IPv6 résout énormément de problèmes et est techniquement meilleur, il n’y a aucun doute là dessus. D’ailleurs, les problèmes relevés dans ce journal ne se poseraient pas en IPv6 seul correctement déployé. Toutes les machines peuvent avoir une IP globale, donc un enregistrement DNS, et la box n’a plus qu’à faire pare-feu. Et pour un non-informaticien comme moi, IPv6 est bien plus lisible que IPv4 !
Les problèmes (réels) que pose IPv6, c’est que les opérateurs de réseaux travaillent comme des sagouins et sont attachés à leur infrastructure historique en IPv4, donc qu’il faut, même avec un IPv6 fonctionnel, continuer à maintenir des NAT, des DNS locaux et autres ignominies qu’impose IPv4, ce qui limite drastiquement les simplifications que pourrait offrir IPv6. On peut ajouter à ça des pratiques héritées d‘IPv4 comme l’adresse « stable » mais pas fixe citée dans le journal, qui ne font que mettre des barrières arbitraires au bon fonctionnement d’IPv6, pour la seule raison que les opérateurs s’en foutent et se satisfont de mettre tous leurs clients derrière un NAT et une poignées d’IPv4 partagées par tout le monde. Et malheureusement, tant que les clients s’en satisfont aussi, même quand il y aura 1000 fois plus de machines que d’adresses IPv4 sur le réseau, le réseau IPv4 survivra pourvu que Facebook et Google aient une IPv4 publique.
Le côté « IPv6 n’a pas d’avantage concret avec des brouzoufs à la clé » est bien une vision occidentale où l’on ressent moins le manque d’IPv4. Ce n’est pas pour l’élégance technophile que l‘Inde développe son adoption. En France, on a de la chance que l’ARCEP pousse un peu les opérateurs qui se trouvent forcés d’être parmi les moins mauvais élèves, mais ça ne met pas la barre très haut.
Donc pour reprendre ta phrase dans les désordre « IPV6 [aurait dû] gagner[ car] il réso[ut] un vrai problème pour la masse des personnes[...]. On en est loin, très loin [car] il [est] intégré de manière [lamentable] et totalement [opaque par des acteurs du réseau qui abusent de leur poids historique] ».
[^] # Re: Si seul IPv6 existait...
Posté par jyes . En réponse au journal IPv6, cela en valait-il la peine ?. Évalué à 10. Dernière modification le 18 avril 2024 à 10:19.
IPv6 résout énormément de problèmes et est techniquement meilleur, il n’y a aucun doute là dessus. D’ailleurs, les problèmes relevés dans ce journal ne se poseraient pas en IPv6 seul correctement déployé. Toutes les machines peuvent avoir une IP globale, donc un enregistrement DNS, et la box n’a plus qu’à faire pare-feu. Et pour un non-informaticien comme moi, IPv6 est bien plus lisible que IPv4 !
Les problèmes (réels) que pose IPv6, c’est que les opérateurs de réseaux travaillent comme des sagouins et sont attachés à leur infrastructure historique en IPv4, donc qu’il faut, même avec un IPv6 fonctionnel, continuer à maintenir des NAT, des DNS locaux et autres ignominies qu’impose IPv4, ce qui limite drastiquement les simplifications que pourrait offrir IPv6. On peut ajouter à ça des pratiques héritées d‘IPv4 comme l’adresse « stable » mais pas fixe citée dans le journal, qui ne font que mettre des barrières arbitraires au bon fonctionnement d’IPv6, pour la seule raison que les opérateurs s’en foutent et se satisfont de mettre tous leurs clients derrière un NAT et une poignées d’IPv4 partagées par tout le monde. Et malheureusement, tant que les clients s’en satisfont aussi, même quand il y aura 1000 fois plus de machines que d’adresses IPv4 sur le réseau, le réseau IPv4 survivra pourvu que Facebook et Google aient une IPv4 publique.
Le côté « IPv6 n’a pas d’avantage concret avec des brouzoufs à la clé » est bien une vision occidentale où l’on ressent moins le manque d’IPv4. Ce n’est pas pour l’élégance technophile que l‘Inde développe son adoption. En France, on a de la chance que l’ARCEP pousse un peu les opérateurs qui se trouvent forcés d’être parmi les moins mauvais élèves, mais ça ne met pas la barre très haut.
Donc pour reprendre ta phrase dans les désordre « IPV6 [aurait dû] gagner[ car] il réso[ut] un vrai problème pour la masse des personnes[...]. On en est loin, très loin [car] il [est] intégré de manière [lamentable] et totalement [opaque par des acteurs du réseau qui abusent de leur poids historique] ».