Il y a des arguments très construit pour des démocraties qui s'appuient sur le tirage au sors. On s'appuie dessus pour nos procès parmi les plus grave, il faudra un peu plus d'arguments que ton mépris pour le balayer.
Je ne dis pas que je suis contre le tirage au sort, je suis convaincu que cela peut fonctionner, même sous forme hybride (comme un Sénat tiré au sort mais un AN élue). La Convention citoyenne pour le climat a montré que ça peut être intéressant quand du moins les mesures adoptées ne sont pas ignorées.
Par ailleurs nos cours d'assises ont dans le juré des gens tirés au sort mais aussi des magistrats. Ce n'est pas comme aux États-Unis et cela permet de guider un peu la direction des débats dans cette situation pour éviter certaines dérives qu'il y a quand les jurés sont uniquement des citoyens lambdas (le système judiciaire est complexe, une enquête ou un procès aussi, sans formation préalable il y a moyen de bien se planter).
Ça n'a pas grand chose à voir avec le fait de considérer même mollement que sa politique est acceptable. Notamment l'échéance de 2027 est dans toutes les têtes comme nous l'a très bien montré notre ancien premier ministre. Ça n'est pas jouer sur les mots car ça a un impact véritable sur la capacité à gouverner. Il y a d'autres façons que faire tomber le gouvernement pour lui mettre des battons dans les roues.
Bien sûr, mais à un moment donné le gouvernement pour qu'il soit utile il faut adopter des lois en ligne avec sa politique. Si les députés ne votent jamais de motion de censure mais ne valident aucune loi derrière, cela n'a pas un grand intérêt et est de fait un gouvernement purement technique digne d'un gouvernement démissionnaire. Et pour valider les lois il faut être un minimum d'accord avec.
Je n'ai pas de doute qu'il n'y a pas de député qui souhaite se lever contre n'importe quel "personnalité préférées des français".
Mouais, pourtant je suis assez convaincu que tu as plein de députés et plein de Français qui sont bien d'accord pour dire que Goldman est un bon musicien compositeur interprète mais pas forcément adapté à un poste politique de ce genre et qu'il n'a rien à faire là. Les gens savent dissocier les deux tu sais.
Donc il n'a pas le droit à l'oubli
Le droit à l'oubli pour une personnalité publique c'est une notion délicate, dans les faits ils ne l'ont pas vraiment. Cela ne me paraît pas aberrant si la ligne d'une personnalité politique pendant 40 ans a été la même de considérer qu'elle sera probablement dans cette ligne là les années suivantes. En communication politique c'est d'ailleurs classique, si tu veux amorcer un changement, tu n'engages pas une personnalité politique en fin de carrière qui a été longtemps dans les sphères du pouvoir, tu prends des personnes qui n'ont pas été à ces responsabilités. C'était d'ailleurs l'une des raison derrière le choix d'Attal à l'époque (même si, on n'est pas dupe de la manoeuvre).
Bien sûr un total revirement de situation est possible mais il faut le prouver, et il est en tout cas peu probable que Macron (en accord avec d'autres) ait pensé à Barnier pour faire différemment que ce qu'il a fait. On ne peut pas reprocher aux citoyens en tout cas de garder en tête tout cela en voyant son nom apparaître sur les radars.
Macron a sciemment choisi quelqu'un d'anti IVG quelques mois après sa fierté de l'avoir inscrit dans la constitution.
Je pense que la position de Barnier sur l'IVG n'a aucune importance pour Macron. Et à dire vrai, ce n'est pas le plus important car il est peu probable qu'on rediscute du sujet d'ici 3 ans. Mais cela témoigne malgré tout d'une idéologie politique qui peut se traduire pour d'autres sujets. Ce qui compte c'est ce qu'il a fait et est capable de faire (dont marcher sur le fil du rasoir), et que sa politique économique et sociale est en partie alignée avec ce qu'il veut et que ce que la droite ou le RN peuvent vouloir.
[^] # Re: Oui, droit à l'oubli, droit à changer d'avis : démocrate et lté d'exp.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 4.
Je ne dis pas que je suis contre le tirage au sort, je suis convaincu que cela peut fonctionner, même sous forme hybride (comme un Sénat tiré au sort mais un AN élue). La Convention citoyenne pour le climat a montré que ça peut être intéressant quand du moins les mesures adoptées ne sont pas ignorées.
Par ailleurs nos cours d'assises ont dans le juré des gens tirés au sort mais aussi des magistrats. Ce n'est pas comme aux États-Unis et cela permet de guider un peu la direction des débats dans cette situation pour éviter certaines dérives qu'il y a quand les jurés sont uniquement des citoyens lambdas (le système judiciaire est complexe, une enquête ou un procès aussi, sans formation préalable il y a moyen de bien se planter).
Bien sûr, mais à un moment donné le gouvernement pour qu'il soit utile il faut adopter des lois en ligne avec sa politique. Si les députés ne votent jamais de motion de censure mais ne valident aucune loi derrière, cela n'a pas un grand intérêt et est de fait un gouvernement purement technique digne d'un gouvernement démissionnaire. Et pour valider les lois il faut être un minimum d'accord avec.
Mouais, pourtant je suis assez convaincu que tu as plein de députés et plein de Français qui sont bien d'accord pour dire que Goldman est un bon musicien compositeur interprète mais pas forcément adapté à un poste politique de ce genre et qu'il n'a rien à faire là. Les gens savent dissocier les deux tu sais.
Le droit à l'oubli pour une personnalité publique c'est une notion délicate, dans les faits ils ne l'ont pas vraiment. Cela ne me paraît pas aberrant si la ligne d'une personnalité politique pendant 40 ans a été la même de considérer qu'elle sera probablement dans cette ligne là les années suivantes. En communication politique c'est d'ailleurs classique, si tu veux amorcer un changement, tu n'engages pas une personnalité politique en fin de carrière qui a été longtemps dans les sphères du pouvoir, tu prends des personnes qui n'ont pas été à ces responsabilités. C'était d'ailleurs l'une des raison derrière le choix d'Attal à l'époque (même si, on n'est pas dupe de la manoeuvre).
Bien sûr un total revirement de situation est possible mais il faut le prouver, et il est en tout cas peu probable que Macron (en accord avec d'autres) ait pensé à Barnier pour faire différemment que ce qu'il a fait. On ne peut pas reprocher aux citoyens en tout cas de garder en tête tout cela en voyant son nom apparaître sur les radars.
Je pense que la position de Barnier sur l'IVG n'a aucune importance pour Macron. Et à dire vrai, ce n'est pas le plus important car il est peu probable qu'on rediscute du sujet d'ici 3 ans. Mais cela témoigne malgré tout d'une idéologie politique qui peut se traduire pour d'autres sujets. Ce qui compte c'est ce qu'il a fait et est capable de faire (dont marcher sur le fil du rasoir), et que sa politique économique et sociale est en partie alignée avec ce qu'il veut et que ce que la droite ou le RN peuvent vouloir.