faire en sorte que les équipes soient autant efficace, comme pour les hopitaux (qui n'ont eu le choix, pikebu corbeil-essonnes), de basculer de l'informatique au papier-crayon, ne doit pas être un effort considérable !
C'est troublant de naïveté quand même.
C'est évidemment un effort considérable pour certaines structures comme un hôpital de fonctionner sans outil informatique. Le papier / crayon ça dépanne mais cela ne peut pas remplacer toute l'infrastructure qui a été déployée.
Pour être un patient dans un hôpital qui commence à voir le bout du tunnel d'une cyberattaque qui a eu lieu il y a un an, on voit tout ce que cela implique. Déjà on réalise que entre le début de l'attaque et le retour à une vie normale cela nécessite beaucoup de temps. 1 an, c'est long. Tu crois que les hôpitaux peuvent pendant un an stocker temporairement des bouts de dossiers pour renumériser un an après tout ce qui a été fait entre temps ? Ils ont déjà un sous effectif chronique en temps normal.
Cela complique beaucoup de choses dans un hôpital :
Certains examens ne sont plus possibles ou très limités : scanners, IRM, analyses médicaux car ils sont liés à des ordinateurs. Ces examens ont des délais plus longs, pour les patients des structures de soins non attaquées ils subissent aussi des retards car il y a plus de patients à gérer avec moins de matériel qui est souvent peu disponible ;
Tes équipes sont formées pour fonctionner d'une certaine manière et du jour au lendemain il faut tout changer. Certes cela doit être planifié mais même avec une préparation cela reste une épreuve car les équipes sont déjà sous l'eau sans ça. Et globalement le papier / crayon fonctionnait bien avec moins de patients et plus de praticiens qu'aujourd'hui, est-ce que cela passe à l'échelle ?
La communication avec l'extérieur est bien plus difficile, le médecin n'a plus accès au dossier global du patient, n'a pas les résultats de ses confrères en dehors de l'hôpital sauf si on demande un envoie par courrier postal, n'a plus accès au dossier interne du patient par ailleurs donc des données utiles doivent être retrouvées de mémoire ou avec l'aide du patient s'il a une copie et qu'il l'amène au rendez-vous ;
Toute la facturation est au fraise, ce qui entraine des retards, des factures en double ou des mauvais remboursements par les mutuelles que le patient doit gérer derrière aussi. Je suppose que côté fournisseur ça doit être rigolo aussi ;
Plus d'ordonnance électronique, ni d'ordinateur pour rédiger le compte rendu, la consultation est donc plus longue pour le même résultat...
Bref, je pense que oui certaines structures doivent avoir un plan B au cas où pour ce genre de choses. On a la preuve que cela peut servir. Mais cela reste malgré tout un service qui sera forcément dégradé. Si l'informatique n'apportait rien dans ces structures, autant s'en passer au départ. Et perso j'ai bien vu les conséquences d'une telle attaque ce qui montre que même préparée, les conséquences seront là malgré tout et cela n'est pas très agréable ni pour le personnel, ni pour les patients et j'imagine ni pour les tierces parties impliquées comme les hôpitaux non attaqués qui doivent gérer certains patients en plus. Et l'impact dure longtemps.
[^] # Re: waouch.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Une petite ville française paralysée par une cyberattaque qui prive les habitants de leurs services . Évalué à 10.
C'est troublant de naïveté quand même.
C'est évidemment un effort considérable pour certaines structures comme un hôpital de fonctionner sans outil informatique. Le papier / crayon ça dépanne mais cela ne peut pas remplacer toute l'infrastructure qui a été déployée.
Pour être un patient dans un hôpital qui commence à voir le bout du tunnel d'une cyberattaque qui a eu lieu il y a un an, on voit tout ce que cela implique. Déjà on réalise que entre le début de l'attaque et le retour à une vie normale cela nécessite beaucoup de temps. 1 an, c'est long. Tu crois que les hôpitaux peuvent pendant un an stocker temporairement des bouts de dossiers pour renumériser un an après tout ce qui a été fait entre temps ? Ils ont déjà un sous effectif chronique en temps normal.
Cela complique beaucoup de choses dans un hôpital :
Bref, je pense que oui certaines structures doivent avoir un plan B au cas où pour ce genre de choses. On a la preuve que cela peut servir. Mais cela reste malgré tout un service qui sera forcément dégradé. Si l'informatique n'apportait rien dans ces structures, autant s'en passer au départ. Et perso j'ai bien vu les conséquences d'une telle attaque ce qui montre que même préparée, les conséquences seront là malgré tout et cela n'est pas très agréable ni pour le personnel, ni pour les patients et j'imagine ni pour les tierces parties impliquées comme les hôpitaux non attaqués qui doivent gérer certains patients en plus. Et l'impact dure longtemps.