le choix de l'abstention/vote blanc a été assez faible, puisqu'avec 63% de suffrages exprimés (-4% par rapport au T1, surtout dus à la hausse du vote blanc), la participation n'avait pas été aussi élevée depuis 27 ans ( pour bien insister là-dessus, au T2 de 2022, il n'y avait que 43% de suffrages exprimés, et en 2017 38%).
le bilan est que par rapport aux 260 circonscriptions où l'extrême-droite était en tête, elle n'a finalement gagné que 88 députés au second tour, avec des remontées spectaculaires, par exemple :
sur les dix triangulaires ou le RN était en tête, sans de désistements, le RN en a remporté 9.
Bref, il me semble y avoir assez de faisceaux d'indices concordant pour dire que le refus du RN, avec le front républicain (via la responsabilité des candidats se désistant et des électeurs) a été exprimé assez clairement.
Pour le reste, j'ai déjà exprimé ici le problème du front républicain, à savoir qu'il n'engage pas les élus en ayant béneficié : à ce titre, si je déplore que le NFP se soit trop arc-bouté sur son programme, je déplore aussi qu'ensemble ai exigé la mise à l ́ecart de LFI.