• [^] # Re: To hack

    Posté par . En réponse au journal [PHS] Les hackers de la peinture du dix-neuvième. Évalué à 3.

    Ça a en effet semble-t-il toujours été l’essence même de la démarche artistique que d’innover, je dirais : de surprendre. De montrer aux gens ce qu’ils n’ont jamais vu. De faire ce que personne n’a jamais fait.

    Cela me semble hautement exagéré, sinon très faux. L'histoire de l'art regorge de tensions entre partisans de la nouveauté et défenseurs de la manière ancienne. Et si cela montre une chose... c'est qu'il y a des partisans de la nouveautés, et des défenseurs de la manière ancienne. Et c'est précisément une des ces anecdotes qui est contée dans ce journal. On peut aussi citer la bataille d'Hernani, la défense de l'ars antiqua face à l'ars nova par Jacques de Lièges, les différents drames du concours de Rome (citons Saint-Saëns et Ravel), la querelle des anciens et des modernes et bien d'autres encore. Je n'ai pris que des exemples occidentaux, mais le reste du monde n'est pas épargné par ces phénomènes.

    Il y a toujours eu des artistes qui ne cherchaient pas la nouveauté, l'innovation ni la surprise, et ont préféré se conformer à des formats pré-existant. Cela ne diminue pas leur position d'artistes, et n'enlève rien à la réalité de leurs démarches artistiques. Alors oui, parfois le temps fait qu'on se souvient mieux de ceux qui ont innové, mais ça ne change rien à la réalité.

    L'art est un domaine complexe et pluriel, son histoire est parallèle à celle d'à peu près toute l'humanité. Les pratiques et les démarches artistiques échappent assez joyeusement à toute tentative de généralisation.