Je dois etre stupide, mais il y a un truc que je ne compremd toujours pas.
En Europe, le carctere breuvetable d'une invention est determinee comme suit : Il faut que celle ci sot non triviale pour l'homme du metier par rapport a l'existant.
Premier probleme : En informatique rien n'est trivial (ou alors tout l'est). Un programme dans sa forme binaire n'a rien de trivial, cela demande des comptences assez momnstrueuses de pouvoir desassebler proprement et comprendre le fonctionnement d'un binaire. Le plus simple programme affichant "bonjour" dans un mode graphique est un veritable casse-tete a decortiquer. Inversement lorsque l'on se positionne au niveau du langage on se rend compte qu'il est assez simple de creer un langage dans lequel un algorithme donne est trivial a ecrire. Pour finir les programmes les plus fondamentaux et les plus repandus (tel que la gestion de memoire, synchronisation entre processus ou protocoles, conversions de donnees etc.) sont egalement reconnus come les plus complexe a ecrire et a comprendre.
Difficile dans ces cas la de parler de trivialite.
Deuxieme probleme : L'homme du metier n'existe pas. Un des livres les plus acclames par les concepteurs objet est "Design Patterns" par le gang des quatres (Gamma, Helm, Johnson et Vlissides). Cet ouvrage ne donne pas de technique de programmation monstreuse, il n'ouvre pas non plus un domaine inexplore jusque la. D'ailleurs dans l'avant propos les auteus indiquent clairement qu'un concepteur objet n'apprendra rien de technique et que tous les modeles presentes sont tres basiques. L'interet du livre alors ? C'est de fournir un voccabulaire unifie. De donner un nom generique au truc qui fait tampon virtuel entre les deux bidules. Celivre a ete acclame parceque meme dans la plus normee des methodes de programation, il n'y avait pas de voccabulaire... De plus les programmeurs ne maitrisent jamais l'ensemble des outils qu'ils utilisent. Partiellement novices, partiellement concepteurs, souvent utilisateurs, aucun d'entre eux n'est capable de pretendre avoi ecrit lui meme tous ses outils et toutes ses bibliotheques.
Troisieme probleme : l'existant. La on va carrement rire. L'internet a deja en 5 ans balayees derriere lui en terme de quantite l'ensemble des ecrits humains. On evalue l'ensembe des donnes sur internet a 1 peta-octet (contre 4 terra en 98). A titre de comparaison les oeuvres de Shakespeare pesent 12 mega octets, 4 Mo si on utilise une compression de type zip. C'est 1 million de fois moins que le contenu de l'internet en 98. 250 million de fois moins que le contenu estime aujourd'hui. Bien en supposant qu'il faille 1 semaine pour parcourir l'esemble des oeuvres de Shakespeare pour y trouver une certaine structure de phrase, il faut donc actuellement a peu pres 250 millions de semaine pour savoir si une fonctionalite existe deja sur internet. Voyons ca fait pratiquement 5 millions d'annees/homme de travail. Et ca c'est juste pour savoir si ca existe deja et exclusivement sur internet. La quantite de travail pour indexer les technologies presentes sur l'esemble du paradigme informatique et pouvoir determine la trivialite ou non d'un invention est bien sure tres nettement superieure.
Alors ma question est la suivante. Pourquoi les pro-brevets s'acharnent-ils a pousser un systeme qui est materiellement inutilisable ? Il n'y a que deux reponses possible : La premiere etant qu'ils ne se rendent pas compte et ne savent absolument pas de quoi ils parlent, la deuxieme etant qu'ils ne comptent de toute fac on absolument pas respecter la loi au niveau de la recherche d'antecdent et de la certification de la qualite innovante.
# Re: Brevets logiciels : riposte des pro-brevets
Posté par Jerome Herman . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : riposte des pro-brevets. Évalué à 10.
En Europe, le carctere breuvetable d'une invention est determinee comme suit : Il faut que celle ci sot non triviale pour l'homme du metier par rapport a l'existant.
Premier probleme : En informatique rien n'est trivial (ou alors tout l'est). Un programme dans sa forme binaire n'a rien de trivial, cela demande des comptences assez momnstrueuses de pouvoir desassebler proprement et comprendre le fonctionnement d'un binaire. Le plus simple programme affichant "bonjour" dans un mode graphique est un veritable casse-tete a decortiquer. Inversement lorsque l'on se positionne au niveau du langage on se rend compte qu'il est assez simple de creer un langage dans lequel un algorithme donne est trivial a ecrire. Pour finir les programmes les plus fondamentaux et les plus repandus (tel que la gestion de memoire, synchronisation entre processus ou protocoles, conversions de donnees etc.) sont egalement reconnus come les plus complexe a ecrire et a comprendre.
Difficile dans ces cas la de parler de trivialite.
Deuxieme probleme : L'homme du metier n'existe pas. Un des livres les plus acclames par les concepteurs objet est "Design Patterns" par le gang des quatres (Gamma, Helm, Johnson et Vlissides). Cet ouvrage ne donne pas de technique de programmation monstreuse, il n'ouvre pas non plus un domaine inexplore jusque la. D'ailleurs dans l'avant propos les auteus indiquent clairement qu'un concepteur objet n'apprendra rien de technique et que tous les modeles presentes sont tres basiques. L'interet du livre alors ? C'est de fournir un voccabulaire unifie. De donner un nom generique au truc qui fait tampon virtuel entre les deux bidules. Celivre a ete acclame parceque meme dans la plus normee des methodes de programation, il n'y avait pas de voccabulaire... De plus les programmeurs ne maitrisent jamais l'ensemble des outils qu'ils utilisent. Partiellement novices, partiellement concepteurs, souvent utilisateurs, aucun d'entre eux n'est capable de pretendre avoi ecrit lui meme tous ses outils et toutes ses bibliotheques.
Troisieme probleme : l'existant. La on va carrement rire. L'internet a deja en 5 ans balayees derriere lui en terme de quantite l'ensemble des ecrits humains. On evalue l'ensembe des donnes sur internet a 1 peta-octet (contre 4 terra en 98). A titre de comparaison les oeuvres de Shakespeare pesent 12 mega octets, 4 Mo si on utilise une compression de type zip. C'est 1 million de fois moins que le contenu de l'internet en 98. 250 million de fois moins que le contenu estime aujourd'hui. Bien en supposant qu'il faille 1 semaine pour parcourir l'esemble des oeuvres de Shakespeare pour y trouver une certaine structure de phrase, il faut donc actuellement a peu pres 250 millions de semaine pour savoir si une fonctionalite existe deja sur internet. Voyons ca fait pratiquement 5 millions d'annees/homme de travail. Et ca c'est juste pour savoir si ca existe deja et exclusivement sur internet. La quantite de travail pour indexer les technologies presentes sur l'esemble du paradigme informatique et pouvoir determine la trivialite ou non d'un invention est bien sure tres nettement superieure.
Alors ma question est la suivante. Pourquoi les pro-brevets s'acharnent-ils a pousser un systeme qui est materiellement inutilisable ? Il n'y a que deux reponses possible : La premiere etant qu'ils ne se rendent pas compte et ne savent absolument pas de quoi ils parlent, la deuxieme etant qu'ils ne comptent de toute fac on absolument pas respecter la loi au niveau de la recherche d'antecdent et de la certification de la qualite innovante.
Dans les deux cas J'ai un doute ennorme
Kha