Hé oui... Couper les amarres qui nous ancrent à nos préjugés pour naviguer sur la pleine mer d'une pensée personnelle n'est pas sans danger et nombreux sont ceux qui s'échouent. C'est pourtant à mon avis la seule manière d'accéder à une vraie liberté.
Quand je remets en cause des personnalités telles qu'Alfred Nobel, je ne crée pas de toutes pièces un raisonnement destiné à mener à une conclusion connue d'avance, comme on tracerait une route pour mener à une ville. Je m'interroge et, si je dispose d'éléments suffisants, j'aboutis à la conclusion où la logique me mène. Procéder autrement, c'est se contenter de gober tel quel le prêt-à-penser que nous fournissent l'école et les médias.
L'image des célébrités peut parfois correspondre à la réalité, mais pas toujours. Gandhi, personnalité consensuelle s'il en est, avait certainement une psychologie plus complexe que celle que l'on nous donne en pâture. Et de toute façon, quand on nous sert son image, c'est toujours dans un but, pour faire passer un message ou une idéologie. D'ailleurs, le sens d'une image change suivant le contexte et la période et rares sont les figures unanimement populaires à toutes les époques.
Pour en revenir à Alfred Nobel, il me paraît incontestable qu'il voulait laisser une trace dans l'histoire, gérer sa mémoire. Sinon, il n'aurait pas créé une fondation qui porte son nom. À partir de là, il me semble naturel de s'interroger si cette mémoire correspond à la réalité. Des éléments me donnent à penser que non. Ceux que tu a cités donnent à penser que oui. C'est le travail des historiens de nous fournir des éléments de réflexion. Et à nous de nous en servir.
Enfin, le prix Nobel lui-même me semble également sujet à caution. J'en veux pour preuve qu'Henry Kissinger l'a reçu et que James Joyce, non. Or, si Joyce est un génie incontesté (quoique difficile), Kissinger est une personnalité controversée (voir notamment l'article d'Ibrahim Warde http://www.monde-diplomatique.fr/2001/10/WARDE/15671(...) ).
[^] # Re: Microsoft : 1 - Afrique : 0
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Microsoft : 1 - Afrique : 0. Évalué à 1.
Quand je remets en cause des personnalités telles qu'Alfred Nobel, je ne crée pas de toutes pièces un raisonnement destiné à mener à une conclusion connue d'avance, comme on tracerait une route pour mener à une ville. Je m'interroge et, si je dispose d'éléments suffisants, j'aboutis à la conclusion où la logique me mène. Procéder autrement, c'est se contenter de gober tel quel le prêt-à-penser que nous fournissent l'école et les médias.
L'image des célébrités peut parfois correspondre à la réalité, mais pas toujours. Gandhi, personnalité consensuelle s'il en est, avait certainement une psychologie plus complexe que celle que l'on nous donne en pâture. Et de toute façon, quand on nous sert son image, c'est toujours dans un but, pour faire passer un message ou une idéologie. D'ailleurs, le sens d'une image change suivant le contexte et la période et rares sont les figures unanimement populaires à toutes les époques.
Pour en revenir à Alfred Nobel, il me paraît incontestable qu'il voulait laisser une trace dans l'histoire, gérer sa mémoire. Sinon, il n'aurait pas créé une fondation qui porte son nom. À partir de là, il me semble naturel de s'interroger si cette mémoire correspond à la réalité. Des éléments me donnent à penser que non. Ceux que tu a cités donnent à penser que oui. C'est le travail des historiens de nous fournir des éléments de réflexion. Et à nous de nous en servir.
Enfin, le prix Nobel lui-même me semble également sujet à caution. J'en veux pour preuve qu'Henry Kissinger l'a reçu et que James Joyce, non. Or, si Joyce est un génie incontesté (quoique difficile), Kissinger est une personnalité controversée (voir notamment l'article d'Ibrahim Warde http://www.monde-diplomatique.fr/2001/10/WARDE/15671(...) ).