• [^] # Re: « Les jeunes d'aujourd'hui »

    Posté par . En réponse au journal Écrans, enfants, ados : vaut mieux tard que jamais?. Évalué à 7.

    Mais ça me semble par exemple plus efficace d'interdire les pratiques néfastes que leur accès à une sous population spécifique.

    Je ne vois pas tellement comment tu peux prétendre défendre la population contre les stratégies marketing démoniaques de groupes internationaux qui investissent des centaines de millions pour optimiser la manipulation psychologique des masses, via un vague enseignement d'une forme de self-défense.

    Attention hein, la prévention et l'éducation, c'est super important. Comment se comporter en cas d'incendie ou de tremblement de terre, comment aider quelqu'un victime d'une crise cardiaque, ça sauve des vies. On peut aussi apprendre à se prémunir contre les actions malveillantes (vol, harcèlement...). Mais ces actions malveillantes sont également punies par la loi : on peut communiquer sur comment déceler et dénoncer les situations de harcèlement au travail, et en même temps poursuivre les harceleurs devant la justice. C'est les deux facettes d'une action publique efficace.

    Par contre, expliquer que quelque chose de dangereux n'est pas interdit, mais que c'est bien de s'en prémunir, c'est juste de la lâcheté. Nombre de nos concitoyens sont, pour plein de raisons (âge, immaturité, génétique, milieu social...) assez incapables de se protéger des manipulations psychologiques, et une "formation" n'y changerait rien. Du coup, tu les abandonnes à leur triste sort? En quelque sorte, ils mériteraient de passer 12h par jour à regarder des influençeuses leur vendre des produits cosmétiques qu'elles n'ont jamais utilisés, parce qu'ils sont trop bêtes pour s'avoir qu'il est plus intéressant de lire un livre?

    Un bon parallèle pourrait être la gestion de l'addiction aux jeux d'argent. Les fournisseurs de jeux d'argent sont en partie responsables devant la loi de l'addiction que leur activité peut engendrer, et ils sont obligés de le prendre en compte. Les réseaux sociaux ont toutes les cartes en main pour gérer les temps d'accès à leurs services, et ils pourraient très bien être responsables devant la loi pour ne pas bloquer les accès pendant les temps scolaires, ou devoir assumer les conséquences de leur complicité sur la dépendance, les problèmes mentaux, ou le harcèlement.