• [^] # Re: Génération Z

    Posté par . En réponse au journal C11, listes variantes et le turfu. Évalué à 3.

    On peut aussi mentionner le fait que les langages étaient beaucoup moins bien foutus et les compilateurs moins performants, mais pareil, ça me semble pas compenser l'augmentation de la complexité des programmes.

    Je pense que tu confonds cause et effet. La complexité des programmes a monté, oui, mais c'est surtout une consequence du tooling et des fondations (compilos y compris) qui a vraiment monté en puissance, en parallèle du hardware.

    Le multi threading sur un CPU single core, effectivement, ca servait pas forcement a grand chose, a part laisser le main thread redessiner l'interface. Les modèles de programmation reactive servent pas forcement a grand chose sur des applis qui n'ont pas besoin de constamment se mettre a jour sur un flux de données constamment mises a jour (ce qui rejoint ton point sur la prevalence du réseau avant). L'état de l'art était pauvre, et les technique de programmation reflétaient ca. Quand les besoins se sont fait clair, on a tâtonné un peu, et fini par avoir des bases tres solides, qui permettent de se concentrer sur l'essentiel.

    Je vais pas prétendre que les bugs de memory management ont disparu, mais ils deviennent des plus a plus dur a écrire (ARC dans le monde apple qui a eliminé 99% des problèmes, java/python etc, meme c++ te met des auto partout).

    Le réseau a été abstrait par des couches robustes, t'as maintenant du multipath qui passe d'une interface a l'autre sans que l'application au dessus ne se rende compte de ce qu'il se passe.

    Bref, tout ca pour dire, la complexité a monté, oui, mais surtout, elle a muté. On est passé d'une complexité accidentelle (synchroniser l'acces a une variable globale depuis plusieurs thread), a une complexité essentielle (envoyer des closures sur des queues, qui ne modifient qu'un état prive, non partagé). Tu peux toujours te mettre au tas, ou deadlocker, oui, mais dans l'ensemble, c'est vachement plus dur a fair maintenant qu'il y a 10 ans.