Or les exemples ne mentionnent que des pensées (sauf le premier), pas des actes
Je n'ai pas explicitement cité les actes, mais pour moi les actes sont clairement impliqués dans les exemples:
un patron qui ne hait pas les homosexuels, mais qui pense que c'est un trait de caractère qui montre que la personne n'est pas sérieuse ou fiable, et qui donc ne va pas embaucher ou promouvoir un homosexuel. Il a un employé homosexuel qu'il comptait promouvoir, mais il découvre que celui-ci est homosexuel et annule la promotion.
une personne qui ne hait pas les homosexuels, mais qui trouve que les homosexuels sont ridicules et risibles. Dans la rue ou dans le café, quand une personne s'identifie comme homosexuelle, cette personne fait une bonne petite blague et rit de bon cœur avec ses camarades.
une personne qui ne hait pas les homosexuels, mais qui les a déshumanisé dans leur tête et qui les considérer comme des parasites ou des entités ayant moins de droits qu'eux. Lorsque cette personne a un pouvoir de décision, cette personne agit avec cette idée et prend des décisions qui placent les homosexuels dans des conditions où ils ont moins de droit.
un parent qui ne hait pas les homosexuels, mais qui pense que s'ils discutent avec leurs enfants, leurs enfants vont avoir des mauvaises idées, donc il faudrait selon eux interdire aux homosexuels d'être enseignant. Il discute avec le directeur et fait pression pour qu'un enseignent soit viré.
une personne qui ne hait pas les homosexuels, mais qui pense que l'homosexualité est une anomalie mentale et que les homosexuels sont "malades". Il crée ou soutient un "centre de conversion" où les homosexuels sont envoyés pour être "guéri".
un chrétien qui ne hait pas les homosexuels, mais qui pense que l'homosexualité est un péché et que les homosexuels ont été victimes des tentations du diable. Il prêche dans sa paroisse que les parents d'homosexuels soient fort et forcent leur enfant à changer de voie.
Toutes ces actions sont des actes concrets qui existent au quotidien et impactent quotidiennement les homosexuels. Toutes ces actions sont moralement répréhensibles et la plupart sont même punissables par la loi. Et pourtant, dans aucune de ces actions, techniquement, la personne hait les homosexuels.
Aucune de ces actions n'ont lieu avec les mangeurs de viande. Et quand bien même elles auraient lieu, manger de la viande est un choix, pas une partie de l'identité de quelqu'un. On ne nait pas "végan" ou "mangeur de viande".
De nouveau, on voit bien la balance totalement disproportionnée: comparer les injustices quotidiennes des homosexuels qui sont attaqués pour ce qu'ils sont à des injustices fantasmées qui sont totalement anecdotiques envers un groupe qui pleurnichent parce que les choix qu'ils font pour leur confort personnel ne sont pas partagé par tous.
(à propos des actes, cela revient à ce que je disais plus tôt: si quelqu'un commet les mêmes actions que quelqu'un qui hait les homosexuels, même s'ils ne hait pas les homosexuels, il y a un problème et cette personne est, d'après ta logique que ce qui se passe dans la tête ne compte pas, tout autant coupable. Du coup, à quoi sert ce débat de "le traiter d'homophobe est insultant s'il n'est pas vraiment homophobe", vu qu'en pratique, l'insulte "t'es pas homophobe mais tu te comportes de la même façon" est, selon ta logique, tout autant insultant)
Sans possibilité d’expression, pas de dialogue ; sans dialogue, pas de société.
Nulle part ici la possibilité d'expression n'a été remise en cause. La situation est symétrique, si tu dis que moi, quand je dis à l'auteur du journal qu'il n'aurait pas du s'exprimer ainsi, je tue la liberté d'expression, alors, toi, quand tu dis que je me trompe, tu fais exactement pareil.
[^] # Re: Il existe un mot
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Linuxfr sous les drapeaux. Évalué à 4.
Je n'ai pas explicitement cité les actes, mais pour moi les actes sont clairement impliqués dans les exemples:
Toutes ces actions sont des actes concrets qui existent au quotidien et impactent quotidiennement les homosexuels. Toutes ces actions sont moralement répréhensibles et la plupart sont même punissables par la loi. Et pourtant, dans aucune de ces actions, techniquement, la personne hait les homosexuels.
Aucune de ces actions n'ont lieu avec les mangeurs de viande. Et quand bien même elles auraient lieu, manger de la viande est un choix, pas une partie de l'identité de quelqu'un. On ne nait pas "végan" ou "mangeur de viande".
De nouveau, on voit bien la balance totalement disproportionnée: comparer les injustices quotidiennes des homosexuels qui sont attaqués pour ce qu'ils sont à des injustices fantasmées qui sont totalement anecdotiques envers un groupe qui pleurnichent parce que les choix qu'ils font pour leur confort personnel ne sont pas partagé par tous.
(à propos des actes, cela revient à ce que je disais plus tôt: si quelqu'un commet les mêmes actions que quelqu'un qui hait les homosexuels, même s'ils ne hait pas les homosexuels, il y a un problème et cette personne est, d'après ta logique que ce qui se passe dans la tête ne compte pas, tout autant coupable. Du coup, à quoi sert ce débat de "le traiter d'homophobe est insultant s'il n'est pas vraiment homophobe", vu qu'en pratique, l'insulte "t'es pas homophobe mais tu te comportes de la même façon" est, selon ta logique, tout autant insultant)
Nulle part ici la possibilité d'expression n'a été remise en cause. La situation est symétrique, si tu dis que moi, quand je dis à l'auteur du journal qu'il n'aurait pas du s'exprimer ainsi, je tue la liberté d'expression, alors, toi, quand tu dis que je me trompe, tu fais exactement pareil.