Je complète ce que dit Stéphane, avec mon expérience passée sur des projets subventionnés (pas dans l'informatique).
Il ne faut pas croire qu'un projet logiciel libre n'aura forcément droit qu'à une part du montant total alloué "au libre", ce n'est pas totalement cloisonné :
Le système des subventions est un système "à tiroirs" guidé par les grandes initiatives européennes qui sont révisées à peu près tous les 5 ans. Dans ce cadre, l'argent est géré par différents organismes, européens ou nationaux, avec des budgets totalement différents et des orientations liées aux grandes initiatives. Le principe est de pouvoir allouer plusieurs subventions selon les domaines couverts par un projet et selon la taille du projet. Là dessus se greffe aussi l'argent de diverses fondations. Notez que la taille du dossier de subvention change avec les montants alloués.
C'est une façon de faire qui se justifie parce qu'on demande aux porteurs de projets d'avoir les épaules pour gérer. Ce n'est certainement pas la meilleure, c'est gorgé d'administratif, mais ça fonctionne à peu près.
Un exemple réel d'il y a 20 ans :
une initiative d'aide aux SDF demande et reçoit une petite somme, peut être 20.000 euros, pour se restructurer et financer un emploi. Ce montant est dans les limites des petits dossiers. La somme permet d'avancer, permet de rencontrer de nouveaux interlocuteurs institutionnels et par là de prouver que les porteurs du projets ont les épaules pour demander plus, beaucoup plus. Ce qu'ils font en précisant les domaines d'action, par exemple une action vers les femmes SDF, la valorisation des femmes étant l'une des lignes d'initiatives européennes à l'époque, une autre action visait à réhabiliter un gros local ce qui donnait droit à d'autres sous. De fil en aiguille on en vient au million d'euro, obtenu après avoir créé les postes nécessaires a la gestion d'une telle somme et parce que le projet réunit des personnes compétentes. Il reçoit aussi des appuis techniques et financiers de fondations d'entreprise tout simplement parce que les gens qui examinent les dossiers suggèrent de contacter un tel et un tel en appuyant sur un volet précis (comme le réemploi de locaux abandonnés par l'aéroport de Roissy).
Comme vous voyez le système est volontairement poreux ce n'est pas si cloisonné que ça.
[^] # Re: Affligeant et ridicule: 27 M€ / 500 = 54 k€
Posté par orfenor . En réponse à la dépêche L’Union Européenne doit poursuivre le financement des logiciels libres. Évalué à 6. Dernière modification le 17 juillet 2024 à 22:38.
Je complète ce que dit Stéphane, avec mon expérience passée sur des projets subventionnés (pas dans l'informatique).
Il ne faut pas croire qu'un projet logiciel libre n'aura forcément droit qu'à une part du montant total alloué "au libre", ce n'est pas totalement cloisonné :
Le système des subventions est un système "à tiroirs" guidé par les grandes initiatives européennes qui sont révisées à peu près tous les 5 ans. Dans ce cadre, l'argent est géré par différents organismes, européens ou nationaux, avec des budgets totalement différents et des orientations liées aux grandes initiatives. Le principe est de pouvoir allouer plusieurs subventions selon les domaines couverts par un projet et selon la taille du projet. Là dessus se greffe aussi l'argent de diverses fondations. Notez que la taille du dossier de subvention change avec les montants alloués.
C'est une façon de faire qui se justifie parce qu'on demande aux porteurs de projets d'avoir les épaules pour gérer. Ce n'est certainement pas la meilleure, c'est gorgé d'administratif, mais ça fonctionne à peu près.
Un exemple réel d'il y a 20 ans :
une initiative d'aide aux SDF demande et reçoit une petite somme, peut être 20.000 euros, pour se restructurer et financer un emploi. Ce montant est dans les limites des petits dossiers. La somme permet d'avancer, permet de rencontrer de nouveaux interlocuteurs institutionnels et par là de prouver que les porteurs du projets ont les épaules pour demander plus, beaucoup plus. Ce qu'ils font en précisant les domaines d'action, par exemple une action vers les femmes SDF, la valorisation des femmes étant l'une des lignes d'initiatives européennes à l'époque, une autre action visait à réhabiliter un gros local ce qui donnait droit à d'autres sous. De fil en aiguille on en vient au million d'euro, obtenu après avoir créé les postes nécessaires a la gestion d'une telle somme et parce que le projet réunit des personnes compétentes. Il reçoit aussi des appuis techniques et financiers de fondations d'entreprise tout simplement parce que les gens qui examinent les dossiers suggèrent de contacter un tel et un tel en appuyant sur un volet précis (comme le réemploi de locaux abandonnés par l'aéroport de Roissy).
Comme vous voyez le système est volontairement poreux ce n'est pas si cloisonné que ça.