Ce qui est assez incroyable en fait, c'est qu'il n'y a aucun système de surveillance épidémiologique de la circulation des maladies épidémiques, ni en France, ni apparemment dans aucun pays. En gros, on ne sait pas trop ce qui circule, et on s'en fout. Les alertes émergent quand il y a une succession de cas graves et localisés, souvent parce que les médecins d'un hôpital commencent à voir quelque chose de bizarre. Mais même dans ce cas, la stratégie est purement médicale (prélèvements sur les patients en soins intensifs, etc), pas du tout scientifique.
Une surveillance épidémique ne coûterait pourtant pas très cher. Il suffirait d'éparpiller quelques dizaines de centres de tests en France (dans des structures existantes: infirmerie universitaire, centre de contrôle antidopage, ou simplement labo d'analyse médicale), qui iraient coller un coton-tige dans le nez à quelques milliers de volontaires chaque semaine (par exemple, 50% personnes saines, et 50% qui se sentent malades), + une collaboration avec quelques médecins ou hôpitaux pour échantillonner des cas plus graves. Ça couterait moins de 1M€ par an, et on aurait un excellent suivi de toutes les infections respiratoires, les successions de variants pour tous les virus qui causent rhumes et symptômes grippaux. Mais c'est de la science, pas de la médecine, et personne ne voudrait financer ça, puisque que le dogme en médecine c'est que la gravité et le traitement d'une infection ne dépend que de l'agent infectieux qui la cause. En gros, grippe = grave, rhume = pas grave. Donc suivre les épidémies de rhume n'a pas d'intérêt médical.
# Le problème n'est pas que pour la grippe
Posté par arnaudus . En réponse au lien L'humain pourrait être contaminé par la grippe aviaire ?. Évalué à 1. Dernière modification le 02 juillet 2024 à 17:19.
Ce qui est assez incroyable en fait, c'est qu'il n'y a aucun système de surveillance épidémiologique de la circulation des maladies épidémiques, ni en France, ni apparemment dans aucun pays. En gros, on ne sait pas trop ce qui circule, et on s'en fout. Les alertes émergent quand il y a une succession de cas graves et localisés, souvent parce que les médecins d'un hôpital commencent à voir quelque chose de bizarre. Mais même dans ce cas, la stratégie est purement médicale (prélèvements sur les patients en soins intensifs, etc), pas du tout scientifique.
Une surveillance épidémique ne coûterait pourtant pas très cher. Il suffirait d'éparpiller quelques dizaines de centres de tests en France (dans des structures existantes: infirmerie universitaire, centre de contrôle antidopage, ou simplement labo d'analyse médicale), qui iraient coller un coton-tige dans le nez à quelques milliers de volontaires chaque semaine (par exemple, 50% personnes saines, et 50% qui se sentent malades), + une collaboration avec quelques médecins ou hôpitaux pour échantillonner des cas plus graves. Ça couterait moins de 1M€ par an, et on aurait un excellent suivi de toutes les infections respiratoires, les successions de variants pour tous les virus qui causent rhumes et symptômes grippaux. Mais c'est de la science, pas de la médecine, et personne ne voudrait financer ça, puisque que le dogme en médecine c'est que la gravité et le traitement d'une infection ne dépend que de l'agent infectieux qui la cause. En gros, grippe = grave, rhume = pas grave. Donc suivre les épidémies de rhume n'a pas d'intérêt médical.