Mais j'ai l'impression qu'on mélange tout dans ces sujets et que ce serait plus solide si on séparait bien les choses.
Le plus important est-il de savoir si on se sert des outils informatiques (des "écrans", c'est comme ça qu'on appelle ça dans ces discussions), ou comment ?
Aller sur les réseaux sociaux ce n'est pas du tout la même activité qu'aller regarder un agenda. Ça n'a pas les mêmes implications sur la santé et le bien-être. Regarder quels exercices on doit faire pour demain sur un écran me parait tout à fait anodin.
« Droit à la déconnexion » : je trouve l'usage de l'expression confus.
personne n'est obligé de se connecter sur les réseaux ou les messageries pour consulter un agenda
mais effectivement, si on le fait depuis son téléphone, malheureusement les messageries sont là presque inconditionnellement.
cette expression veut en général dire qu'on peut déconnecter du travail quand on y est plus. Si on souhaite un « droit à la déconnexion » pour les élèves, alors on ne fait plus de devoirs à la maison. On met en place suffisamment d'heures de perm et suffisamment peu d'heures de cours pour que les élèves puissent bosser et réviser en autonomie entièrement à l'école, et se reposer le soir, la nuit, le matin et les weekends.
Quelques avis randoms « contradictoires » :
les agendas papiers et les manuels papiers, c'est lourd. Remplacer tout ça par du numérique pourrait permettre de moins tuer le dos des élèves. Et puis, le papier, une vraie plaie à maintenir en ordre pour des gens comme moi, ça a été une petite difficulté dans ma scolarité, difficulté pas bloquante mais qui a plus ou moins disparue de ma vie depuis
avoir des agendas et des cours numériques, ça oblige à avoir du matériel informatique, ce n'est pas forcément une bonne chose
ça coûte cher
ça fait des déchets
ça invite en général les GAFAM dans notre éducation
il faut garder à l'esprit que les élèves ont généralement déjà un téléphone de toute façon (pour l'agenda - pour les cours, la taille de l'écran n'est évidemment pas idéale), donc ça restreint le problème à ceux qui ne veulent pas de matériel informatique - bien sûr, on participe à ce besoin ressenti d'en avoir en s'appuyant là dessus
les cours sur des écrans, je suis convaincu que ça rentre moins bien dans la tête pour beaucoup de gens. En tout cas, écrire à la main me permettait de retenir mieux, c'est plutôt clair, et ne pas devoir relire le cours sur un écran lumineux, c'était pas mal. (Pour ça, une tablette avec un écran à encre électronique pourrait faire le taf je suppose, si bien conçu).
et oui, effectivement, si les élèves n'ont que des téléphones ou des tablettes, c'est probablement nécessairement connecté à leurs notifications et leurs messageries donc c'est pas top. Il faut pouvoir accéder aux choses sans être distrait·e.
# Bébé et eau du bain ?
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au lien Regagner l’attention des élèves par un usage raisonné du numérique. Évalué à 4. Dernière modification le 29 août 2024 à 15:49.
Je n'ai pas trop d'avis sur la question.
Mais j'ai l'impression qu'on mélange tout dans ces sujets et que ce serait plus solide si on séparait bien les choses.
Le plus important est-il de savoir si on se sert des outils informatiques (des "écrans", c'est comme ça qu'on appelle ça dans ces discussions), ou comment ?
Aller sur les réseaux sociaux ce n'est pas du tout la même activité qu'aller regarder un agenda. Ça n'a pas les mêmes implications sur la santé et le bien-être. Regarder quels exercices on doit faire pour demain sur un écran me parait tout à fait anodin.
« Droit à la déconnexion » : je trouve l'usage de l'expression confus.
Quelques avis randoms « contradictoires » :