L'argument du "fiable à 100%" n'est pas très convainquant : rien n'est fiable à 100%. La question de l'automatisation, c'est une histoire de coût / bénéfice. Il y a une partie financière (par exemple, pour l'automatisation des transports en commun ou des taxis), et une partie "sécurité". Même si on oublie complètement la partie financière qu'on peut trouver cynique (à tort à mon avis, puisque la baisse des coûts du transport en commun sert des objectifs sociétaux, mais bon), en terme de sécurité, la question n'est pas si l'automatisme est fiable à 100%, c'est dans quelle mesure il fait baisser l'accidentologie. Parce que oui, au risque d'enfoncer les portes ouvertes, les humains ne sont pas fiables du tout non plus. Ils peuvent être distraits, ils peuvent ne pas être en état de conduire (ivresse, malaise, endormissement...), ils peuvent outrepasser les règles de sécurité (vitesse, conduite sur route mouillée...), ils peuvent prendre les mauvaises décisions (se mettre dans un poteau en béton à 90 km/h pour ne pas écraser un hérisson...). Du coup, la question n'est pas de savoir si une voiture automatique ne va pas déclencher un freinage d'urgence pour un sac en plastique qui se ballade sur l'autoroute, parce qu'on sait qu'elle le fera un jour ou l'autre, c'est de savoir dans quelle mesure une voiture automatique fait plus ou moins d'erreurs qu'un conducteur humain.
Bon, et après il y a tout un tas de questions rigolotes éthiques liées à l'acceptabilité du risque (j'ai l'intuition qu'il est étrangement plus acceptable d'avoir un accident à cause d'un petit vieux qui fait un malaise plutôt qu'à cause d'un bug dans un système automatique, mais je ne suis pas sûr que ça soit bien rationnel).
[^] # Re: Vroum vroum
Posté par arnaudus . En réponse au journal Ford: Quand les brevets ne sont pas pensés par les informaticiens. Évalué à 3.
L'argument du "fiable à 100%" n'est pas très convainquant : rien n'est fiable à 100%. La question de l'automatisation, c'est une histoire de coût / bénéfice. Il y a une partie financière (par exemple, pour l'automatisation des transports en commun ou des taxis), et une partie "sécurité". Même si on oublie complètement la partie financière qu'on peut trouver cynique (à tort à mon avis, puisque la baisse des coûts du transport en commun sert des objectifs sociétaux, mais bon), en terme de sécurité, la question n'est pas si l'automatisme est fiable à 100%, c'est dans quelle mesure il fait baisser l'accidentologie. Parce que oui, au risque d'enfoncer les portes ouvertes, les humains ne sont pas fiables du tout non plus. Ils peuvent être distraits, ils peuvent ne pas être en état de conduire (ivresse, malaise, endormissement...), ils peuvent outrepasser les règles de sécurité (vitesse, conduite sur route mouillée...), ils peuvent prendre les mauvaises décisions (se mettre dans un poteau en béton à 90 km/h pour ne pas écraser un hérisson...). Du coup, la question n'est pas de savoir si une voiture automatique ne va pas déclencher un freinage d'urgence pour un sac en plastique qui se ballade sur l'autoroute, parce qu'on sait qu'elle le fera un jour ou l'autre, c'est de savoir dans quelle mesure une voiture automatique fait plus ou moins d'erreurs qu'un conducteur humain.
Bon, et après il y a tout un tas de questions rigolotes éthiques liées à l'acceptabilité du risque (j'ai l'intuition qu'il est étrangement plus acceptable d'avoir un accident à cause d'un petit vieux qui fait un malaise plutôt qu'à cause d'un bug dans un système automatique, mais je ne suis pas sûr que ça soit bien rationnel).