D'une manière générale, il est toujours plus facile d'aborder les langages « au moment où ils apparaissent » pour des raisons relativement évidentes : on a d'abord le temps de s'habituer à un langage avant de passer au suivant et parce que le « langage suivant » en question est généralement produit pour aborder tout ce qu'il manquait dans le précédent ou y était mal conçu, ce qui rend alors les nouveautés beaucoup plus faciles à assimiler. En conséquence, faire le chemin inverse est toujours plus difficile.
Par contre, effectivement, il faut se méfier avec le C++ parce que l'on pense souvent le maîtriser, même en toute bonne foi, alors que c'est souvent loin d'être le cas.
On pourrait dire la même chose de tous les langages, bien sûr, mais celui-ci est non seulement beaucoup plus vaste qu'on l'imagine, mais on peut raisonnablement penser qu'on en maîtrise déjà la plupart si on maîtrise le C. Par ailleurs, si on l'a appris dans les années 1980, 1990 ou 2000, alors on n'imagine pas non plus ce qu'a été la révision C++11 en particulier, surtout comparée aux suivantes qui ressemblent plus à des mises à niveau plus ordinaires. Certains disent que c'est quasiment un nouveau langage. Ce n'est pas les mots que j'aurais choisis. Je dirais plutôt qu'il a été enrichi de pas loin de 50 % (à la louche) de son volume précédent.
Beaucoup de développeurs C++, lorsqu'on leur demandent conseil, prescrivent d'emblée « rien en dessous de C++11 » et je pense que c'est sage. En général, aujourd'hui, je pose moi-même mes prérequis à C++11 par défaut (donc pas moins) et je ne monte au dessus que lorsque c'est nécessaire ou que j'ai vraiment envie de pratiquer les nouveautés suivantes.
[^] # Re: Apprend les deux ! Et commence par le C !
Posté par Obsidian . En réponse au message technos cloud, rust.. Quid d'apprendre le C aujourd'hui?. Évalué à 3. Dernière modification le 04 août 2024 à 16:29.
D'une manière générale, il est toujours plus facile d'aborder les langages « au moment où ils apparaissent » pour des raisons relativement évidentes : on a d'abord le temps de s'habituer à un langage avant de passer au suivant et parce que le « langage suivant » en question est généralement produit pour aborder tout ce qu'il manquait dans le précédent ou y était mal conçu, ce qui rend alors les nouveautés beaucoup plus faciles à assimiler. En conséquence, faire le chemin inverse est toujours plus difficile.
Par contre, effectivement, il faut se méfier avec le C++ parce que l'on pense souvent le maîtriser, même en toute bonne foi, alors que c'est souvent loin d'être le cas.
On pourrait dire la même chose de tous les langages, bien sûr, mais celui-ci est non seulement beaucoup plus vaste qu'on l'imagine, mais on peut raisonnablement penser qu'on en maîtrise déjà la plupart si on maîtrise le C. Par ailleurs, si on l'a appris dans les années 1980, 1990 ou 2000, alors on n'imagine pas non plus ce qu'a été la révision C++11 en particulier, surtout comparée aux suivantes qui ressemblent plus à des mises à niveau plus ordinaires. Certains disent que c'est quasiment un nouveau langage. Ce n'est pas les mots que j'aurais choisis. Je dirais plutôt qu'il a été enrichi de pas loin de 50 % (à la louche) de son volume précédent.
Beaucoup de développeurs C++, lorsqu'on leur demandent conseil, prescrivent d'emblée « rien en dessous de C++11 » et je pense que c'est sage. En général, aujourd'hui, je pose moi-même mes prérequis à C++11 par défaut (donc pas moins) et je ne monte au dessus que lorsque c'est nécessaire ou que j'ai vraiment envie de pratiquer les nouveautés suivantes.