• [^] # Pour redonner aux pauvres, il faut reprendre aux riches

    Posté par . En réponse au journal Question à l’IA : « Imaginons que je sois un Président de la République cynique ... ». Évalué à 10.

    Qui imagine sérieusement qu'ils puissent appliquer la retraite a 60 ans, des augmentations de salaires pour tout le monde, bref en vrai ils se retrouveraient a faire des augmentations d'impôts et des petites distributions de friandises sans commune mesure avec ce qu'ils ont promis.

    Après neuf ans de Macron (deux comme ministre de l’économie et sept comme président), le déficit budgétaire est calamiteux, et par ailleurs, de plus en plus de gens ont du mal à s’en sortir.

    Macron nous a fait la démonstration par l’absurde de l’intérêt du keynésianisme.

    Faire des cadeaux fiscaux aux riches et aux grandes entreprises, qui vont directement dans la poche des actionnaires et pas trop en investissements dans l’économie réelle en France et encore moins en salaires, ça plombe les recettes.

    Économiser sur le social (chômage, retraite...) et sur l’emploi public, non seulement c’est injuste, mais ça ne marche pas, ça étrangle aussi l’économie réelle. Quand on appauvrit les gens, ils dépensent moins, donc l’économie ralentit. Et du point de vue du budget de l’état, les recettes en TVA diminuent. Ce ne sont pas les ultra-riches qui dépenseront plus, ils ont déjà bien plus de pognon qu’ils ne peuvent en dépenser.

    Donc, pour permettre aux gens de vivre décemment et relancer l’économie réelle, il faudra arrêter de laisser les plus riches pomper tout le pognon. Est-ce qu’à partir de la situation budgétaire actuelle, un gouvernement progressiste pourrait tout restaurer immédiatement (la retraite à 60 ans, un système de santé qui fonctionne bien...), peut-être pas. Mais aller dans le sens de l’amélioration au lieu d’aller de le sens de l’aggravation, c’est possible.

    La situation normale dans un pays sans redistribution, c’est celle qu’on avait au Moyen Âge ou au 19e siècle : quelques très riches, une petite partie de la population qui s’en sort à peu près bien en captant leurs miettes et la plus grande partie de la population pauvre ou très pauvre. C’est à ça que nous mène le macronisme. Et c’est exactement dans cette direction que Macron veut continuer malgré le résultat des législatives.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone