C'est un coup à ce que les non-conducteurs se retrouvent à payer pour les dégâts causés par les conducteurs, ça. Et il faut aussi penser aux petits rouleurs, et ainsi de suite : un assureur monopolistique a peu de chance de faire beaucoup de contrats à la carte.
Mais surtout, je ne vois absolument pas le rapport entre, d'une part, le fait de passer d'une situation de concurrence à un monopole de droit, et d'autre part, d'interdire les abus de surveillance. Ce sont deux sujets totalement indépendants.
Ça me rappelle l'histoire de l'ouverture à la concurrence des chèques vacance. L'argument pour, c'était : la concurrence va stimuler l'amélioration de l'offre, par exemple inciter l'ANCV, ainsi que ses futurs concurrents, à passer à la dématérialisation. Et l'argument contre, c'était : l'ANCV finance les vacances des gens qui, sinon n'auraient pas les moyens de d'en prendre. Sauf que c'était complètement bidon, comme argument : que les concurrents financent les vacances des pauvres, c'est facile, il suffit de les obliger à le faire. L'ANCV y arrive, ses concurrents peuvent aussi le faire. Résultat, par pure volonté politique, on a eu l'ouverture à la concurrence, la dématérialisation, et, autant que je sache, pas de contribution aux vacances sociales par les nouveaux entrants.
[^] # Re: Sécurité sociale automobile ?
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Quand votre voiture vous espionne... et vous le fait payer. Évalué à 3. Dernière modification le 25 avril 2024 à 13:25.
C'est un coup à ce que les non-conducteurs se retrouvent à payer pour les dégâts causés par les conducteurs, ça. Et il faut aussi penser aux petits rouleurs, et ainsi de suite : un assureur monopolistique a peu de chance de faire beaucoup de contrats à la carte.
Mais surtout, je ne vois absolument pas le rapport entre, d'une part, le fait de passer d'une situation de concurrence à un monopole de droit, et d'autre part, d'interdire les abus de surveillance. Ce sont deux sujets totalement indépendants.
Ça me rappelle l'histoire de l'ouverture à la concurrence des chèques vacance. L'argument pour, c'était : la concurrence va stimuler l'amélioration de l'offre, par exemple inciter l'ANCV, ainsi que ses futurs concurrents, à passer à la dématérialisation. Et l'argument contre, c'était : l'ANCV finance les vacances des gens qui, sinon n'auraient pas les moyens de d'en prendre. Sauf que c'était complètement bidon, comme argument : que les concurrents financent les vacances des pauvres, c'est facile, il suffit de les obliger à le faire. L'ANCV y arrive, ses concurrents peuvent aussi le faire. Résultat, par pure volonté politique, on a eu l'ouverture à la concurrence, la dématérialisation, et, autant que je sache, pas de contribution aux vacances sociales par les nouveaux entrants.