On pourrait imaginer que n'importe quelle consultation chez un généraliste entraîne un prélèvement et des tests systématiques
Pas forcément, parce qu'il faudrait que le coût soit justifié médicalement, ce qui est probablement le cas pour le diabète, mais pas par l'identification des variants de rhinovirus. Je pensais juste à un protocole d'échantillonnage scientifique, et pas à une remontée de cas spontanée. Par exemple, tirer au sort un généraliste sur 1000 et lui faire faire ces tests suffirait probablement largement. Mieux, tirer des gens au hasard (et pas des malades qui consultent).
Un exemple que je trouve assez symptomatique, c'est les "symptomes grippaux". Pas besoin d'identifier le virus, puisque le traitement est le même. Sauf que, mine de rien, savoir qu'on a la grippe, le covid, ou le VRS, ça permet de déterminer qui on peut cotoyer ou non (vieux ou bébés), ça détermine aussi le bénéfice de la vaccination à l'hiver qui suit. Et en plus ça permet d'anticiper le diagnostic sur les 12 vieux qui vont le chopper en salle d'attente.
Le VRS par exemple, c'est exactement le truc qu'on a complètement raté parce qu'on n'étudie pas les virus respitatoires. On s'est créés une génération de gamins asthmatiques parce que "le rhume c'est pas grave" : pas d'identification du virus, pas de tests, pas d'exclusion des crèches et des écoles, pas d'isolement. Forcément, on considère que 1) pour comprendre les maladies, il faut étudier les malades, 2) les maladies on les connait, elles sont dans les livres de médecine, 3) les traitements contre les virus sont identiques (il n'y en a quasiment pas, en fait), donc la connaissance des souches virales n'a aucune indication médicale. En gros, on ne fait que de l'épidémiologie appliquée à la médecine, ce qui ne permet pas de détecter les nouvelles maladies, de comprendre comment elles se propagent, ou comment on pourrait limiter leur propagation. En 2020, on en était exactement au même point qu'en 1920 pour la grippe espagnole : on met un chiffon devant le nez et on pshit des huiles essentielles; si on est à 3m de distance c'est bon. Vous avez vu par exemple des purificateurs d'air achetés par l'éducation nationale, depuis? Bah non, pas besoin, ils se lavent les mains, c'est bien connu, les virus respiratoires s'attrappent par les mains. Bon, OK, c'est pas "connu", c'est juste ce qu'on dit depuis 100 ans sans jamais l'avoir vérifié, mais c'est comme ça qu'on fait de la science en médecine.
[^] # Re: Le problème n'est pas que pour la grippe
Posté par arnaudus . En réponse au lien L'humain pourrait être contaminé par la grippe aviaire ?. Évalué à 4.
Pas forcément, parce qu'il faudrait que le coût soit justifié médicalement, ce qui est probablement le cas pour le diabète, mais pas par l'identification des variants de rhinovirus. Je pensais juste à un protocole d'échantillonnage scientifique, et pas à une remontée de cas spontanée. Par exemple, tirer au sort un généraliste sur 1000 et lui faire faire ces tests suffirait probablement largement. Mieux, tirer des gens au hasard (et pas des malades qui consultent).
Un exemple que je trouve assez symptomatique, c'est les "symptomes grippaux". Pas besoin d'identifier le virus, puisque le traitement est le même. Sauf que, mine de rien, savoir qu'on a la grippe, le covid, ou le VRS, ça permet de déterminer qui on peut cotoyer ou non (vieux ou bébés), ça détermine aussi le bénéfice de la vaccination à l'hiver qui suit. Et en plus ça permet d'anticiper le diagnostic sur les 12 vieux qui vont le chopper en salle d'attente.
Le VRS par exemple, c'est exactement le truc qu'on a complètement raté parce qu'on n'étudie pas les virus respitatoires. On s'est créés une génération de gamins asthmatiques parce que "le rhume c'est pas grave" : pas d'identification du virus, pas de tests, pas d'exclusion des crèches et des écoles, pas d'isolement. Forcément, on considère que 1) pour comprendre les maladies, il faut étudier les malades, 2) les maladies on les connait, elles sont dans les livres de médecine, 3) les traitements contre les virus sont identiques (il n'y en a quasiment pas, en fait), donc la connaissance des souches virales n'a aucune indication médicale. En gros, on ne fait que de l'épidémiologie appliquée à la médecine, ce qui ne permet pas de détecter les nouvelles maladies, de comprendre comment elles se propagent, ou comment on pourrait limiter leur propagation. En 2020, on en était exactement au même point qu'en 1920 pour la grippe espagnole : on met un chiffon devant le nez et on pshit des huiles essentielles; si on est à 3m de distance c'est bon. Vous avez vu par exemple des purificateurs d'air achetés par l'éducation nationale, depuis? Bah non, pas besoin, ils se lavent les mains, c'est bien connu, les virus respiratoires s'attrappent par les mains. Bon, OK, c'est pas "connu", c'est juste ce qu'on dit depuis 100 ans sans jamais l'avoir vérifié, mais c'est comme ça qu'on fait de la science en médecine.