mais les digitalisés ultra connectés font tout pour que l'alternative papier n'existe plus ; on le voit chaque semaine dans les procédures.
Ça me fait penser à un exemple concret : dans l'association dont je fais partie, cette année, on est passé d'une cotisation à l'ancienne (bulletin papier avec chèque ou espèces) à une cotisation numérique (QR code et carte bleue). Tout le monde avait l'air content, personne n'a insisté pour payer "à l'ancienne"; il n'y a plus de chèques à amener à la banque, plus de liquide qui traine on ne sait pas où dans les poches des bénévoles, plus de "mais si j'ai payé—je ne retrouve pourtant pas ton adhésion", tout le bureau a accès à la liste des adhérents en ligne et leur statut de cotisation. En tout cas, c'est évident que personne ne veut revenir en arrière, et surtout, ça serait hors de question de maintenir un double système.
Donc voila, c'est ça, concrètement, la dictature des "digitalisés" : des gens qui choisissent des systèmes qui sont pratiques et/ou économiques pour eux et pour la plupart des autres, et qui ne vont pas se poser de questions métaphysique sur les cas hypothétiques où des gens qui seraient allergiques à la numérisation voudraient venir leur dire que c'est comme ci et pas comme ça qu'il faut faire.
Ce qui est bien dans un pays libre, c'est que tu peux fonder ton association de vélo non-numérique, avec des randos sans GPS, des contacts par téléphone ou par courrier postal, et des cotisations en liquide. J'espère juste que vous n'êtes pas en Bretagne parce que vous ne pourrez pas beaucoup vous abriter du vent dans votre peloton :) Mais au moins vous n'aurez plus besoin d'aller donner des leçons aux organisateurs des évènements auxquels vous n'aviez en vrai probablement pas tant envie que ça de participer, sur la manière dont ils auraient dû faire pour vous faire plaisir.
[^] # Re: cyclistes
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Démarches administratives et fracture numérique. Évalué à 3.
Ça me fait penser à un exemple concret : dans l'association dont je fais partie, cette année, on est passé d'une cotisation à l'ancienne (bulletin papier avec chèque ou espèces) à une cotisation numérique (QR code et carte bleue). Tout le monde avait l'air content, personne n'a insisté pour payer "à l'ancienne"; il n'y a plus de chèques à amener à la banque, plus de liquide qui traine on ne sait pas où dans les poches des bénévoles, plus de "mais si j'ai payé—je ne retrouve pourtant pas ton adhésion", tout le bureau a accès à la liste des adhérents en ligne et leur statut de cotisation. En tout cas, c'est évident que personne ne veut revenir en arrière, et surtout, ça serait hors de question de maintenir un double système.
Donc voila, c'est ça, concrètement, la dictature des "digitalisés" : des gens qui choisissent des systèmes qui sont pratiques et/ou économiques pour eux et pour la plupart des autres, et qui ne vont pas se poser de questions métaphysique sur les cas hypothétiques où des gens qui seraient allergiques à la numérisation voudraient venir leur dire que c'est comme ci et pas comme ça qu'il faut faire.
Ce qui est bien dans un pays libre, c'est que tu peux fonder ton association de vélo non-numérique, avec des randos sans GPS, des contacts par téléphone ou par courrier postal, et des cotisations en liquide. J'espère juste que vous n'êtes pas en Bretagne parce que vous ne pourrez pas beaucoup vous abriter du vent dans votre peloton :) Mais au moins vous n'aurez plus besoin d'aller donner des leçons aux organisateurs des évènements auxquels vous n'aviez en vrai probablement pas tant envie que ça de participer, sur la manière dont ils auraient dû faire pour vous faire plaisir.