Tout d’abord, après avoir lu l’article, je me suis dit : OMG ! Les recruteurs vont devoir travailler ! Non mais allo quoi !
... et puis ça m’a trotté dans la tête ...
Alors reprenons dans l’ordre :
L’IA générative a bouleversé le marché de l’emploi, notamment avec des changements majeurs dans le processus de postulation aux offres d’emploi et le processus d’embauche. La technologie permet désormais aux demandeurs d’emploi de générer rapidement des CV et des lettres de motivation afin de postuler en masse à des postes.
OK, bon alors jusque là de nouveaux outils pour postuler et gagner du temps et en visibilité. Rien d’affolant.
Ce que j’en retiens c’est qu’avant (de mon temps) il fallait utiliser les fonction de mailing du traitement de texte, maintenant c’est une IA. OK changement d’outil, pas de révolution.
Il existe également des outils d’IA pour les recruteurs. Ces outils viennent s’ajouter aux outils qui visent à automatiser le processus de recrutements, ce qui amène certains travailleurs à se demander si c’est une personne ou un robot qui consulte leur CV.
Là aussi rien de neuf sous le soleil. Les outils pour automatiser le recrutement (base de CV, requêtage, etc.) existaient déjà. L’IA s’ajoute simplement au reste.
Et j’aurais envie de dire : IA côté postulant, IA côté recruteur 1 - 1 balle au centre.
La seule chose qui me chagrine c’est le :
Ce qui amène certains travailleurs à se demander si c’est une personne ou un robot qui consulte leur CV.
En fait cela aussi n’a pas changé : le mail impersonnel (voire bourré de fautes) en réponse à la candidature ne date pas de l’apparition des IA. J’aurais même tendance à penser qu’elles vont peut-être améliorer les choses en personnalisant un peu les réponses. En tout cas ce serait une bonne piste d’amélioration :-)
Jusque là rien à signaler ! Les recruteurs fainéants ou qui utilisaient mal leur outils sont rendus au même point : une masse de CV à trier.
Ensuite :
Certains demandeurs d’emploi utiliseraient même l’IA pour répondre aux tâches d’évaluation complexes lors des processus d’embauche.
Avec un exemple :
Par exemple, Wired rapporte que 3 000 personnes ont postulé cette année à un poste vacant en science des données au sein d’une entreprise américaine spécialisée dans les technologies de la santé.
Alors déjà, moi, ça me fait tiquer : 3 000 réponses ?! Pour un seul poste ? Sans déconner ? Ça ne fait pas un peu beaucoup ?
Je serais quand-même curieux de voir l’annonce de départ pour avoir autant de candidats qui se disent : « Whaou ! Ce poste il est fait pour moi ! Je rentre pile poil dedans. »
J’émettrais plus l’hypothèse que l’annonce était tellement vague et mal définie que les candidats se sont plutôt dis : « Ouais bof, sur un malentendu ça peut passer. »
Et là non plus rien de neuf sous le soleil ...
Ensuite on passe à l’espionnage et à la lutte contre les méchants chinois (ok, c’est pas dit mais c’est cousu de fil blanc). Là c’est un autre problème et je ne suis pas certain que ce soit non plus nouveau. La différences c’est qu’aujourd’hui avec les postes en distanciel il n’est plus nécessaire d’envoyer des gens dans les entreprises. C’est encore une adaptation au marché et aux outils.
Faire peser ça sur les agences de recrutement je ne sais pas trop quoi en penser. D’un côté je me mets à la place de l’entreprise et je me dis que je paye pour un service et donc qu’après tout c’est à mon fournisseur de s’équiper pour faire face. Du côté de l’agence, faire des enquête sur les candidats dépasse peut-être un peu la mission de recrutement ? Mais après tout, là aussi, les agences qui veulent se démarquer doivent bien se mettre au goût du jour et des besoins de leur clients.
La fin est un peu meilleure avec les points de vue de Trey Causey et Sim Bhatia qui nuancent un peu le tout.
En résumé : rien de neuf sous le soleil. Oui le recrutement c’est un (vrai) métier ! Si vous voulez le faire correctement il va falloir cravacher et décortiquer autant les besoins de votre client que les CV des candidats. Certes les outils vont vous aider mais ce ne sera pas suffisant.
Tempest in a teapot ! comme diraient nos amis outre Atlantique.
# Tempête dans un verre d’eau ...
Posté par Pierre Téchoueyres . En réponse au lien Des recruteurs contraints de se passer des IAs pour sélectionner des candidats 🤖. Évalué à 10.
Tout d’abord, après avoir lu l’article, je me suis dit : OMG ! Les recruteurs vont devoir travailler ! Non mais allo quoi !
... et puis ça m’a trotté dans la tête ...
Alors reprenons dans l’ordre :
OK, bon alors jusque là de nouveaux outils pour postuler et gagner du temps et en visibilité. Rien d’affolant.
Ce que j’en retiens c’est qu’avant (de mon temps) il fallait utiliser les fonction de mailing du traitement de texte, maintenant c’est une IA. OK changement d’outil, pas de révolution.
Là aussi rien de neuf sous le soleil. Les outils pour automatiser le recrutement (base de CV, requêtage, etc.) existaient déjà. L’IA s’ajoute simplement au reste.
Et j’aurais envie de dire : IA côté postulant, IA côté recruteur 1 - 1 balle au centre.
La seule chose qui me chagrine c’est le :
En fait cela aussi n’a pas changé : le mail impersonnel (voire bourré de fautes) en réponse à la candidature ne date pas de l’apparition des IA. J’aurais même tendance à penser qu’elles vont peut-être améliorer les choses en personnalisant un peu les réponses. En tout cas ce serait une bonne piste d’amélioration :-)
Jusque là rien à signaler ! Les recruteurs fainéants ou qui utilisaient mal leur outils sont rendus au même point : une masse de CV à trier.
Ensuite :
Avec un exemple :
Alors déjà, moi, ça me fait tiquer : 3 000 réponses ?! Pour un seul poste ? Sans déconner ? Ça ne fait pas un peu beaucoup ?
Je serais quand-même curieux de voir l’annonce de départ pour avoir autant de candidats qui se disent : « Whaou ! Ce poste il est fait pour moi ! Je rentre pile poil dedans. »
J’émettrais plus l’hypothèse que l’annonce était tellement vague et mal définie que les candidats se sont plutôt dis : « Ouais bof, sur un malentendu ça peut passer. »
Et là non plus rien de neuf sous le soleil ...
Ensuite on passe à l’espionnage et à la lutte contre les méchants chinois (ok, c’est pas dit mais c’est cousu de fil blanc). Là c’est un autre problème et je ne suis pas certain que ce soit non plus nouveau. La différences c’est qu’aujourd’hui avec les postes en distanciel il n’est plus nécessaire d’envoyer des gens dans les entreprises. C’est encore une adaptation au marché et aux outils.
Faire peser ça sur les agences de recrutement je ne sais pas trop quoi en penser. D’un côté je me mets à la place de l’entreprise et je me dis que je paye pour un service et donc qu’après tout c’est à mon fournisseur de s’équiper pour faire face. Du côté de l’agence, faire des enquête sur les candidats dépasse peut-être un peu la mission de recrutement ? Mais après tout, là aussi, les agences qui veulent se démarquer doivent bien se mettre au goût du jour et des besoins de leur clients.
La fin est un peu meilleure avec les points de vue de Trey Causey et Sim Bhatia qui nuancent un peu le tout.
En résumé : rien de neuf sous le soleil. Oui le recrutement c’est un (vrai) métier ! Si vous voulez le faire correctement il va falloir cravacher et décortiquer autant les besoins de votre client que les CV des candidats. Certes les outils vont vous aider mais ce ne sera pas suffisant.
Tempest in a teapot ! comme diraient nos amis outre Atlantique.