Les statistiques sont une branche des mathématiques, donc oui, c'est un outil scientifique. Ce dont on parle n'a pas grand chose à voir avec les statistiques, c'est juste une histoire de collecte de données. Normalement, les données sont collectées selon un protocole expérimental : on définit à l'avance la procédure d'échantillonnage, le temps sur lequel les données sont collectées, etc., en fonction des objectifs scientifiques. Par exemple, la recherche de coronavirus dans les eaux des égouts correspond à un tel protocole : on ne choisit pas les points de collecte au hasard, on a un budget, on sait combien de tests on peut faire par jour, et on détermine où et quand on échantillonne.
Pour la "surveillance" dont on parle, c'est plutôt des données qui remontent spontanément et sporadiquement, sans protocole d'échantillonnage et sans procédure normalisée. Alors oui, la mode est à la science participative et à l'application de modèles statistiques élaborés ou de boîtes noires style "machine learning" pour essayer de contrebalancer les biais de données foireuses, mais tout ça ne sera jamais équivalent à la collecte de données "propres".
En gros, c'est comme ça que je définis "scientifique" : un échantillonnage qui suit un protocole élaboré par des scientifiques en fonction d'un objectif.
[^] # Re: Le problème n'est pas que pour la grippe
Posté par arnaudus . En réponse au lien L'humain pourrait être contaminé par la grippe aviaire ?. Évalué à 5.
Les statistiques sont une branche des mathématiques, donc oui, c'est un outil scientifique. Ce dont on parle n'a pas grand chose à voir avec les statistiques, c'est juste une histoire de collecte de données. Normalement, les données sont collectées selon un protocole expérimental : on définit à l'avance la procédure d'échantillonnage, le temps sur lequel les données sont collectées, etc., en fonction des objectifs scientifiques. Par exemple, la recherche de coronavirus dans les eaux des égouts correspond à un tel protocole : on ne choisit pas les points de collecte au hasard, on a un budget, on sait combien de tests on peut faire par jour, et on détermine où et quand on échantillonne.
Pour la "surveillance" dont on parle, c'est plutôt des données qui remontent spontanément et sporadiquement, sans protocole d'échantillonnage et sans procédure normalisée. Alors oui, la mode est à la science participative et à l'application de modèles statistiques élaborés ou de boîtes noires style "machine learning" pour essayer de contrebalancer les biais de données foireuses, mais tout ça ne sera jamais équivalent à la collecte de données "propres".
En gros, c'est comme ça que je définis "scientifique" : un échantillonnage qui suit un protocole élaboré par des scientifiques en fonction d'un objectif.