• [^] # Re: Faillite collective

    Posté par . En réponse au lien Atos, une faillite collective. Évalué à 5. Dernière modification le 10 mai 2024 à 13:02.

    Quand tu lis l'article

    Tu te rends compte que cet article c'est de la daube. Il accuse sans preuves, affirme sans source et prends des raccourcis qui doivent arranger une partie de son lectorat qui a déjà trouvé le coupable.

    Je suis plus que surpris par la faible qualité de cet édito (c'était un édito, reclassé en article) sur Le Monde.

    l'ancien PDG dit "moi quand je suis parti tout était nickel", je suis sûr que l'actuel va te dire "j'ai fait ce que j'ai pu avec le foutoir qu'on m'a laissé". C'est qui ton coupable ?

    Ni l'un ni l'autre.
    En plus c'est une question délicate à la fois pour ce sujet précis, Atos, et à la fois plus globalement sur la responsabilité, l'engagement de celle-ci et les éventuelles sanctions, lorsque des décisions manifestement à l'encontre de l'intérêt de la société sont prises.

    Et pourtant perso je suis de ceux qui pensent qu'il n'y a que très rarement de bonnes ou mauvaises décisions, il y a avant tout un "si on s'y met tous ça fonctionnera." Mais là il semble que nous soyons bien face à un cas de mauvaises décisions, le cas simple et rare.

    Plutôt que de désigner des coupables je vais désigner deux évènements, libre au lecteur d'aller voir qui était le boss à ce moment là.

    a) Achat de Syntel
    b) Cession de Worldline

    Voilà, c'est là que ça s'est joué. Ni avant (malgré les difficultés liées à une croissance organique effrénée) ni après (foutaises sur le manque de délocalisation et le virage du cloud et de l'ia.) Ce qui est 'stupéfiant' c'est qu'après des cas enseignés en école certains dirigeants tombent encore si facilement dans le panneau d'un achat bidon aux USA. Mais il semble qu'une partie du journalisme économique veuille absolument casser du T. Breton, et une autre partie ne veut surtout pas qu'on pointe le moment charnière mais préfère diluer.