• # Commentaires divers

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Heinlein : du papier carbone sur la Lune et une IA. Évalué à 5.

    Double étoile, 1956
    Le propos : un politicien, John Joseph Bonforte, est enlevé en pleine période électorale. Son équipe de campagne s’adresse à un acteur, Lawrence Smythe qui est son sosie pour le remplacer le temps de le retrouver.

    Ça m'a refait penser à un autre roman de SF sur une élection présidentielle US, où l'un des candidats, après avoir subi un AVC, se voit doté d'un implant neuronal qui permet de l'alimenter en temps réel sur les réponses les plus susceptibles de plaire à la majorité des électeurs et de le contrôler (bon j'ai lu ça il y a 30 ans, mon souvenir est sans doute imprécis !).

    Ce roman s'appelle Interface et a rassemblé sous le pseudonyme de Stephen Bury les auteurs Neal Stephenson (sans doute bien connu des lecteurs de LinuxFr) et George Jewsbury.

    A quelques centimètres près, ça aurait pu devenir un roman d'anticipation, avec Trump dans le rôle du politicien, Musk dans celui du fournisseur d'implant Neuralink et un colistier très différent...

    Le téléphone, forcément filaire
    La première expérience de téléphonie sans fil daterait de 1900, soit vingt-quatre ans après l’invention du téléphone lui-même par Graham Bell. [...] C’était encore un domaine très balbutiant en 1956, plutôt réservé aux voitures et autres véhicules automobiles. C’était cher et le matériel était lourd et encombrant. Le premier téléphone mobile réellement portable et utilisable par les piétons date du début des années 1970. Le prototype avec lequel Martin Cooper, chercheur chez Motorola, a passé le premier appel en 1973 pesait plus d’un kilo et ne tenait, évidemment, pas dans une poche et pas terriblement bien dans la main, à vrai dire.

    La notion de « portabilité » a bien évolué au fil des ans. Dans la première moitié des années 80, cela voulait plutôt dire transportable 😊

    La première (?) offre commerciale française dont j’aie connaissance, Radiocom 2000, associait un combiné classique à une base émetteur-récepteur encore assez volumineuse :

    Photo du Radiocom 2000

    L’Apple //c, un tout petit peu avant, était équipé en série d’une poignée de transport et était généralement associé à un mini écran (la poignée est légèrement visible sur l'arrière de l'unité centrale) :

    Photo d'un Apple //c

    Et c'était déjà moins encombrant que le Compaq portable et ses 13 kilos :

    Photo d'un Compaq Portable

    Aujourd’hui, Smythe recevrait l’appel sur son téléphone mobile, mais sans aucune garantie de confidentialité et, évidemment, avec des écouteurs BlueTooth. Le futur (pas si lointain ?) serait qu’au lieu de parler à haute voix, on puisse se contenter de subvocaliser et que l’on ait des implants pour utiliser son ordiphone.

    L’utilisation directe d’implants cochléaires est déjà disponible depuis 2017 chez Apple, qui aurait même déposé un brevet sur le sujet.

    Si l’enjeu du commerce est d’être au plus près du prospect/client, alors pendant que l’on s’inquiète des dérives possibles à base d’enceintes connectées espionnant ce qui se passe à domicile, on ne fera jamais plus près qu’être dans l’individu ! Sans doute une arrière-pensée d’Elon Musk également...

    Les archives Farley, des données incompatibles avec le RGPD
    Aujourd’hui : les informations seraient enregistrées au fil de l’eau, numérisées et entrées automatiquement dans la base de données, voire, retranscrites en texte. Elles seraient accessibles de l’ordiphone via une application, et dans un futur presque immédiat accessible via des implants ou des lunettes de réalité augmentée à l’allure de paires de lunettes normales

    Puis en projection rétinienne directe, comme dans Le problème à 3 corps :-)

    C'était déjà la crainte à l'époque du lancement des Google Glass, mais depuis il y a eu la version Ray-Ban beaucoup plus discrète et avec un partenaire bien connu pour son respect de la vie privée, les Ray-Ban Meta smart glasses :-)