• # Histoire-washing

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Les séries de l'été 2024 #1 : Little Bird et The Orville. Évalué à 5.

    N'ayant lu ni la servante écarlate ni la série en question, ce qui suit n'est que supputations en réaction à cette phrase :

    « C'est très étrange, je me sens comme sali d'avoir marché avec le récit « La Servante écarlate » (et que ce soit une dystopie n'y change rien de son pouvoir sur nos imaginaires). »

    Ne doit-on pas admettre que les nations sont nécessairement schizophrènes : Une même nation sauve l'humanité de la barbarie d'un tyran sanguinaire, et impose sa chape politique et son extractivisme ; un même tyran sanguinaire est le génocidaire d'un peuple, et le sauveur de l'autre ; un état est à la fois le refuge utopique des uns et le cauchemars dystopique des autres ; un autre apporte simultanément des bienfaits techniques, sociaux, et économiques, tout en produisant des formes d'exploitations, ou d'esclavages ; etc, etc. Pour quelqu'un ayant fréquenté les œuvres en question dans votre journal, y a-t-il profondément antagonisme entre les deux descriptions évoquées ? Ne voit-on pas plutôt deux facettes d'un État aux millions de visages, aux milliers de microcosmes sociaux, aux centaines de cultures ?

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace