J'ai dépanné le PC portable (PC Lenovo) d'un proche à qui j'avais installé Ubuntu 18.04 (!) et qui a poursuivi son petit bonhomme de chemin, au gré des mises à jour et des mises à niveau, jusqu'à cet été.
Ubuntu ne démarrait plus et restait bloquée au démarrage, à cause d'une partition racine sous-dimensionnée (30 Go mais sur SSD c'était déjà du luxe à l'époque), remplie à ras bord sans doute à cause des mises à niveau, des snaps poussés version après version et d'autres fichiers qui s'entassent (un peu comme Windows :')
J'ai installé Debian stable (12) en remplacement, entre autres, à cause de la politique de Canonical (poussée des snaps, alourdissement général, l'expérience GNOME particulière). Debian est plus légère (en terme de stockage), propose une interface GNOME "vanilla" que je trouve plus claire et des logiciels LTS comme Firefox/Thunderbird ESR qui sont plus adaptés à la situation.
Mais j'ai vite déchanté à l'usage :
la carte Wifi/Bluetooth Broadcom n'est pas détectée par défaut (malgré l'ajout de la nouvelle section non-free-firmware). J'ai pu faire marcher le wifi avec le pilote privateur wl et quelques bricolages (dont la désactivation de SecureBoot dans l'UEFI) heureusement assez aisés grâce au wiki officiel Debian ; mais pour le bluetooth, après recherche, c'est mort.
L'imprimante fonctionne en filaire (HPLIP) mais pas en wifi, l'outil de Debian pour la configuration de l'imprimante ne m'a rien apporté non plus.
Bricoler sa distribution m'a ramené quelques décennies en arrière et c'était cool (au début) car la documentation est bien fournie (wiki Debian, forums Debian francophones, Reddit, et.) mais à la fin c'est frustrant de perdre du temps pour un résultat en demi-teinte. Je crois que je vieillis car ça ne m'amuse plus que fut un temps.
À côté de ça, sur Ubuntu : wifi et bluetooth opérationnels après l'installation sans toucher au SecureBoot, installation de l'imprimante en quelques clics.
Je suis pourtant (et en toute modestie) un habitué ancien du mode Linux (sans être expert pour autant) et cette vieille citation humoristique s'est rappellée à moi « Ubuntu est un ancien mot africain qui signifie "je n'arrive pas à configurer ma Debian" ». Et bien c'est mon ressenti après cette expérience.
Si on peut regretter le chemin pris par Ubuntu, il n'empêche que niveau facilité d'usage c'est encore devant Debian, malgré ses qualités intrinsèques et les progrès faits au fil des sorties. Et niveau alternative c'est pas évident : Linux Mint ? Faut aimer Cinnamon et le vert... PopOS! ? Même parcours qu'Ubuntu mais avec une interface différente.
Il manque une distribution telle que l'a été Ubuntu à ses débuts : proche de Debian mais moins "root", qui met d'accent sur la facilité d'utilisation et la bonne détection du matériel.
À titre personnel, Debian répond à toutes mes cases mais des raisons semblables à celles ci-dessus et parce que je ne maîtrise pas assez l'OS, je reste sur Fedora (en version n-1 pour la stabilité).
# Ubuntu-Debian : retour mitigé
Posté par Eridor . En réponse au message Remplacer Ubuntu par Debian. Évalué à 2. Dernière modification le 15 juillet 2024 à 18:28.
J'ai dépanné le PC portable (PC Lenovo) d'un proche à qui j'avais installé Ubuntu 18.04 (!) et qui a poursuivi son petit bonhomme de chemin, au gré des mises à jour et des mises à niveau, jusqu'à cet été.
Ubuntu ne démarrait plus et restait bloquée au démarrage, à cause d'une partition racine sous-dimensionnée (30 Go mais sur SSD c'était déjà du luxe à l'époque), remplie à ras bord sans doute à cause des mises à niveau, des snaps poussés version après version et d'autres fichiers qui s'entassent (un peu comme Windows :')
J'ai installé Debian stable (12) en remplacement, entre autres, à cause de la politique de Canonical (poussée des snaps, alourdissement général, l'expérience GNOME particulière). Debian est plus légère (en terme de stockage), propose une interface GNOME "vanilla" que je trouve plus claire et des logiciels LTS comme Firefox/Thunderbird ESR qui sont plus adaptés à la situation.
Mais j'ai vite déchanté à l'usage :
la carte Wifi/Bluetooth Broadcom n'est pas détectée par défaut (malgré l'ajout de la nouvelle section non-free-firmware). J'ai pu faire marcher le wifi avec le pilote privateur wl et quelques bricolages (dont la désactivation de SecureBoot dans l'UEFI) heureusement assez aisés grâce au wiki officiel Debian ; mais pour le bluetooth, après recherche, c'est mort.
L'imprimante fonctionne en filaire (HPLIP) mais pas en wifi, l'outil de Debian pour la configuration de l'imprimante ne m'a rien apporté non plus.
Bricoler sa distribution m'a ramené quelques décennies en arrière et c'était cool (au début) car la documentation est bien fournie (wiki Debian, forums Debian francophones, Reddit, et.) mais à la fin c'est frustrant de perdre du temps pour un résultat en demi-teinte. Je crois que je vieillis car ça ne m'amuse plus que fut un temps.
À côté de ça, sur Ubuntu : wifi et bluetooth opérationnels après l'installation sans toucher au SecureBoot, installation de l'imprimante en quelques clics.
Je suis pourtant (et en toute modestie) un habitué ancien du mode Linux (sans être expert pour autant) et cette vieille citation humoristique s'est rappellée à moi « Ubuntu est un ancien mot africain qui signifie "je n'arrive pas à configurer ma Debian" ». Et bien c'est mon ressenti après cette expérience.
Si on peut regretter le chemin pris par Ubuntu, il n'empêche que niveau facilité d'usage c'est encore devant Debian, malgré ses qualités intrinsèques et les progrès faits au fil des sorties. Et niveau alternative c'est pas évident : Linux Mint ? Faut aimer Cinnamon et le vert... PopOS! ? Même parcours qu'Ubuntu mais avec une interface différente.
Il manque une distribution telle que l'a été Ubuntu à ses débuts : proche de Debian mais moins "root", qui met d'accent sur la facilité d'utilisation et la bonne détection du matériel.
À titre personnel, Debian répond à toutes mes cases mais des raisons semblables à celles ci-dessus et parce que je ne maîtrise pas assez l'OS, je reste sur Fedora (en version n-1 pour la stabilité).